Correction Français - Bac L 2015 Liban

Correction Français - Bac L 2015 Liban

Notre professeur vous propose un corrigé de l'épreuve anticipée de Français du Bac L 2015 du Liban.
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L'objet d'étude était Les réécritures du XVIIème siècle à nos jours, et vous deviez traiter la question de corpus, ainsi qu'un des 3 sujets suivants au choix : le commentaire de texte de Yannis Ritstos, la dissertation qui vous demandait "Pourquoi, d'après vous, la réécriture d'une oeuvre dépasse-t-elle largement la traduction de cette oeuvre ?" et l'écriture d'invention.

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Correction Français - Bac L 2015 Liban

Le contenu du document


OBJET D’ETUDE : LES REECRITURES, DU XVIIEME SIECLE JUSQU’A NOS JOURS

QUESTION DE CORPUS

Comment la relation entre Antigone et Ismène évolue-t-elle d’un texte à l’autre dans ce corpus ?


Les trois textes présentent des réécritures du récit antique d'Antigone, dont les frères Etéocle et Polynice se sont entre-tués à cause de la malédiction des Labdacides, pour le trône de Thèbes. Créon a interdit d'ensevelir le corps de Polynice mais Antigone a décidé d'enterrer son frère malgré tout, risquant la mort. 

Les textes la mettent en relation avec sa sœur Ismène qui la soutient, comme dans le texte de Bauchau ou bien, au contraire, s'oppose à elle dans sa décision, comme les textes de Cocteau et de Rítsos.

Les trois textes montrent également trois genres différents : le texte de Cocteau est un extrait de théâtre ; celui de Rítsos est présenté sous la forme d'un long poème où seul le point de vue d'Ismène est abordé ; le dernier texte, de Bauchau, est un récit à la première personne, écrit du point de vue d'Antigone. 

Les textes de Cocteau et de Bauchau se placent avant les faits : Antigone envisage d'enterrer son frère, mais ne l'a pas encore fait, alors que le texte de Rítsos se place longtemps après : Ismène, devenue vieille, se remémore sa sœur.

On trouve une progression entre le texte de Cocteau et celui de Rítsos, dans l’opposition entre Antigone et sa sœur.

Dans le texte de Cocteau, Antigone est résolue. Ismène a peur pour sa sœur. « Antigone ! Antigone ! » Elle ne se sent pas capable de braver l'interdit comme Antigone : « Imagine, nous deux, toutes seules, la fin sinistre qui nous attend si nous bravons nos maîtres. (…) Ceux qui commandent sont plus forts que nous. Que Polynice m’excuse, mais je cède. J’obéirai au pouvoir », « je tremble pour toi. » Antigone le lui reproche : « Trouve des prétextes. Moi je vais entasser une espèce de tombeau », « Pense à toi-même. »

Le texte de Rítsos va beaucoup plus loin dans le reproche à sa sœur qui est morte en héroïne. Elle pense que sa sœur était animée par la peur et l'arrogance : « Ceux que la peur retient toujours n’ont pas la force (ma sœur par exemple) de s’incliner, »

Elle a provoqué la mort, « au nom d’une grandeur d’âme insolente et trompeuse, en faisant de la peur qu’elle avait d’elle-même et de vivre un héroïsme, en déguisant sa propre mort, inéluctable, en une immortalité facile »

« elle qu’un rien faisait se mettre en colère tant elle avait peur, elle toujours terrorisée »

« sa sombre arrogance brandissant son regard maussade au-dessus de notre insouciance ».

 

Enfin, le texte de Bauchau prend le contrepoint des deux autres : on retrouve deux sœurs soudées par l'amour fraternel : « Elle crie de joie, elle me saisit dans ses bras pleins de force », « Je la serre dans mes bras »

Ismène est aux côtés d'Antigone et la soutient, elle veut agir avec elle : « Alors il devra me tuer aussi ! »

Les trois textes mettent en exergue les sentiments des deux sœurs, sous un nouveau jour. Ismène prend ici une place plus importante que dans le mythe original.


