La poésie au 19ème siècle - Français - Première L

La poésie au 19ème siècle - Français - Première L

Digischool Bac L met à votre disposition aujourd'hui un cours de français sur la poésie au 19ème siècle. Ce cours rédigé par notre professeur s'adresse spécialement à la section première L.

Après une courte présentation de la poésie du 19ème siècle, vous étudierez la poésie romantique suivi du Parnasse avec les grands principes du parnasse, la théorie de l'impersonnalité, l'absence d'engagement social et politique et le culte du beau. L'approche baudelairienne composera la suite de votre cours avec le symbolysme.  Pour conclure, nous vous donnons quelques conseils pour réussir votre examen de français.

Vous pouvez télécharger ce cours de français sur la poésie au 19ème siècle de 1ère L gratuitement ci-dessous.

La poésie au 19ème siècle - Français - Première L

Le contenu du document

 

LA POESIE DU 19EME SIECLE

Présentation : Au cours du 18ème siècle (siècle des lumières et de la révolution française), la littérature a développé de nombreuses idées sociales, sociétales et politiques en délaissant quelque peu la poésie. Par contre, le 19ème, lui, voit apparaître un véritable foisonnement créatif et poétique. Pour aborder la poésie du 19ème siècle, on la scinde en 4 sous-courants, quatre mouvements qui se différencient les uns des autres en prônant, chacun, un univers particulier : le romantisme, le Parnasse, l’approche baudelairienne et le symbolisme.

I. LA POESIE ROMANTIQUE

Mettons-nous en situation. L’art, en ce début de siècle, véhicule toujours l’univers esthétique du 17ème siècle c’est-à-dire l’univers dit classique. Aussi, quand Victor Hugo, jeune écrivain âgé de 25 ans, publie sa pièce de théâtre Cromwell en 1927 c’est une véritable révolution dans le monde artistique. En effet, dans la préface de sa pièce, Hugo, veut réinventer le drame et dénonce l’absurdité des règles qui régissent le théâtre classique (voir la fiche « les règles du théâtre classique LIEN). La guerre est déclarée entre « les perruques » (les défenseurs du 17ème, des aristocrates arborant une perruque) et les « cheveux hirsutes » (ceux qui se partagent les idées d’Hugo et qui, eux, laissent leurs cheveux au vent). Cette guerre est symbolisée par ce qu’on appelle « la bataille d’Hernani », une querelle qui éclata en 1830 lors de la première représentation de la pièce de théâtre Hernani, toujours de Victor Hugo. Une pièce qui, conformément à la préface de Cromwell, n’applique pas les principes classiques et revendique une autre approche du drame. Le romantisme est né et la poésie va connaître un bouleversement.

Les auteurs du mouvement romantique veulent renouveler les topoï. Les Topoï, dont le singulier est topos, est un mot grec qui désigne, ici, les grands thèmes récurrents de la littérature. Aussi, à travers leur poésie, les poètes romantiques veulent développer deux aspects dans la poésie : le lyrisme et l’engagement. Le tout en réinventant la forme. 

Le lyrisme. Le poète romantique veut se pencher sur son moi intime et adresser des confidences mélancoliques à son lecteur. Il veut exprimer une émotion personnelle intense. Rappelez-vous du premier quatrain du sonnet El desdichado (le malheureux) de Gérard de Nerval (1808-1855), issu de son recueil de poésie Les Chimères (1854) :

 

Je suis le Ténébreux, le Veuf, l’Inconsolé

Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :

Ma seule Etoile est morte et mon luth constellé

Porte le Soleil noir de la Mélancolie

 

Le poète romantique parle de lui, de ses sentiments, de son angoisse face à la fuite du temps. Il envisage la nature dans un état sauvage, imprévisible. Il rejette, par exemple, les jardins du château de Versailles (symbole du 17ème siècle !) très structurés où la main de l’homme est visible. 

 

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !

Vous que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir

Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,

Au moins le souvenir !

 

Ce quatrain est extrait du poème Le lac de Lamartine (1790-1869) lui-même extrait du recueil Les Méditations poétiques. Attention, si vous ne devez retenir qu’un poème de la période romantique du 19ème siècle, c’est celui-là !

L’engagement. Prendre position, vouloir améliorer la société, militer pour plus de justice est une volonté forte chez les poètes romantiques du 19ème siècle. La poésie doit aussi être engagée. Ce n’est pas un hasard si Hugo et Lamartine ont été des hommes politiques ! Pour illustrer cet engagement, retenez le poème Mélancholia de Victor Hugo, extrait du recueil Les Contemplations. Une œuvre qui dénonce le travail des enfants :

 

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?

Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?

Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?

Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules ;

(…)

 

UNE REINVENTION DE LA FORME POETIQUE

Si avec le lyrisme et l’engagement, les poètes romantiques réinventent le fond de la poésie, ils désirent également lui donner une nouvelle forme. Terminé les règles strictes de la versification classique ! La poésie romantique se veut plus simple, emploie des termes plus populaires, plus familiers pour s’ouvrir à un lectorat plus large.

Voici un extrait de Réponse à un acte d’accusation (Les Contemplations 1856) où Victor Hugo explique sa volonté de démocratiser la poésie et son rejet du classicisme :

Et sur les bataillons d’alexandrins carrés

Je fis souffler un vent révolutionnaire

Je mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire

Plus de mot sénateur ! Plus de mot roturier !

 

Cette volonté de bousculer l’expression de la poésie aboutira bientôt à l’utilisation de la prose en poésie.

Evidemment, la poésie romantique avec ses thèmes forts et son ouverture à un public plus large va engendrer un mouvement qui s’inscrira en faux par rapport à cette dernière. On l’appelle Le Parnasse.

 

II. LE PARNASSE   

Le parnasse est en opposition directe au romantisme. Le terme parnasse vient du mont Parnasse où résidait Apollon et les 9 muses dans le mythologie grecque, un endroit idéal où règne la beauté et la poésie. Car si les poètes romantiques voulaient faire tomber de l’Olympe (montagne où se réunissaient les dieux grecs et où Zeus avait installé son trône) la poésie, les parnassiens, eux, au contraire, veulent la ramener en ces lieux. 

1. LES GRANDS PRINCIPES DU PARNASSE 

Pour les parnassiens, la poésie doit s’adresser à une élite, ne pas être une expression du moi de l’auteur et ne doit être d’aucune utilité sociale et politique. Exactement le contraire, on le voit, de la poésie romantique ! On parle d’art pur et dur, dans le sens où l’expression de la poésie est justifiée par le simple fait d’être artistique. Leur slogan est « l’art pour l’art », une expression de Théophile Gautier, le chef de file du Parnasse avec Leconte de Lisle. On ajoutera, parmi les figures majeures, Théodore de Banville ou encore Heredia.   

2. LA THEORIE DE L’IMPERSONNALITE 

 Le parnassien, à travers sa poésie, n’exprime pas son individualité. Il développe des sujets qui ne le concerne pas dans son intimité. Aucun sentimentalisme doit apparaître dans un poème. On assiste à un retour de l’antiquité et des légendes mythologique. 

C'est un palais du dieu, tout rempli de sa gloire.

Cariatides sœurs, des figures d’ivoire

Portent le monument qui monte à l'éther bleu,

Fier comme le témoin d'une immortelle histoire.

 

Ce quatrain est extrait des Cariatides de Théodore de Banville (1823-1891)

3. AUCUN ENGAGEMENT SOCIAL ET POLITIQUE 

Pour le parnassien parler de sujets de société à travers la poésie c’est dénaturer cette dernière, c’est la salir pourrait-on dire. La poésie doit être immaculée de tout engagement sociétal. Le « beau » se suffit à lui-même.

Lisez attentivement cet extrait de la préface du roman de Théophile Gautier, Mademoiselle de Maupin (1835). C’est nous qui soulignons dans le texte :

« Rien de ce qui est beau n’est indispensable à la vie. - On supprimerait les fleurs, le monde n’en souffrirait pas matériellement ; qui voudrait cependant qu’il n’y eût plus de fleurs ? Je renoncerais plutôt aux pommes de terre qu’aux roses, et je crois qu’il n’y a qu’un utilitaire au monde capable d’arracher une plate-bande de tulipes pour y planter des choux. À quoi sert la beauté des femmes ? Pourvu qu’une femme soit médicalement bien conformée, en état de faire des enfants, elle sera toujours assez bonne pour des économistes. À quoi bon la musique ? à quoi bon la peinture ? Qui aurait la folie de préférer Mozart à M. Carrel, et Michel-Ange à l’inventeur de la moutarde blanche ? Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid, car c’est l’expression de quelque besoin, et ceux de l’homme sont ignobles et dégoûtants, comme sa pauvre et infirme nature. »

4. LE CULTE DU BEAU 

On l’a dit, pour le parnassien la poésie doit être belle et se suffire à elle-même dans l’expression de la beauté. Elle ne se veut pas facile d’accès et est adressée à une élite, à un lectorat aristocratique. Dans la poésie parnassienne, on privilégie la forme au fond. 

