Corrigé Histoire Géographie - Bac L Polynésie 2016

Corrigé Histoire Géographie - Bac L Polynésie 2016

Notre professeur d'histoire géo a rédigé pour vous le corrigé d'Histoire Géographie du Bac L de Polynésie 2016.

Vous verrez tout d'abord que tous les sujets de la partie de composition d'histoire ont été traités, à savoir "La Chine et le monde depuis 1949" et "Le projet d'une europe politique des traites de Rome à l'UE à 28 Etats". Vous découvrirez ensuite la correction du croquis de géographie "Les espaces maritimes : approche géostratégique" de la seconde partie de l'épreuve.

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Corrigé Histoire Géographie - Bac L Polynésie 2016

Quiz de Histoire - Géographie :

Quels sont les différents peuples du Proche et Moyen Orient ?

  • A.Les Arabes, les Turcs et les Perses
  • B.Les Kurdes, les Turcs et les Egyptiens
  • C.Les Perses, les Arabes et les Russes
  • D.Les Turcs, les Kurdes et les Arabes
Répondre aux 10 questions Voir tous les Quiz de Histoire - Géographie

Le contenu du document



COMPOSITION D’HISTOIRE

SUJET 1 : LA CHINE ET LE MONDE DEPUIS 1949

Conseils :

• Attention à bien cerner les limites du sujet

• Il faut se pencher sur les relations de la Chine avec le monde et expliquer quelle politique elle suit sur le plan diplomatique et économique pour jouer un rôle à l’échelle mondiale.

• Chine cherche à reconstruire sa puissance après une période de déclin

• Démontrer que l’objectif du parti communiste chinois est de refaire de la Chine une puissance mondiale 

• Démarche chronologique paraît indiquée tant la rupture des années 1970 est prégnante

• Pour valoriser votre copie exploiter les éléments vus en cours de géo sur la place de la Chine dans la mondialisation.


I.  La construction d'une puissance communiste (1949-1978)

A. Une puissance régionale

Redevenue indépendante, la Chine rétablit sa position régionale d’abord par la reconquête de son territoire : le Tibet (quasi- indépendant depuis 1913 reconquis en 1950) et des territoires à la frontière de l’URSS. Mais elle renonce à récupérer Taïwan et Hong Kong

Alliance de la Chine, non reconnue par les puissances occidentales, avec l'URSS 

Elle apporte son soutien au Viet Minh indochinois entre 1946 et 1954 et participe aux négociations, elle envoie des « volontaires » en Corée contre les États-Unis entre 1950 et 1953. = retour de la Chine sur la scène internationale


B. Du modèle soviétique au maoïsme

Basé sur le marxisme léninisme + Adoption du modèle soviétique dans les domaines économique (collectivisation des terres, nationalisation des entreprises industrielles et priorité absolue donnée à l'industrie lourde par le premier plan quinquennal entre 1953 et 1957) et politique (constitution calquée sur le modèle soviétique en 1954, dictature avec culte de la personnalité du grand Timonier 

Rupture rapide avec l'URSS (dès 1958) qui cesse tout aide économique, pour des raisons de différends frontaliers et de refus par Mao Zedong* (biographie) des changements proposés par le XXe congrès du PCUS (1956) en matière idéologique (fin du culte de la personnalité) et géopolitique (coexistence pacifique). 


C. Au maoïsme

Grand prestige, auprès de nombreux intellectuels occidentaux déçus par l'URSS, du modèle chinois maoïste, se présentant comme le laboratoire d'une société égalitaire. (Rayonnement qui dépasse sa puissance réelle) 

Mao lance « le Grand bond en avant » (1958-1961) : mise en place des communes populaires devant assurer toutes les fonctions économiques : agriculture, industrie, infrastructures : = grand bond en arrière

En 1965 pour ré-asseoir son pouvoir fragilisé il lance la révolution culturelle en 1966 la Révolution Culturelle visant à casser les élites politiques récalcitrantes. La « révolution culturelle » incite les jeunes, transformés en gardes rouges à prendre le pouvoir, à se révolter contre « la vieille société », les fonctionnaires corrompus, désormais « ennemis du peuple », les intellectuels, les gestionnaires. Beaucoup sont forcés de faire leur autocritique en public, de s’humilier, st envoyés en rééducation, ou forcés de quitter les villes pour partir vivre à la campagne où ils subiront un dur apprentissage du métier de paysan, et une partie considérable du patrimoine culturel chinois est détruit à cette occasion. Au sortir de cette nouvelle crise, le peuple chinois est définitivement traumatisé, tant par les atrocités physiques que par les incroyables violences morales. Des milliers de personnes sont mortes, l’enseignement et l’activité éco du pays.

