La comédie - Français - Première L

La comédie - Français - Première L

Nous vous proposons cette fiche de révision de français sur la comédie rédigée par notre professeur de français. Cette fiche est destiné aux élèves de Première L.

Vous découvrirez à travers cette fiche 6 axes de réflexions. Dans un premier temps vous aborderez l'aspect historique de la comédie avec les époques de l'antiquité, du moyen-âge et des derniers siècles. Vous verrez dans un second temps les caratéristiques avec notamment la structure, l'intrigue, le dénouement ou encore les personnages. Vous verrez également les fonctions de la comédie à travers le divertissement, la critique et l'enseignement. Vous aborderez dans un quatrième point les personnages de comédie. Puis vous verrez dans la partie suivante les différents genres de comédies. Enfin pour terminer ce chapitre, vous étudierez le comique, qui peut être basé sur les mots, les gestes ou encore la situation. 

Téléchargez gratuitement ce cours de première de Français sur la comédie.

La comédie - Français - Première L

Le contenu du document

 

HISTORIQUE

Dans l’Antiquité

La comédie a pour origine le culte de Dionysos, dieu de l’ivresse, et les festivités au cours desquelles tous les excès étaient permis. Le Grec Aristophane (IV siècle avant J.-C.) et, à Rome, Plaute et Térence (IIème siècle avant J.-C.) ont utilisé la comédie pour dénoncer la tyrannie, le pouvoir de l’argent, la vantardise.

Au Moyen Age

La comédie se rattache à la Fête des Fous pendant laquelle les écoliers se vengeaient de leurs maîtres en les ridiculisant.

Aux XVIIème et XVIIIème siècles

La comédie s’enrichit grâce à Molière et à l’influence de la Commedia dell’Arte : cette forme de théâtre, venue d’Italie, présente des personnages très typés par leur costume et leur masque (Arlequin, Scaramouche, Polichinelle, Pierrot), improvisant des bouffonneries.

Au XVIIIème siècle, la comédie s’oriente vers l’analyse psychologique avec Marivaux et Beaumarchais.

Au XIXème siècle

La fin du siècle voit naître la comédie de boulevard, qui transpose sur le mode comique la vie bourgeoise, et le vaudeville, qui présente des intrigues enchevêtrées tournant autour de l’adultère.

Au XXème siècle

La comédie fait éclater les structures traditionnelles. Mais elle renoue aussi avec des formes de comique anciennes : la farce chez Beckett et Ionesco.

 

► Plus de cours de Première L : Retrouvez tous les cours de Français

 

CARACTERISTIQUES

La comédie n’est pas soumise à des règles strictes comme la tragédie classique. Toutefois, le théâtre de Molière a tendance à enfermer les personnages dans un lieu unique et dans une intrigue centrée autour de deux ou trois personnages essentiels qui incarnent des types sociaux.

La structure

La place de l’exposition (Acte I), des péripéties (Acte II à IV), du dénouement (Acte V), est respectée par Molière dans ses grandes comédies, mais bientôt les auteurs prennent des libertés avec ces règles.

Au XXème siècle, cette structure tend à disparaître. On a souvent une suite de « tableaux », et l’intrigue même est remise en question.

L’intrigue

Contrairement à la tragédie qui reprend des mythes ou l’Histoire, l’intrigue de la comédie est inventée par le dramaturge.

Le dénouement

Selon la doctrine classique, le dénouement doit être heureux. Les bons sont récompensés, les ridicules échouent, les amoureux se marient…

Les personnages

Les personnages de comédie sont de condition moyenne.

Ils sont tous issus de milieux bourgeois, comme Arnolphe ou Orgon chez Molière. N’étant ni héros, ni rois, ni princes, ils ont des préoccupations banales : santé, argent, vie de famille, qui fournissent les ressorts de l’intrigue.

La langue

La langue de la comédie se rapproche du langage parlé, bien qu’il ait des comédies en vers (la plupart des comédies de Molière).

Molière

Le plus célèbre écrivain comique du théâtre français : homme de spectacle, directeur de troupe, metteur en scène, acteur et auteur.

Les Précieuses ridicules, pièce à travers laquelle il tourne en dérision les outrances de la préciosité remporte un triomphe.

Molière - comédie - Français - première L

Molière : 1622 – 1673

 

FONCTIONS

Le divertissement

La première fonction de la comédie est de divertir. Molière affirmait qu’une comédie était bonne lorsqu’elle faisait rire les honnêtes gens.

La critique

La comédie a une fonction critique. Elle fait rire du ridicule d’une société ou des défauts humains. Molière dénonce tour à tour la préciosité dans Les Précieuses ridicules, l’hypocrisie de la cour dans Le Misanthrope, les dévots dans Tartuffe ou encore les libertins dans Don Juan.

