La description - Français - Première L

La description - Français - Première L

Digischool Bac L a mis en ligne pour pour vous un cours de français de niveau première L rédigé par notre professeur sur la description.

Intégré au thème "Le personnage dans le roman du XVIIème siècle à nos jours", vous étudierez dans ce chapitre la description dans le roman mais également les raisons pour lesquelles certains auteurs refusent d'utiliser la description. Pour finir, vous aborderez le choix de l'objet de la description.

Téléchargez gratuitement ci-dessous notre cours de français sur la description de niveau 1ère L.

La description - Français - Première L

Le contenu du document

 

Présentation : Une description, si elle est réaliste, peut donner un effet de réel au sein du roman. Qu'elle détaille un cadre, le portrait d'un personnage, qu'elle analyse le fonctionnement d'un comportement, ou d'une situation, elle permet toujours au narrateur d'ancrer le récit dans un univers précis. Mais la description est souvent jugée ennuyeuse par la plupart des lecteurs. Comment mettre en scène un univers sans utiliser l'outil efficace qu'est la description qui a tendance à lasser le lecteur ? 

 

Ce chapitre est issu du thème "Le personnage de roman du XVIIème siècle à nos jours".

 

 

I. La description : la richesse du roman réaliste ?

1. Expliquer la psychologie des individus

Dans le roman réaliste, la description peut ancrer la fiction dans la réalité. La description d'un lieu notamment, donne un cadre historique au roman. Le romancier peut donner une dimension sociale à l'histoire qu'il invente, et mener une réflexion sur les conditions de vie des habitants du lieu décrit. C'est le cas de la description de la mine par exemple dans Germinal de Zola. Cette description assimile la mine à une machine qui avale les individus : « Il ne comprenait bien qu'une chose : le puits avalait des hommes par bouchées de vingt et de trente, et d'un coup de gosier si facile, qu'il semblait ne pas les sentir passer. Dès quatre heures, la descente des ouvriers commençait. » Ce lieu est comme personnifié et devient ainsi une machine vivante qui domine les individus. Ainsi les conditions de travail difficiles sont mises en scène.  La souffrance à la mine des ouvriers miniers est compréhensible à travers la description de la mine. La psychologie des individus de ce milieu ouvrier est ainsi mise en perspective par les conditions de vie matérielles des travailleurs. Souvent susceptibles d'alcoolisme ou de comportements violents, les personnages mènent une vie de souffrance. Leurs moyens de survie matérielle longuement décrits, conditionne et engendre des comportements parfois violents.

2. La description réaliste donne une explication des comportements

De même, Balzac, dans La Duchesse de Langeais réalise des descriptions très longues du Paris du Boulevard Saint Germain. Cette description permet de comprendre les conditions de vie du personnage principal féminin. On comprend que les femmes sont le plus souvent des « coquettes », c'est-à-dire des femmes très apprêtées qui séduisent autrui, elles sont exposées en permanence aux commérages, au mépris social si elles ne prêtent pas attention à leur rang et à leur image en société. Leur seul avenir dépend de la qualité du mariage qu'elles réalisent. Le « bon mariage » est le seul moyen d'ascension sociale, ou de mise en valeur de leur statut, dont elles disposent. C'est finalement, l'ambiance générale et les rapports sociaux des aristocrates du Boulevard Saint-Germain qui semblent découler du milieu de vie : l'aisance et le luxe sont présents en permanence. Les individus se comportent en conséquence : la duchesse est incapable d'assumer un amour pour aucun homme puisqu'elle demeure dans une attitude de séduction de coquette, et qu'elle est incapable de nouer un rapport humain véritable à un homme au début du roman. Le narcissisme découle donc de ce monde des apparences et court-circuite toute forme d'authenticité avec autrui.