Mao reprend le pouvoir en 1969 mais il doit recourir à l’armée pour rétablir l’ordre et mettre fin à l’anarchie grandissante.

Pays exsangue à la mort de Mao Zedong en 1976.

Sur la scène internationale la rupture avec l’URSS a permis à la Chine de s’affirmer comme une puissance indépendante :

• Elle se veut solidaire du tiers Monde et entend jouer un rôle de chef de file du Tiers Monde : Zhou En-Lai à la conférence de Bandoung en 1955 + leadership du non alignement, Elle est un modèle de développement autonome pour les pays nouvellement indépendants

• Elle sécurise ses frontières quitte à rentrer en conflit avec l’Inde en 1962, l’URSS en 1969+ aide apportée aux Khmers rouges cambodgiens en 1975)

• Elle se dote de l’arme nucléaire dès 1964

• En 1971 : entrée à l'ONU et au Conseil de Sécurité à la place de Taïwan 

• Richard Nixon à Pékin en 1972


III. Vers le statut de grande puissance (depuis 1979)

A. Une puissance émergente ouverte sur le monde

Accession au pouvoir de Deng Xiaoping en 1978 qui lance une série de réformes économiques (abandon de la collectivisation et de la planification, programme des « Quatre modernisations [agriculture, industrie, science, défense], libéralisation des prix instauration du « socialisme de marché » comme concept réformateur en 1992) et ouvre le pays aux investissements étrangers (ZES/Zone Économique Spéciales, côtières 

Croissance économique spectaculaire (› 10% /an depuis 1978) lui permettant d'intégrer tous les organismes économiques internationaux (FMI et Banque Mondiale en 1980-1981, OMC en 2001) et la propulsant en 2010 au second rang mondial en termes de PIB. 


B. Un régime politique autoritaire

Maintien d'un régime politique autoritaire réprimant férocement toutes les aspirations démocratiques (cf. Répression du Printemps de Pékin sur la place Tian an-men les 3-4 juin 1989) ou nationale (refus d'accorder l'autonomie au Tibet en 2008).

Contrôle des médias lors des JO de 2008 ou l’emprisonnement de Liu Xiaobo prix Nobel de la paix en 2010


C. Une puissance internationale renforcée

  • Puissance mondiale

Membre de l’OMC, membre du conseil permanent de sécurité de l’ONU, puissance nucléaire

Néanmoins elle ne peut rivaliser encore avec les EU : pas d’intervention dans les grands conflits récents (guerre du Golfe, Afghanistan, Irak)

Elle est obligée de ménager les EU pour des raisons éco mais aussi militaire car ils sont présents en Asie (bases, alliés)

La Chine a néanmoins triplé son budget militaire entre 1991 et 1995. Elle montre qu’elle est capable de se défendre Il est le 3ème au monde ce qui suscite la méfiance des EU 

Pour l’instant sa politique étrangère internationale est au service des intérêts économiques (besoin en technologies, libre circulation maritime) - d’où son intérêt pour l’Afrique-  et la conduit à des prises de position prudentes (pas d'ingérence politique, développement du soft power [multiplication des instituts Confucius]), et ménageant les États-Unis dénoncés pour ses ambitions hégémoniques mais indispensable partenaire.


  • Avant tout une puissance régionale : 

Toutefois il n’est pas certain que la Chine soit en mesure de traduire sa puissance économique en puissance politique. La Chine reste un PED où les questions intérieures st considérables et les risques d’instabilité toujours possibles. Plutôt que de se lancer dans une politique étrangère aux ambitions globales, les responsables chinois se concentrent sur leur pays et se contenter sur le plan international à la défense de leurs intérêts. 