TRAVAUX D’ÉCRITURE

COMMENTAIRE : VOUS COMMENTEREZ LE TEXTE B (YANNIS RITSOS)

La version grecque mais moderne du mythe d’Antigone écrite par Rítsos détonne sur plusieurs points : tout d’abord, c’est le personnage d’Ismène et non d’Antigone qui est à l’honneur. Ensuite, il s’agit d’une reprise sous la forme d’un poème, écrit comme un long monologue. Enfin, il ne présente pas les événements que l’on connaît, à savoir, l’ensevelissement du corps de Polynice, mais il se situe beaucoup plus tard, alors qu’Ismène est déjà vieille et se prépare à mourir. Elle revient sur sa vie et fait le point sur le comportement de sa sœur.


I. Le mythe d’Antigone revisité

1. Les origines du mythe 

On connaît bien le mythe d’Antigone, qui décida d’enterrer son frère, malgré l’interdiction de Créon. 

« Sa seule idée, 

c’était mourir. Et maintenant je dis : sachant 

qu’il n’y avait pas moyen de l’empêcher »

Elle a été élevée au rang d’héroïne tragique :

« S’ils ont tant célébré sa gloire » 


2. L’originalité de la version de Rítsos

Mais Rítsos a voulu nous montrer une autre version, en nous présentant la tragédie de Sophocle du point de vue d’Ismène. Le mythe prend alors une nouvelle dimension.

L’intérêt de cette version, écrite sous forme poétique, c’est que le mythe d’Antigone est revu sous un autre angle, celui d’une vie quotidienne plus ordinaire.

« elle qu’un rien faisait se mettre en colère »

« Toujours blottie dans un coin 

comme si elle n’avait rien voulu perdre, repliée sur elle-même 

les mains plongées dans ses manches, 

le dos collé au mur, les sourcils froncés, »

« Jamais elle ne porta de bijoux. Même sa bague de fiançailles, 

elle l’avait enfouie dans un coffre, »

Des éléments qui en disent long sur son caractère.


II. Ismène au centre du poème : Antigone désavouée

1. Ismène

Ismène n’est pas une grande héroïne. Elle n’a pas un destin incroyable. Elle est la dernière survivante de la famille des Labdacides détruite par une folie guerrière qu’Ismène dénonce.

Ismène ne s’est pas sacrifiée comme Antigone pour s’opposer aux lois violentes des hommes. Elle a décidé de vivre et de renoncer à cette folie meurtrière.

« J’avais pitié d’elle, c’est vrai. Pour un peu, elle m’aurait fait du mal 

à moi aussi. »


2. Antigone vue par Ismène : le procès et la condamnation

Quand Ismène parle de sa sœur, elle donne la vision qu’elle avait d’elle, plus fragile que forte.

« Mais ma sœur croyait tout régler avec ses il faut et ses il ne faut pas »

Elle apparaît donneuse de leçon.

 « Si elle avait vécu, oh sûrement, 

ils l’auraient haïe. »

Ismène désavoue l’acte de sa sœur.

« plutôt que d’accepter la mort 

(…) elle préféra 

aller à sa rencontre, la provoquer même, au nom 

d’une grandeur d’âme insolente et trompeuse, en faisant de la peur 

qu’elle avait d’elle-même et de vivre un héroïsme, en déguisant 

sa propre mort, inéluctable, en une immortalité facile, 

oui, oui, facile, malgré tout son aveuglant éclat. »


On note l’abondance d’adjectifs qualificatifs pour décrire Antigone : Ismène dénonce et condamne l’acte de sa sœur, comme une faiblesse et non un acte héroïque.

Antigone est vue comme une peureuse : 

« rien faisait se mettre en colère tant elle avait peur, elle toujours terrorisée 

devant la nourriture, devant la lumière, devant les couleurs, 

devant l’eau fraîche et nue ? »

On note l’accumulation « devant… » avec la liste de noms pourtant anodins : le quotidien faisait peur à Antigone.


3. Antigone est un symbole de mort

Ce qui entoure Antigone, c’est le malheur : on peut relever les négations « rien », « jamais », « personne »… 

Elle l’attire et le provoque, semble même s’en délecter : « promenant 

au milieu de nos jeunes rires sa sombre arrogance, 

brandissant son regard maussade au-dessus de notre insouciance »

Tout est construit en opposition (antiphrases) avec la joie de vivre d’Ismène.