Toutefois, si la description du milieu social aristocratique fournit une explication du fonctionnement psychologique de la Duchesse, certains commentateurs ont affirmé que le passage descriptif était bien trop long, qu'il pouvait être réduit voire entièrement supprimé, puisqu'il ne fait pas avancer l'action de l'histoire et décourage le lecteur.

3. La description des personnages donne des indices sur leur psychologie

Toujours dans le courant de l'écriture réaliste, Flaubert, dans Madame Bovary, décrit longuement des détails qui constituent des symboles de la personnalité des individus. Par exemple le personnage de Monsieur Bovary est rendu ridicule par la description de certaines scènes ou de ses vêtements. Dès le début du roman, la casquette longuement décrite de Charles Bovary montre son caractère médiocre et son origine sociale pauvre, (puisque la casquette était à l'époque portée dans les milieux ruraux). Les autres élèves de la classe de Charles Bovary se moquent de lui à cause de cette casquette. Son portrait physique reflète son portrait moral. Charles est décrit de façon dévalorisante lorsque l'auteur écrit : « une de ces pauvres choses », « le visage d’un imbécile », « trois boudins circulaires ». Dès cet incipit, les lecteurs peuvent supposer que Charles sera tout au long de l'histoire un personnage ridicule et dévalorisé. La description a une fonction d'indicateur, elle décrit et s'attarde sur des éléments symboliques et matériels présents chez les personnages et annonce les prémisses du portrait moral qui en sera fait. La description repose donc sur un postulat : que les vêtements, le cadre de vie et le contexte social, fondent la psychologie du personnage. Il y a un rapport de cause à effet entre le contexte social et le caractère du personnage. L'apparence est chez Flaubert l'indicateur de la psychologie du personnage. 

 

II. Le refus de la description

1. L'usage de l'image pour remplacer la description

Toutefois, la description a souvent été critiquée par le fait qu'elle ne fait pas avancer l'action de l'histoire qui importe davantage au lecteur. Ces descriptions ont tendance, du fait de leur caractère secondaire par rapport à l'histoire, à alourdir l'écriture, et à ennuyer de ce fait le lecteur. André Breton opte pour un refus radical de la description. On remarque dans Nadja qu'il utilise directement des images ou des photographies qui ancrent selon lui, mieux l'histoire dans la réalité. L'image est un témoignage, une pièce à conviction et donc une preuve de la réalité de l'histoire. Elle n'ennuie pas le lecteur et peut même lui apporter un certain plaisir visuel.

Par ailleurs, dans Le Manifeste du Surréalisme, Breton défend sur le plan théorique l’inutilité des descriptions dans les romans. Il écrit ainsi :

« Et les descriptions ! Rien n’est comparable au néant de celles-ci ; ce n’est que superpositions d’images de catalogue, l’auteur en prend de plus en plus à son aise, il saisit l’occasion de me glisser ses cartes postales, il cherche à me faire tomber d’accord avec lui sur des lieux communs :

La petite pièce dans laquelle le jeune homme fut introduit était tapissée de papier jaune : il y avait des géraniums et des rideaux de mousseline aux fenêtres ; le soleil couchant jetait sur tout cela une lumière crue… La chambre ne renfermait rien de particulier. Les meubles, en bois jaune, étaient tous très vieux. Un divan avec un grand dossier renversé, une table de forme ovale vis-à-vis du divan, une toilette et une glace adossées au trumeau, des chaises le long des murs, deux ou trois gravures sans valeur qui représentaient des demoiselles allemandes avec des oiseaux dans les mains — voilà à quoi se réduisait l’ameublement

Que l’esprit se propose, même passagèrement, de tels motifs, je ne suis pas d’humeur à l’admettre. On soutiendra que ce dessin d’école vient à sa place, et qu’à cet endroit du livre l’auteur a ses raisons pour m’accabler. Il n’en perd pas moins son temps, car je n’entre pas dans sa chambre. La paresse, la fatigue des autres ne me retiennent pas. J’ai de la continuité de la vie une notion trop instable pour égaler aux meilleures mes minutes de dépression, de faiblesse. »

