La maxime et l'adage - Français - Première L

La maxime et l'adage - Français - Première L

Digischool Bac L vous présente un cours de français sur la maxime et l'adage rédigé par notre professeur de niveau première L.

Dans ce chapitre sur la maxime et l'adage, intégré au thème "La question de l'Homme dans les genres de l'argumentation du XVIème siècle à nos jours", notre professeur vous définit ce qu'est la maxime et ce qu'elle représente dans l'histoire de la litérature. Vous étudierez également l'adage et l'usage de celui-ci.

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La maxime et l'adage - Français - Première L

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Lorsque nous voulons convaincre une personne, il ne s’agit pas seulement d’être clair et précis dans notre démonstration : il faut aussi la séduire. Nous faisons donc appel au genre argumentatif. Cependant, l’argumentation prend plusieurs formes selon les visées de l’auteur. Cette fiche vous aidera à identifier et à comprendre deux de ces formes : la maxime et l’adage.

Dans le thème « La question de l’Homme dans les genres de l’argumentation du XVIème siècle à nos jours », les thermes « maxime » et « adage » sont des termes difficiles à distinguer. On pense, souvent, à tort qu’ils sont synonymes. Quel est donc le sens de ces deux formes d’argumentation ?

I. La maxime

1. Définition

La maxime est un texte très court. Ce nom provient de l’expression latine maxima sententia qui signifie « la sentence la plus grande, la plus générale ». Englobant l’aphorisme, le proverbe et le dicton, la maxime est un discours universel à propos de l’Homme. Elle est un énoncé condensé d’une pensée : elle n’est donc pas un développement argumentatif. Cependant, par sa brièveté, elle favorise la mémorisation et marque les esprits.

Ensuite, la maxime a aussi une fonction didactique. Elle énonce une règle de conduite, de morale. Ainsi, l’énonciateur transmet un jugement d’ordre général et vise à persuader son émetteur de son bienfondé. Avec quelques mots bien pesés, elle invite à la réflexion du lecteur. Elle peut aussi se construire autour d’un paradoxe pour remettre en cause l’opinion commune.

Exemple de maxime

« Il ne faut pas dire toute la vérité, mais il faut dire que la vérité. »  Jules Renard : cette maxime exprime une morale liée à la vérité.

Enfin, si maxime et sentence sont très similaires au niveau de la forme, elles se distinguent par rapport à la nature même de leur contenu. Quand la maxime exprime une règle de conduite, la sentence exprime une manière de voir, une opinion.

Exemple de sentence

« Le malheur est le grand maître de l’homme. »

2. De l’histoire de la maxime dans la littérature

Dans les salons mondains au XVIIe siècle, le genre de la maxime va connaitre un grand succès en particulier avec François de La Rochefoucauld.  À partir de 1658, ce dernier commence la rédaction de son ouvrage Maximes qui sera édité en 1664. Ce livre connait un succès considérable dès son époque car de La Rochefoucauld y tire les conséquences de ses désillusions et donne une vision pessimiste de l’homme. En effet, il y montre que toute action humaine répond à une pulsion instinctive, que tout est ramené à soi pour servir son propre intérêt.

La maxime continue à être pratiquée les siècles :

  • XVIIIsiècle : Chamfort, Vauvenarghes ;
  • XIXsiècle : Stendhal, Balzac ;
  • XXe siècle : René Char, Cioran.

II. L’adage

1. Définition

L’adage se distingue de la maxime par son ancienneté. Si, souvent, son énonciation est brève et frappante, il est avant tout de chose emprunté au droit coutumier ou écrit. Ainsi dit-on un « vieil adage ». Il a une portée juridique.

2. De l’usage de l’adage

Prenons l’exemple de l’adage « Nul n’est censé ignorer la loi ». Il ne s’agit nullement de dire que tout citoyen doit connaitre tous les textes juridiques français. Dès son énonciation, on sait que c’est une réalité impossible mais il participe au bon fonctionnement des institutions juridiques. Sans cet adage, chaque justiciable pourrait argumenter sa défense en prouvant l’impossibilité de connaitre telle ou telle loi. En partant de ce postulat initial qu’est cet adage, personne ne peut se soustraire à la loi.

Fin de l'extrait

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