Antigone semble apporter la mort autour d’elle :

« si parfois on la voyait aider à table, apporter une assiette, une cruche, 

on aurait dit qu’elle tenait dans ses paumes une tête de mort »

Construction au conditionnel, avec le pronom indéfini « on » : Ismène formule un exemple de ce que représentait sa sœur au quotidien pour elle-même, mais aussi pour les autres.


III. Ce que dénonce Rítsos

1. Antigone symbole du terrorisme

Ce poème est un véritable procès que fait Ismène à sa sœur Antigone qui incarne ici la peur qu’engendre le terrorisme. Antigone s’avère être incapable d'un peu de légèreté ou d'oubli de soi. Elle semble égoïste.

« ma sœur croyait tout régler avec ses il faut et ses il ne faut pas »


On peut voir dans ce poème un véritable procès du terrorisme et des gens obsédés par le jugement des autres. Rítsos fait un procès du pouvoir et de son assujettissement mental ; procès aussi du culte de la personnalité.

« sachant qu’il n’y avait pas moyen de l’empêcher »

« au nom 

d’une grandeur d’âme insolente et trompeuse »

« vivre un héroïsme, en déguisant 

sa propre mort, inéluctable, en une immortalité facile »


2. Rítsos dénonce le culte de la personnalité

Rítsos l’annonce dès le début, avec une généralisation : utilisation de l’infinitif, généralisation avec le pronom « ceux ».

« Céder, je pense, 

est la mesure de la grandeur. Ceux que la peur retient toujours 

n’ont pas la force (ma sœur par exemple) de s’incliner, 

et ils restent crispés sur les cimes glacées de leur propre impuissance. »

S’ajoutent à cela, les questions d’Ismène qui dénonce ainsi leurs défauts : ils sont méprisants, dédaigneux et n’ont aucune valeur humaine.

« D’où vient leur orgueil, alors ? Où est leur vertu ? »


Conclusion

Ce poème ressemble à une longue méditation sur la vie avant la mort. Elle est à la fois lucide et touchante, ce qui fait d’Ismène un personnage universel. Celle qui a été oubliée dans le mythe originel, devient un porte-parole réhabilité.


DISSERTATION

« Ainsi j’ai voulu traduire Antigone […] mais parce que je survole1 un texte célèbre, chacun croit l’entendre pour la première fois », écrit Jean Cocteau dans le préambule de sa pièce Antigone. Pourquoi, d’après vous, la réécriture d’une œuvre dépasse-t-elle largement la traduction de cette œuvre ? 

1. Survoler signifie ici « prendre du recul » par rapport à ce texte célèbre, et non pas l’aborder superficiellement.


Introduction

Phrase d’accroche

Une œuvre est rarement créée de toute pièce. Elle est souvent le résultat, de manière plus ou moins explicite, de reprises, d’interprétations ou d’influences d’autres œuvres existantes. Son écriture se fonde généralement sur des modèles, que ce soient parmi les textes fondateurs ou des œuvres plus contemporaines.

Définition des mots-clés du sujet

« traduire », « la réécriture » : expliquer, interpréter, adapter, réinventer, commenter voire déformer ou détourner… parodier ou pasticher

La « traduction » ici est vue dans son premier sens, le plus simple, et n’indique pas de volonté de métamorphoser l’œuvre originale.

« je survole » : définition donnée, prendre du recul et donc s’en imprégner

« l’entendre pour la première fois » : redécouvrir, dans une nouvelle version, comme si l’œuvre initiale n’existait plus ou avait été oubliée 

 « dépasse » : la réécriture est donc meilleure que la version d’origine car…


Problématique

Il s’agit de reformuler la question posée dans le sujet.

Pour quelles raisons la réécriture d’une œuvre est-elle supérieure à la simple traduction de cette œuvre ?


Présentation du plan

Le plan ne sera pas dialectique : on ne peut pas répondre par oui ou non. 

Il est plutôt analytique : description de la situation donnée par la citation de Cocteau, analyse les causes puis présentation des conséquences.