Dans cet extrait, Breton prend l'exemple de la description d'une chambre, qui lui paraît superflue. Il affirme que la description procède par « superpositions d'images de catalogues ». Elle n'est donc pas justifiée logiquement par l'histoire, elle n'a aucune continuité avec elle, elle intervient de façon superflue dans le récit. Il affirme que le contenu des descriptions est souvent banal et commun. Le fond que met en scène la description manquerait ainsi de profondeur d'analyse. Il qualifie de façon dévalorisante de « cartes postales » les lieux décrits par l'écrivain. Ces images décrites seraient trop communes et parleraient d'autant plus à l'imagination du lecteur qu'elles regroupent et ressassent des clichés habituels. Par ailleurs, la description accable le lecteur, elle l'ennuie, et lui donne un sentiment de ne pas avancer dans l'histoire. Pourtant la curiosité du lecteur concernant la suite du récit est bien aiguisée, et la description tend à le lasser et à ne pas satisfaire cette curiosité. Breton enfin, accuse l'écrivain de paresse et de fatigue. Ainsi les auteurs qui aiment décrire céderaient à un mauvais penchant. Breton ajoute ensuite :

« Je veux qu’on se taise, quand on cesse de ressentir. Et comprenez bien que je n’incrimine pas le manque d’originalité pour le manque d’originalité. »

Ici, Breton défend l'idée que la littérature a pour fonction de faire ressentir des émotions, de toucher sensiblement le lecteur. Ce n'est pas tant le manque d'originalité qui pose problème mais surtout l'absence de sentiment qui en découle, l'absence de découverte ou de saisissement intérieur que l'on est censé éprouver au contact de l'œuvre littéraire. Il s'agit donc de ne pas mettre en lumière l'absence de beauté, la laideur, l'ennui, les moments vides de nos vies :

« Je dis seulement que je ne fais pas état des moments nuls de ma vie, que de la part de tout homme il peut être indigne de cristalliser ceux qui lui paraissent tels. Cette description de chambre, permettez-moi de la passer, avec beaucoup d’autres. »

C'est bien au contraire les moments signifiants de la vie, les moments de bouleversements qui doivent retenir l'attention de l'écrivain et du lecteur. Oser montrer aux lecteurs les moments dénués de sens de la vie peut s’avérer vain. L’œuvre a en effet pour fonction de plaire, d’instruire et de divertir le lecteur. Infliger au lecteur des descriptions qui n’instruisent ni ne plaisent à l’imagination fait manquer à l’auteur le but originel de l’œuvre littéraire. Cristalliser, c’est-à-dire mettre en valeur, un moment insignifiant ne peut donc qu’engendrer l’ennui et une perte de temps pour le lecteur.

2. La description, un obstacle aux plaisirs de l’imagination 

La description peut aussi être un mauvais choix littéraire car elle demeure qualitativement et quantitativement inférieure aux pouvoirs de l’imagination. L’imagination du lecteur peut parfois s’avérer plus riche en images, en détails, en sensibilité que la description. Ceci pour la simple raison que l’imagination emploie des images familières qui nous parlent directement et qui nous concernent : le lecteur se sent donc immédiatement concerné par le lieu ou les portraits décrits. Aussi, la sensibilité est plus aiguisée avec une image imaginée en raison de cette familiarité des choses que l’on imagine. Par exemple si un personnage entre dans un café, qui n'est pas décrit dans le roman, le lecteur aura le loisir d'imaginer à sa guise toutes sortes de cafés. Son choix pourra se porter sur un café qu'il connaît dans son quotidien. Ce choix peut justement rendre encore plus intéressante la lecture puisque sur le plan affectif, le lecteur connaît ce café, fréquenté aussi dans son imagination, par les personnages du roman. Le fait de ne pas décrire un lieu peut permettre de rendre le lieu moins lointain au lecteur qui choisira toujours d'imaginer des lieux à partir de ceux qu'il a déjà vus.

