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L'âge d'or d'Hollywood au Cinéma - Histoire des Arts Bac L

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  • Ce document est un résumé complet du cours d'Histoire de l'Art du Bac Littéraire sur le thème sur Cinéma. Plus précisément, il s'agit d'un résumé du cours sur l'âge d'or d'Hollywood au Cinéma. Si vous êtes en Terminale L est que vous suivez les cours d'Histoire des Arts, cette fiche pourra vraiment pour servir pour réviser cette épreuve du baccalauréat.

     

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    Introduction - L'âge d'or d'Hollywood au Cinéma

     

    Aux débuts des années 1910 la Motion Picture Patents Company de Thomas Edison a la main mise sur la production cinématographique américaine. En réaction à ce monopole, quelques producteurs et cinéastes vont alors s'installer dans la banlieue de Los Angeles, à Hollywood.


    Par le fait d'un climat clément, de vastes décors naturels, et d'une fiscalité peu onéreuse, ils y trouvent les conditions idoines à l'instauration de compagnies qui puissent rivaliser avec celle d'Edison. Des majors telles que la Metro Goldwyn Mayer, la Warner Bros, la Twentieth Century Fox, la Paramount, ou encore la RKO vont ainsi voir le jour. Les décennies suivantes voient la mise en place d'une véritable industrie du divertissement, dont l'apogée se situe autour des années 30 et 40.


    Nous nous proposons ici d'analyser succinctement les raisons du succès de ce qu'il convient d'appeler l'âge d'or du cinéma hollywoodien.

     

     

     

    I. La stratégie commerciale du système hollywoodien

     

    Maisons de production, studios, équipes de tournage affiliées de façon permanente, réseaux de salles de projections, l'industrie du cinéma hollywoodien, pensée sur le modèle économique de l'intégration verticale, contrôle toute la chaîne de production et d'exploitation de ses œuvres.
    Entre idéologie d'un art de masse, apologie du vedettariat, et propension aux innovations technologiques, elle va s'employer à appliquer une véritable stratégie commerciale à la sphère cinématographique.

     

     

    1.1 Un cinéma consensuel

     

    Le code Hays est un cas singulier d'autocensure. En 1934, les majors hollywoodiennes consentent à appliquer à leurs œuvres diverses règles de mises en scène qui soient en accord avec les valeurs de l'Amérique puritaine.
    Ainsi seront par exemple proscrites les scènes trop violentes, de même que celles au caractère sexuel trop prononcé. Devront être mises en avant les valeurs de la famille, du mariage ou encore du travail. Un soin tout particulier devra être apporté aux représentations des gens d'églises, des personnages historiques, ou encore des représentants des institutions américaines.

     

    On notera également que toute mise en scène de personnages de criminels devra être réalisée de manière à ne pas susciter l'empathie. Le code Hays est pleinement représentatif d'un cinéma qui se veut consensuel; rien ne doit venir nuire à la rentabilité financière de l'industrie cinématographique.

     

     

    1.2 Le star system

     

    Devant le relatif manque d'originalité de ses scénarios, Hollywood va faire du star system le fondement de sa réussite.
    Avec le star system il s'agit, autour de modèles fantasmatiques d'hommes et de femmes, de vendre du rêve, du mythique aux amateurs de cinéma. Jeune, belle, élégante et charismatique, la star semble inaccessible et mystérieuse. Hollywood va mettre en place toute une stratégie commerciale autour de ses jeunes premiers.
    Sur les plateaux de tournages, maquillages, costumes, effets de lumière, jeux de poses, cadrages, montages et autre décors, sont pensés en vue de magnifier le corps et le visage de l'acteur.

     

    Les scénarios délivrent des personnages héroïques, pleins de bravoure et porteurs d'une certaine éthique. Pour ce qui est de la conduite de leur vie publique et privée, les stars sont entourées d'agents et autres chargés de relations publiques. Les studios prévoient même des clauses de moralité sur les contrats de leurs vedettes.
    De Gary Cooper à Henri Fonda en passant par Humphrey Bogart; de Greta Garbo à Ingrid Bergman en passant par Rita Hayworth, Hollywood va construire son âge d'or sur la notoriété de ses stars.

     

     

    1.3 Des innovations technologiques

     

    Alors que le cinéma muet est encensé de toutes parts, Hollywood va tenter le pari gagnant du parlant. 1927, Le Chanteur de Jazz conquit un large public avec l'introduction, pour la première fois dans un long-métrage, de plusieurs scènes chantées ou dialoguées enregistrées en son synchronisé. Du fait d'un réaménagement couteux des salles de cinéma, le parlant mit quelques années à s'imposer sur la scène nationale et internationale. Mais dans le courant des années trente la réalisation d'un film muet ne sera plus qu'une exception due à un parti pris esthétique.

