L'apologue - Français - Première L

L'apologue - Français - Première L

Digischool Bac L met à votre disopsition un cours de français niveau 1ère L sur l'apologue rédigé par notre professeur.

Par définition, l'apologue est un récit bref à visée argumentative qui met en scène des personnages et des situations à valeurs symbolique, contenant toujours une leçon de morale sur laquelle réfléchir. A travers ce cours, vous étudierez les spécificités de l'apologue et les différentes formes sous lesquelles il peut se présenter : la fable, le conte, l'utopie, etc.

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L'apologue - Français - Première L

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L'apologue

Présentation : Synonyme de fable (du latin fabula – récit) et venant du grec apologos – récit détaillé –, l'apologue est, selon le Grand Robert, un « court récit exposé sous forme allégorique, et qui renferme un enseignement, une leçon de morale pratique ».

Autrement dit, l'apologue est un écrit bref à visée argumentative, qui met en scène des personnages et des situations à valeur symbolique et contient toujours une leçon de morale sur laquelle réfléchir.

I. Les spécificités de l'apologue

L'apologue a de nombreuses spécificités qui le rendent à la fois intéressant et très efficace. Sans conteste, il plaît car il est synonyme de divertissement, mais aussi d'instruction.

Cela sous-entend un double niveau de lecture avec, tout d'abord, une histoire, une fiction avec un décor, des personnages (principaux et secondaires), une intrigue et un dénouement.

Puis, intervient un second palier où cette même histoire – reflétant une société et ceux qui la composent – amène le lecteur vers un enseignement moral.

Plus important encore : avec l'apologue, l'auteur, sous couvert du divertissement, dénonce les mœurs d'une société avec lesquelles il n'est pas d'accord. Toutefois, le ton moins sérieux et plus amusant qu'un grand discours politique évite la censure.

Jean de la Fontaine (1621 – 1695) et ses fables (de 1668 à 1694) en sont le parfait exemple. De ses écrits, il dit : « L'apparence est puérile, je le confesse ; mais ces puérilités servent d'enveloppe à des vérités importantes ».

Du côté du lecteur, l'apologue a une portée ludique, mais également distrayante.

La ''mise en image'' d'une situation apporte un aspect concret à des notions abstraites. La compréhension en est facilitée.

Le lecteur apprend en s'amusant et se sent concerné par les sujets de société. Le ton léger de l'apologue attise la curiosité en portant à la connaissance de tous des faits importants.

II. Les formes de l'apologue

En vers ou en prose, l'apologue peut revêtir diverses formes.

1. La fable

La fable, devenue célèbre grâce à Jean de la Fontaine (1621 – 1695), est un récit bref en vers.  Souvent illustrée, elle met en scène des animaux et contient une fin morale plus ou moins explicite, de laquelle on doit tirer un enseignement.

Exemple

Jean de la Fontaine (1621-1695) - Les Fables (1668-1694)

« Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute. » - Le Corbeau et le Renard (1668).

« La raison du plus fort est toujours la meilleure. » - Le Loup et l'Agneau (1668).

2. Le conte

D'abord oral, le conte était un récit hérité de la tradition populaire. Il devint par la suite, un texte en prose, écrit et fictif, mettant en scène des personnages imaginaires et/ou merveilleux, dans le but de faire réfléchir, mais aussi de divertir ; souvent reconnu à son début « Il était une fois... ». Il a une portée didactique car il incite avant tout à la réflexion vis-à-vis de la société et de ses mœurs.

Exemple : Charles Perrault (1628 - 1703) - Le Petit Chaperon rouge (1698).

3. Le conte philosophique

Le conte philosophique est un récit en prose fictif, mais qui cherche à éveiller l'attention et l'esprit critique du lecteur sur les grandes questions de la société. Au même titre que le conte, il a également une portée didactique. Il se sert fréquemment de l'ironie en réponse à la censure que le pouvoir en place tente d'exercer, au XVIIIème siècle, sur les philosophes des Lumières.

Exemple : Voltaire (1694-1778) - Candide (1759).

L'auteur dénonce la guerre et ses atrocités, sous couvert d'un récit de fiction, bien que très réaliste. Il contre les "optimistes" et déclare : « Tout n'est pas au mieux dans le meilleur des mondes ».

4. L'utopie

L'utopie (utopia) est un genre littéraire, qui s'est développé à la Renaissance, où l'écrivain se laisse aller à imaginer un monde idéal. Elle laisse le lecteur faire lui-même un parallèle avec la société dans laquelle il vit. C'est un récit de fiction, à l'image d'un récit de voyage, mais imaginaire.

Exemple : François Rabelais (né entre 1483 et 1495 ; mort en 1553) - L'Abbaye de Thélème (1534 ou 1535).

5. La contre-utopie

La contre-utopie garde les mêmes principes narratifs que l'utopie, en décrivant un monde imaginaire contraire à un idéal et privant l'Homme de toute liberté. On parle alors d'un univers totalitaire et complètement déshumanisé.

Exemple : Georges Orwell (1903-1950) – 1984 (1949)

L'auteur décrit un monde totalitaire où le mot "Liberté" n'existe plus.

 

Fin de l'extrait

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