Ainsi lorsque dans Les Faux-monnayeurs, Gide fait dire au personnage principal nommé Edouard qui est un grand écrivain français la phrase suivante :

« [...] il se dit que les romanciers par la description trop exacte de leurs personnages, gênent plutôt l'imagination qu'ils ne la servent et qu'ils devraient laisser chaque lecteur se représenter chacun de ceux-ci comme il lui plaît. »

Le goût du lecteur qui peut imaginer à sa guise un personnage, doit primer sur le goût de l'écrivain. Ceci parce que le goût du lecteur rendra pour lui la lecture bien plus intéressante. Ce qui compte pour Gide dans la création d'une œuvre littéraire, c'est avant tout ce qui se passe dans l'esprit du lecteur. Il écrit ainsi dans Le journal des Faux-monnayeurs, qu'il faut que le lecteur se croit plus intelligent que l'auteur, qu'il doit être amené par l'auteur à déduire des choses de lui-même sans se rendre compte que cela a été suggéré par l'auteur. Le lecteur doit sentir son esprit fonctionner et ainsi vivre plus intensément l'acte de lecture : ainsi le lecteur prend goût à la lecture du roman.

 

III. Choisir l'objet de la description

Bien que nous ayons présenté les aspects pesants et lassants de la description dans le roman, nous pouvons toutefois nuancer ce point de vue en remarquant que la description peut marquer un temps de pause dans l'action incessante du roman. Chez Laurent Gaudé, dans La porte des Enfers, la description des enfers est assez longue Mais celle-ci permet au lecteur de comprendre l'horreur que ressent le personnage du père, qui vient chercher son fils aux enfers. Les sentiments du personnage apparaissent toujours dans la description, de sorte que l'action peut avancer en même temps que l'auteur décrit le lieu des enfers. Sans cette description détaillée, le lecteur n'aurait jamais pu ressentir l'effroi de son personnage et mesurer la violence de son effort pour aller chercher son fils. Grâce à la description, le lecteur peut faire le lien entre ce que le personnage voit des enfers, et ce qu'il ressent en lui, c'est-à-dire de la crainte et de la tristesse, notamment face aux âmes qui avancent dans le fleuve des enfers. De même la description de la porte des enfers permet de mettre en scène les causes de l'effroi du personnage du père : « Sur les deux battants en bronze avait été sculptés des centaines de visages défigurés par la souffrance et l’épouvante. Les sculptures ressemblaient aux ombres qui les avaient harcelés. C’était comme si le bronze les avait faites prisonnières, bouches édentées, riant, bavant, criant de rage et de douleur. Visages borgnes et mâchoires tordues. Crânes cornus et langues de serpent. » Ici on remarque des énumérations, qui rythment, à l'aide des virgules, la phrase et rendent la lecture plus vivante. Les termes énumérés font partie du champ lexical de la souffrance. Cela peut bouleverser le lecteur. Ainsi en ne décrivant que des objets ou des détails surprenants ou choquants pour le lecteur, l'auteur retient son attention et rend le récit plus intense.

Puis un ton solennel succède à un ton où le narrateur donne l'impression de se délecter de susciter le dégoût chez son lecteur (notamment dans la phrase suivante : « Toutes ces têtes, les unes sur les autres, empilées dans un horrible capharnaüm de dents et d’écailles »). Le ton solennel permet à l'auteur de souligner le fait que les personnages s'apprêtent à transgresser le plus grand des interdits : « C’était la porte que l’on n’ouvre pas, celle du monde d’En-Bas où ne vont que les morts. Matteo et Mazerotti étaient arrivés au seuil des deux mondes et leurs corps d’hommes épuisés leur parurent dérisoires face à la monstrueuse éternité du bronze. » Ainsi l'action qui passe en arrière-plan (le passage de la porte des enfers) demeure présente dans la description à travers le ton solennel que choisit de prendre le narrateur. Laisser sentir au lecteur la présence de l'action, même au second plan, dans l'écriture de la description permet de rendre plus vivante le texte descriptif.