I. Le travail de réécriture d’un auteur

Description de la situation donnée par la citation de Cocteau : « j’ai voulu traduire », « parce que je survole1 un texte célèbre, chacun croit l’entendre pour la première fois »


1. Travail du brouillon et améliorations par l’auteur lui-même

La première réécriture est souvent celle de l’écrivain lui-même, sur ses propres œuvres. Parce que l’auteur la considère comme incomplète, imparfaite, pas suffisamment aboutie, inachevée…

Exemples :

- Les carnets d’enquête de Zola qui prenait des notes qu’il insérait ensuite dans ses romans, pour rendre son texte plus réel. 

- Flaubert avait recours au « gueuloir » pour déclamer ses textes et trouver les imperfections. Il cherchait sans cesse l’expression juste.

- Proust avait recours aux « paperoles » : des bandes de papier collées pour les ajouts et les modifications ou rectifications. Il faut donc tout déplier pour se rendre compte du texte définitif et du travail de réécriture. 


2. Réécriture d’une œuvre par l’auteur

On peut également comparer les deux versions de l’autobiographie de Châteaubriand : celle de 1815 intitulée Mémoires de ma vie, puis celle publiée en 1848 intitulée Mémoires d’Outre-tombe, écrites avant et après son passage par la vie politique.

Exemple de Baudelaire : « La Chevelure » poème de 7 quatrains en alexandrins, a donné « Un Hémisphère dans une chevelure », poème en prose.


II. La volonté de dépasser le créateur…

1. …par pur défi de l’auteur

Pour certaines œuvres très connues, devenues des classiques, on peut comprendre que cela crée un véritable défi pour l’auteur que de tenter de la réécrire dans l’intention de la surpasser.

Exemple : Molière a emprunté le texte de Don Juan à Tirso de Molina, mais la personnalité de son héros est beaucoup plus développée.


2. …pour rendre hommage

La volonté de réécrire pour sublimer et mettre en valeur l’auteur d’origine anime parfois les auteurs.

Exemple : beaucoup d’auteurs de la Renaissance recherchent la perfection classique de l’Antiquité. La Fontaine s’inspire des fabulistes grecs et latins comme Esope et Phèdre.


3. …pour parodier et critiquer

En grec « parodos » est un auteur bouffon. Le but de la parodie est donc bien d’imiter pour se moquer et faire rire. Souvent, il s’agit de prendre un texte d’un registre soutenu pour le transposer dans un registre plus familier et comique.

Exemple : Don Quichotte de Cervantès est une parodie des romans de chevalerie.


III. Réécrire pour aller plus loin

1. Pour dénoncer et réinterpréter le monde

Même si l’auteur s’inspire de modèles antiques, il adapte et transpose son message à son époque. 

Exemple : Ismène de Rítsos (texte 2), réécriture d’Antigone, en mettant en valeur le personnage d’Ismène dans la Grèce du XXè siècle qui condamne l’acte presque « terroriste » de sa sœur.


2. Pour donner une nouvelle vision du monde

La réécriture dépasse souvent l’œuvre originale et devient une véritable création à part entière. Connaître l’œuvre originale permet alors d’agrémenter davantage la réécriture et de la mettre en valeur.

Exemple : Zola reprend le modèle de Phèdre dans La Curée, mais en donne une vision très différente de celle de Racine ou d’Euripide. Saccard a épousé Renée par intérêt. Mais celle-ci tombe amoureuse de Maxime, le fils de Saccard, et ils ont une liaison sans que cela ne dérange vraiment le père… Cependant Zola s’attache surtout à dénoncer la société sous le Second Empire, animée par le seul but du profit.


Conclusion

Résumé et réponse à la problématique.

Reprendre la citation de Cocteau par exemple : la réécriture de son texte dépasse le mythe originel car elle permet de mettre en avant la relation entre les deux sœurs.


Ouverture

L’idée est d’aller plus loin. 