     

    Le succès des innovations technologiques en matière de film couleur fut quant à lui plus mitigé. C'est en 1935, avec Becky Sharp de Rouben Mamoulian et Lowell Sherman que le grand public découvre le technicolor trichrome. La technique permet, en prise de vue réelle, d'obtenir une large palette de couleurs à partir des trois couleurs primaires, et remplace ainsi les procédés de colorisation. Le rendu final ne convainc pas immédiatement le spectateur. Un peu plus tard, Une étoile est née (1937) de William Wellman, Le magicien d'Oz (1939), ou encore Autant en emporte le vent (1939) tous deux réalisés par Victor Fleming, rencontrent eux un énorme succès au box-office. Mais il faudra attendre les années 60, une amélioration du procédé technique, et une baisse du coût de production pour que l'usage du film couleur soit généralisé.

     

     

     

     

    II. L'âge d'or : des cinéastes de talent

     

    On ne saurait résumer l'âge d'or du cinéma hollywoodien aux seules stratégies commerciales des majors américaines. Au sein de ce cinéma consensuel quelques réalisateurs ont su se démarquer.

     

     

    2.1 Charlie Chaplin

     

    Le maître du cinéma burlesque à l'époque du muet s'est montré quelque peu réticent à faire parler ses films. Toutefois un film tel que Le Dictateur (1940) a su à merveille allier le mime à la parole. On se souviendra de cette scène ou Chaplin, grimé en Hitler, prononce un discours qui confine les paroles du chef nazi à de vulgaires borborygmes d'un nain gesticulant. On se souviendra aussi de la scène finale du film, pendant de la scène d'Hilter discourant, où Chaplin, le regard franc et digne, la voix claire, face caméra, fait résonner son discours pacificateur.

     

     

    2.2 John Ford

     

    La longue carrière de Ford a connu une envolée considérable à l'époque de l'âge d'or du cinéma hollywoodien. Si l'on a tendance à cantonner son œuvre au genre du western auquel il redonna ses lettres de noblesses, a travers notamment un film comme La chevauchée fantastique (1938), John Ford a aussi su faire montre d'un éclectisme certain. Ainsi, avec Le mouchard (1935), le maître des grands espaces californiens se confine en studios pour un récit intimiste sur le militantisme de l'Irlande des années 20. Vers sa destiné (1939), œuvre biographique sur Abraham Lincoln, ou encore Les raisins de la colère (1940), récit sur la crise de 1929, adapté du roman de John Steinbeck, finissent de prouver la qualité d'auteur complet de Ford.

     

     

    2.3 Howard Hawkes

     

    A travers des genres comme le film de gangster (Scarface en 1932), le polar (Le grand sommeil en 1946), ou plus surprenant la screwball comedy et son humour corrosif (L'impossible Monsieur Bébé en 1938), Hawkes s'est plu à sonder une âme humaine dépouillée de tout artifice. Chez lui pas de place au lyrisme outrancier. Le caractère parfois cru de son œuvre (spécialement dans Scarface) lui valut d'ailleurs quelques ennuies avec la censure.

     

     

    2.4 Franck Capra

     

    Capra peut à certains égards apparaître comme le garant d'un cinéma consensuel répondant aux injonctions du code Hays. Pourtant sous le voile de candeur qui parcoure son œuvre réside une certaine critique de l'Amérique puritaine. Par la voie d'un humour subtil et parfois corrosif, il se plait ainsi à brocarder certaines institutions et stéréotypes moraux. Dans cette perspective, L'extravagant Mr Deeds (1936), ou encore Arsenic et vielles dentelles (1944), comptent parmi les chefs-d'œuvre du cinéma.

     

     

    2.5 Orson Welles

     

    L'œuvre majeure du cinéma de Welles à l'âge d'or du cinéma hollywoodien demeure Citizen Kane (1941). Ce premier long-métrage va apporter de nombreuses innovations de mise en scène cinématographique. Un récit morcelé et parcellaire, un narrateur omniscient qui finit par faire corps avec la caméra, l'usage du flashback comme figure principale de la narration, une profondeur de champ et l'utilisation de cadre dans le cadre qui proposent un véritable montage dans le plan, soit autant d'inédits essais esthétiques.

     

     

     

    Conclusion

     

    Les années 40-50 verront bien l'émergence d'acteurs tels que Marlon Brando, Marylin Monroe, James Dean, la confirmation du talent de Welles et d'autres, ainsi que l'apogée du cinéma d'Alfred Hitchcock, mais divers facteurs provoquerons un sérieux ralentissement de l'activité de l'industrie hollywoodienne.
    Parmi ces facteurs citons, les procès que lui intenterons le gouvernement américain pour cause de loi antitrust, l'avènement de la télévision, et surtout le maccarthysme qui provoqua l'exil de nombreux artistes accusés d'être des sympathisants communistes.

     

     

     

     

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