Théophile Gautier, dans son poème « L’Art » exprime la vision parnassienne de l’art. 

Oui, l’œuvre sort plus belle

D’une forme au travail

Rebelle,

Vers, marbre, onyx, émail.

 

Point de contraintes fausses !

Mais que pour marcher droit

Tu chausses,

Muse, un cothurne étroit.

 

Voilà en ce qui concerne le Parnasse qui est, comme on l’a répété, le contraire du romantisme. Vient maintenant un autre mouvement représenté par un seul homme. Un homme qui peut se revendiquer du classicisme, du romantisme, du parnasse et qui va, par son œuvre, annoncer le symbolisme : Charles Baudelaire.

III. L’APPROCHE BAUDELAIRIENNE

Baudelaire est à la croisée de tous les chemins. C’est un auteur extrêmement important au 19ème siècle, un vrai précurseur. Du moins pour nous lecteurs d’aujourd’hui car le bonhomme n’a pas été reconnu par ses contemporains (à quelques exceptions près). Il symbolise le poète maudit, incompris. Sa poésie va grandement inspirer ce qu’on nommera le symbolisme.

L’AUTEUR D’UNE SEULE ŒUVRE OU PRESQUE… 

Charles Baudelaire, né en 1821 et décédé en 1867, est extrêmement connu pour son recueil de poèmes Les Fleurs du mal. Un recueil qu’il n’aura cessé de corriger, d’améliorer toute sa vie. Il est également l’auteur de critiques sur la peinture, de quelques nouvelles et du Spleen de Paris, un recueil de poésie en vers. Il a laissé derrière lui beaucoup d’œuvres inachevées. 

Les fleurs du mal

« Tout enfant, j'ai senti dans mon cœur deux sentiments contradictoires : l'horreur de la vie et l'extase de la vie. » Cette phrase de Baudelaire est issue de son recueil de fragments inachevé Mon cœur mis à nu. Elle peut illustrer son recueil de poésie les Fleurs du mal. Les fleurs, symbole de beauté, de vie, d’ensoleillement (l’extase) et le mal, la douleur, la souffrance, la brutalité, la dépression, le spleen (l’horreur). Car les fleurs c’est une constante oscillation entre l’idéal et la fange (la fange étant ce qui souille). 

En quoi Baudelaire est un poète romantique ? Il y a du lyrisme dans Les fleurs du mal. Baudelaire parle de son mal-être, s’attarde sur son moi, sur ses sentiments, sur son dégoût. Mais chez lui, contrairement aux poètes romantiques, aucun engagement. Il rejette d’ailleurs toute implication citoyenne et politique. Il se veut dandy. Contrairement à Hugo et Lamartine qui sont des poètes pleins d’espoir sur l’humanité, Baudelaire lui cultive la dépression et dénonce l’absurdité des idées de progrès. 

En quoi Baudelaire est-il un poète classique ? Proust a écrit en 1921, lors du centenaire de la naissance de Baudelaire : « (…) rien n’est plus baudelairien que Phèdre, rien n’est si digne de Racine, voire de Malherbe, que Les fleurs du mal ». En effet dans la construction extrêmement rigoureuse de ses vers, Baudelaire rappelle les auteurs classiques.

En quoi Baudelaire est-il un poète parnassien ? : On l’a dit, Baudelaire, à l’instar des poètes du Parnasse, rejette l’engagement. Mais un autre aspect le rapproche de ce mouvement : le culte du beau, la recherche de la perfection, la volonté de sculpter ses vers comme un orfèvre. On peut cependant dire que chez Baudelaire, cette quête de la beauté est moins obsessionnelle.  

Dans les fleurs du mal, il écrit un poème intitulé « La beauté ». La beauté à qui il donne la parole :

Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre

Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,

Est fait pour inspirer au poète un amour

Éternel et muet ainsi que la matière.

Nous l’avons dit, les poètes romantiques, en réinventant la versification, l’ont libéré des carcans du classicisme. Il était donc logique que la poésie, un jour, accepte d’être servie par la prose. C’est Baudelaire qui s’en chargera avec son livre, Le spleen de Paris. Il reprend ses idées, son univers développé dans Les fleurs du mal mais les écrit en prose.