On pourrait par exemple s’interroger sur d’autres types de réécritures, dans d’autres arts. Réutilisation d’œuvres classiques en peinture (La Joconde), au cinéma (le tournage et le montage sont déjà une réécriture du scénario), en musique (l’œuvre de Rítsos a été montée pour l’opéra)…


ECRITURE D’INVENTION

« Laisse-moi tranquille. Pense à toi-même. » réplique Antigone à Ismène à la fin du texte A (Jean Cocteau). Ismène restera seule en scène. Elle délibère afin de décider si elle aidera Antigone à enterrer Polynice. En vous inspirant de l’ensemble du corpus, et sans vous limiter à votre connaissance du mythe, vous imaginerez son monologue.


Il s’agit d’écrire une suite à la pièce de Cocteau, dans une scène où Ismène sera seule : c’est un monologue.

Le discours sera délibératif. Ce discours présente, de façon structurée, les différents arguments qui s'opposent dans un débat. Le but de l’énonciateur est d'influencer son destinataire. Souvent, il va proposer plusieurs solutions pour n'en retenir qu'une.

Dans votre scène de théâtre, cela permet de donner une représentation à la fois auditive et visuelle du débat d'idées. Il faudra donc que votre texte montre ce côté visuel et auditif par des didascalies par exemple.

La délibération aura la forme d'un monologue. En général, elle apparaît à un moment clé de l’intrigue. Ici, Antigone s’apprête à enterrer son frère et à désobéir, quitte à y perdre la vie. Ismène, sa sœur, doit donc faire le point sur ce problème, avant de prendre sa décision : vous pouvez évoquer son conflit intérieur (doit-elle aider sa sœur ?).

N’oubliez pas que votre monologue aura un double impact de par sa double énonciation : Ismène parle pour elle-même, mais aussi pour le spectateur qui doit se sentir suffisamment impliqué pour se sentir capable de juger la situation.

Dans votre scène, la délibération peut précéder l'action : après le dilemme d’Ismène, qui va lui permettre de mesurer les conséquences de sa décision (elle expose le pour et le contre, peut se poser beaucoup de questions) elle va devoir trancher et agir (ou pas).

Pour le lecteur / spectateur, la délibération sert à développer l'intrigue puisque l'action à suivre dépend entièrement de la réflexion et du choix du personnage.

Vous veillerez à conserver le langage assez soutenu du texte de Cocteau.


Exemple (ce n’est qu’une amorce possible) :

Vous pouvez, dans un premier temps, continuer sur la lancée d’Ismène, qui pense que sa sœur est folle. Ismène peut dénigrer sa sœur : elle trouve absurde d’aller à la mort ainsi. 

Puis dans un second temps Ismène va se radoucir : c’est sa sœur, elle a déjà perdu ses deux frères et ses parents, il ne lui reste plus de famille qu’elle. Elle peut s’interroger sur la manière d’aider Antigone, même indirectement, pour ne pas être soupçonnée ni impliquée.

Enfin, on pourrait terminer dans un troisième temps sur une décision en faveur d’Antigone : elle veut sauver sa sœur, même si elle doit y perdre la vie elle aussi.


Antigone sort.

ISMENE

Les Dieux continuent de s’acharner ! Ma sœur est devenue folle ! Elle semble de pas se rendre compte de ce qu’elle encourt ! Elle va à la mort en octroyant une sépulture à Polynice. Créon sera impitoyable avec elle. Mais comment l’en dissuader ? Elle semble si résolue, si sûre d’elle.

Mes chers frères… Pourquoi vous être entretués ? Vais-je donc finir seule, abandonnée de tous ? Qu’adviendra-t-il de moi quand Antigone aura enterré Polynice ? Que va penser Créon ? Nous sommes du même sang, de la même lignée. Dois-je tous les perdre ?

Antigone, ma chère sœur, je ne puis me résoudre à l’abandonner. Je dois trouver la force de l’aider. Les gardes font des rondes, je pourrais peut-être essayer de l’alerter, sans que cela ne me compromette. A deux, nous devrions bien trouver un moyen de rendre un dernier hommage à notre frère. Peut-être Créon n’aura-t-il pas de soupçons sur nous deux si les gardes ne nous voient pas agir ?

Antigone, attends-moi, je viens avec toi enterrer notre frère. Mère, père, frères, si la mort doit survenir, nous serons alors tous réunis.

Fin de l'extrait

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