Ensuite, le style d'écriture qu'emploie l'auteur pour réaliser la description compte pour ne pas ennuyer le lecteur. Le ton de la description désinvolte et admiratif du personnage principal (le fils nommé Pippo) dans La porte des Enfers, joue un rôle majeur pour ne pas ennuyer le lecteur. Gaudé utilise une méthode de mise en scène de la description : la description est faite par un personnage et non par l'auteur du roman. Le narrateur-personnage est un homme jeune violent, du fait de son passé : il a vécu aux enfers, il est déjà mort et son père l'a ressuscité en allant le chercher aux enfers. La description mise dans la bouche de ce personnage devient réellement vivante. On perçoit alors les sentiments du fils (Pippo) pour sa tante transsexuelle qu'il décrit, qui se prostitue la nuit à Naples. Il écrit ainsi avec affection pour sa tante qu'il chérit et qui a été une mère pour lui : « Jusqu'à quel âge, Grace, seras-tu la Vierge noire du port ? Te verra-t-on, un jour, marcher peureusement, le dos voûté, comme une vieille ? Les années ont passé. Tu reviens toujours, avec ton maquillage et tes airs de diva fatiguée. Grace. » La répétition du nom « Grace » marque un rythme dans la phrase et rend la description pleine d'affection. Les virgules qui marquent le rythme des phrases, les questions rhétoriques interpellent le lecteur. La description n'est aucunement froide et distante, elle est chaleureuse et respectueuse. Le fait même de la présence d'un profond respect et d'une certaine admiration pour cette tante transsexuelle et prostituée surprend le lecteur, et fait naître l'affection même du lecteur. Une description peut donc être réalisée avec des éléments surprenants, un ton et un thème choquant de sorte que l'attention du lecteur est véritablement retenue.

On peut remarquer aussi que l'objet décrit rend la description plus ou moins ennuyeuse. Par exemple, dans La princesse de Clèves, les sentiments sont bien plus souvent décrits que le monde de la cour sous le règne de « Henri Second ». Madame de La Fayette rédige la Princesse de Clèves, en choisissant de mettre au premier plan la description des sentiments. Dans la phrase suivante qui décrit l'émoi de la princesse de Clèves, c'est la violence de sa passion qui retient le lecteur : « Elle tenait cette lettre avec une main tremblante ses pensées étaient si confuses qu'elle n'en avait aucune distincte et elle se trouvait dans une sorte de douleur insupportable, qu'elle ne connaissait point et qu'elle n'avait jamais sentie. » Dans cette description du sentiment, plusieurs informations qui nourrissent l'action de l'histoire sont à retenir : la princesse souffre de son amour, et ce sentiment est neuf, elle découvre en elle-même un nouveau sentiment qui n'avait jamais existé pour elle. Ces informations livrées sur la psychologie du personnage permettent au lecteur de ressentir par l'intermédiaire de la princesse une passion violente. Dès lors, la description d'un sentiment peut faire naître des émotions chez le lecteur et retenir son attention.

Ainsi, l'objet décrit doit intéresser le lecteur pour rendre la description plus vivante. Aussi, charger en émotions la description peut être un moyen de toucher le lecteur même au cours de la description.

Fin de l'extrait

Vous devez être connecté pour pouvoir lire la suite

Télécharger ce document gratuitement

Donne ton avis !

Rédige ton avis

Votre commentaire est en attente de validation. Il s'affichera dès qu'un membre de Bac L le validera.
Attention, les commentaires doivent avoir un minimum de 50 caractères !
Vous devez donner une note pour valider votre avis.

Nos infos récentes du Bac L

Communauté au top !

Vous devez être membre de digiSchool bac L

Pas encore inscrit ?

Ou identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?