Attention : si Baudelaire est un précurseur concernant la poésie en prose, il n’en est pas l’inventeur. C’est Aloysius Bertrand (1807-1841) avec son recueil Gaspard de la nuit qui est considéré comme le premier poète en prose. 

Pourquoi Charles Baudelaire annonce le symbolisme ? Dans Les fleurs du mal, l’auteur invente un rôle au poète, un rôle d’intermédiaire entre la nature et l’homme. Il imagine des correspondances entre le poète et dame nature, donnant au poète une fonction inédite et privilégiée. Or cette vision sera au cœur de la poésie symbolique. Voici le premier quatrain de Correspondances :

La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles ;

L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers.

Baudelaire reste un poète à part. Comme on l’a vu, il est nourri de nombreuses influences. Mais cette conjugaison, cette fusion de plusieurs approches en a fait un poète extrêmement original. Une figure majeure de la littérature française.

Il est temps maintenant d’aborder le dernier courant de la poésie au 19ème siècle : le symbolisme

IV. LE SYMBOLISME

On retiendra impérativement, parmi les poètes symboliques : Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Jules Laforgue et Mallarmé. 

Les poètes de ce mouvement utilisent les symboles pour exprimer leur poésie. En d’autres termes ils tentent de partir d’une image, de quelque chose de concret pour aller ensuite vers une abstraction. Il y a du spirituel chez les poètes symbolistes. Ils rejettent le réalisme pour explorer d’autres voies d’expression. Pour eux, comme le dit Rimbaud, le poète est un « voyant » :

(…) Je veux être un poète et je travaille à me rendre voyant : vous ne comprenez pas du tout, et je ne saurais presque vous expliquer : il s’agit d’arriver à l’inconnu par le dérèglement de tous les sens (…)

(Rimbaud, lettre à Georges Izambard, 13 mai 1871)

1. LES CORRESPONDANCES

Les poètes symboliques sont des mystiques qui croient en une puissance au-dessus du monde réaliste et sensible. Ils ont accès, grâce aux symboles, a des liens entre le monde visible et l’invisible. Un lien que le commun des mortels ne peut appréhender. C’est en ça qu’on reconnaît Baudelaire et ses correspondances où le poète est un intermédiaire entre l’homme et la nature. Ainsi les symbolistes vont inventer leurs propres correspondances entre les parfums et les couleurs, les couleurs et les sons etc. Rappelez-vous du poème Voyelles d’Arthur Rimbaud :

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,

Je dirai quelque jour vos naissances latentes :

A, noir corset velu des mouches éclatantes

Qui bombinent autour des puanteurs cruelle

2. LA FORME PLUS QUE LE FOND

Comme pour les poètes parnassiens, le forme est primordiale dans la poésie symbolique. Les poètes recherchent une musicalité pour rendre le vers aérien, léger :

De la musique encore et toujours !

Que ton vers soit la chose envolée

Qu’on sent qui fuit d’une âme en allée

Vers d’autres cieux à d’autres amours

 

Extrait de Art poétique du recueil Jadis et naguère de Paul Verlaine.

La forme est parfois poussée à l’extrême. Ainsi on ne se préoccupe pas de la compréhension du lecteur. On veut que le poème soit entendu, ressenti et pour cela on n’hésite pas à le rendre particulièrement hermétique, comme le fameux sonnet en Yx (1899) de Mallarmé dont voici le premier quatrain :

" Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,

L’Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,

Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix

Que ne recueille pas de cinéraire amphore »

 

Ainsi le symbolisme est l’art de l’impression et de la sensation qui ne fait pas appel à la raison. Qu’importe que leur sens nous échappe ! On peut faire une comparaison entre cette poésie et la peinture impressionniste…

V. POUR LES EXAMENS 

Retenez bien les quatre courants de la poésie du 19ème. Sachez les comparer entre eux et reconnaître ce qui les différencient. 

Voici une liste des œuvres poétiques à connaître impérativement :

1820 : Méditations poétiques, Lamartine

1842 : Gaspard de la Nuit, Bertrand

1853 : Les Châtiments, Hugo

1856 : Les Contemplations, Hugo

1857 : Les Fleurs du Mal, Baudelaire

1859-1883 : La Légende des Siècles, Hugo

1862 : Poèmes barbares, Leconte de Lisle

1866 : Poèmes saturniens, Verlaine

1874 : Romances sans paroles, Verlaine

1885 : Les Complaintes, Laforgue

1886 : Illuminations, Rimbaud

1887 : Poésies, Mallarmé

Fin de l'extrait

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