L’enseignement

La comédie a un rôle pédagogique et moral puisque selon les mots de Molière, la comédie a pour objectif de « corriger les vices de l’homme ».

LES PERSONNAGES DE COMEDIE

A l’origine, les personnages de la comédie sont des marionnettes, c’est-à-dire des types qui obéissent à un comportement caricatural. On trouve ainsi, dès l’Antiquité, et en particulier dans les comédies latines de Plaute, une série de personnages stéréotypés, parmi lesquels : l’esclave rusé, le père autoritaire, le marchand d’esclaves. Ces personnages font rire par leur ruse ou leur aveuglement, par les quiproquos ou les grossièretés de leur langage et répondent aux attentes du public de l’époque.

La Commedia dell’Arte, qui se développe en Italie à partir du XVIème siècle et influence le théâtre français du XVIIème, met également en scène une série de types comiques : derrière son masque ou son déguisement, chaque acteur incarne un stéréotype.

Au cours du XVIIème siècle, le personnage comique quitte progressivement son statut de marionnette stéréotypée pour acquérir une identité et un caractère. Sa fonction n’est plus seulement de faire rire mais aussi de faire réfléchir ou d’exprimer une critique.

Au XVIIIème siècle, Marivaux reprend les personnages de la Commedia dell’Arte, mais les intègre dans une comédie fondée sur les subtilités du langage et du sentiment.

Au XXème siècle, on renoue avec les marionnettes, mais en leur donnant une dimension nouvelle. Les pantins, même s’ils peuvent encore faire sourire par leur attitude grotesque, visent plutôt à faire réfléchir sur l’existence humaine. Dans En attendant Godot, Beckett met en scène des pantins dérisoires, deux clochards qui attendent en vain un personnage mystérieux qui donnerait un sens à leur existence. Quant à Ionesco, il crée des personnages interchangeables qui déroulent un langage absurde et renvoient à notre solitude, comme dans La Cantatrice chauve. Dès lors, la frontière entre comique et tragique tend à disparaître, comme le souligne l’appellation de « farces tragiques » choisie par Ionesco pour certaines de ses pièces.

LES DIFFERENTS GENRES DE COMEDIES

La comédie d’intrigue

Riche en rebondissements, elle met souvent en scène un couple de jeunes amants obligés de surmonter l’opposition de parents ou de rivaux tyranniques et ridicules.

La comédie de caractères

Elle cherche à représenter les grands défauts humains, comme l’avarice, la colère, l’hypocrisie, de façon souvent caricaturale. C’est à ce genre de comédies qu’appartiennent un certain nombre de pièces de Molière comme L’Avare ou Le Malade imaginaire.

La comédie de moeurs

Elle offre une peinture de types sociaux et apparaît souvent comme une satire de la société.

Le vaudeville

Il s’agit d’un spectacle populaire qui se caractérise par un rythme rapide, des quiproquos, des rebondissements et des situations cocasses. Il repose souvent sur une intrigue amoureuse. Ce genre triomphe avec Eugène Labiche puis Georges Feydeau.

LE COMIQUE

Dans les comédies, on trouve nécessairement la présence du registre comique qui peut porter sur différents phénomènes :

Le comique de mots

Il naît de l’utilisation du langage. Le rire est déclenché par les répétitions, les inventions verbales, les jeux ou les substitutions de mots ainsi que par les accumulations.

Le comique de gestes

Il naît des mimiques, des déplacements et des jeux de scène.

Le comique de situation

Il naît des circonstances de l’intrigue. Les rebondissements et les quiproquos provoquent le rire, comme dans l’Ecole des femmes où Horace s’adresse sans le savoir à son propre rival.

Le comique de moeurs et de caractère

Une classe sociale, un milieu ou une mode sont la cible de la critique (l’hypocrisie mondaine dans Le Misanthrope de Molière) ; ou bien le comportement et le tempérament d’un personnage prêtent à rire (la ruse de Scapin et la crédulité d’Argante).

Fin de l'extrait

Vous devez être connecté pour pouvoir lire la suite

Télécharger ce document gratuitement

Donne ton avis !

Rédige ton avis

Votre commentaire est en attente de validation. Il s'affichera dès qu'un membre de Bac L le validera.
Attention, les commentaires doivent avoir un minimum de 50 caractères !
Vous devez donner une note pour valider votre avis.

Chaque semaine recevez des conseils de révisions de la part de votre
coach bac !

Recevoir

Nos infos récentes du Bac L

Communauté au top !

Révise ton BAC
Contenus en illimité

Inscription gratuite

Accès gratuit pour préparer le bac !

Vous devez être membre de digiSchool bac L

Pas encore inscrit ?

Ou identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?