Politique régionale (Asie) plus active (intégration de l'OCS Organisation de Coopération de Shanghai, association à l'ASEAN, soutien à la Corée du Nord) et offensive (cf. litiges maritimes avec le Japon, le Vietnam, les Philippines, relations toujours compliquées avec Taïwan, revendications sur la mer de Chine etc.) sur fond de modernisation des moyens d'intervention (flotte militaire, cyber-attaque)

Fort nationalisme dans un pays ayant restauré son intégrité territoriale (rétrocession de Hong Kong en 1997, Macao en 1999) et affiché sa puissance lors des JO de 2008.

Toutefois l’interdépendance éco engendrée par la mondialisation et qui prévaut aujourd’hui est porteuse d’une interdépendance politique et la Chine devra donc prendre ses responsabilités à l’échelle mondiale. Elle pourrait être un lien entre les PDEM et les PED avec qui elle entretient des relations d’aide et de coopération + ou – intéressées


Conclusion

En une trentaine d’années la Chine a acquis le statut de puissance éco et financière de premier rang et s’impose aujourd’hui comme un nouveau centre géopolitique en Asie orientale. Longtemps centré sur l’Asie sa conception de puissance évolue rapidement relayée par une diaspora présente sur tous les continents (not IDE). Toutefois elle n’a pas encore tous les attributs d’une superpuissance (au niveau militaire, modèle..) et doit faire face à de  nombreux défis qui interrogent l’avenir et risquent de remettre en cause la priorité absolue donnée à la croissance économique.



SUJET 2 : LE PROJET D’UNE EUROPE POLITIQUE DES TRAITES DE ROME À L’UE À 28 ETATS

I. Construction économique et création de nouvelles institutions (1955-1989)

L’Europe politique peine à se mettre en œuvre et la voie de l’intégration économique est privilégiée dans la continuité de la CECA.


A. Le choix d’une Europe économique : les débuts de la CEE

  • Relancer l’Europe

Suite à la conférence de Messine, les six décident de poursuivre l’intégration dans le domaine économique. En mars 1957, les traités de Rome créent d’une part la CEE, visant à la mise en place d’un marché commun pour les biens, les services, les capitaux et les hommes et d’autre part, Euratom, qui doit permettre le développement du nucléaire civil.


  • Un compromis institutionnel

Il s’agit de conserver un équilibre entre « inter-gouvernementalité » et supranationalité 

L’intergouvernementalité est contenue dans la forme d’un conseil des ministres des six.  Les décisions sont prises d’abord à l’unanimité, puis à la majorité qualifiée (proportionnalité avec la population des pays). Les décisions prises sont transformées en règlement communautaire ou en directives.

Un début de supranationalité s’esquisse par ce droit communautaire, mais aussi par la création d’une Commission européenne, qui fait des propositions de règlements et de directives, et qui veillent à l’application de ceux adoptés. Les commissaires sont nommés par les gouvernements.

Pour intégrer davantage les peuples, une assemblée parlementaire est créée, dont les membres sont nommés par les différents parlements nationaux.

Tel est le compromis de 1955. En France, l’initiative en revient donc à la Quatrième République.


B. De Gaulle, obstacle à la construction d’une Europe supranationale (1958-1969)

En 1958, suite à la crise algérienne, De Gaulle revient au pouvoir et fait adopter la constitution de la Cinquième république, qui se caractérise par un pouvoir présidentiel fort. La Personnalité et les convictions de De Gaulle vont définir la politique française pendant une dizaine d’années.


  • La vision gaulliste de l’Europe

De Gaulle hérite de la CEE et des engagements de la France en ce domaine. Cependant, il est un farouche défenseur de la souveraineté des nations. D’ailleurs, il est en partie responsable de l’échec de la mise en place de la CED en 1954.  De Gaulle charge en 1961, Christian Fouchet de rédiger un plan, qui prévoit une union politique européenne, qui passerait uniquement par des relations intergouvernementales. Les autres pays refusent ce plan qui est enterré.


  • De Gaulle, le Royaume-Uni et l’Allemagne

Paradoxalement, De Gaulle mène une politique anti-anglaise et pro-allemande. Il considère que le Royaume-Uni est trop influencé par les Etats-Unis et trop engagé dans son « Commonwealth » pour refuser à deux reprises sont entrée dans la CEE (1963 et 1967).

Il préfère se rapprocher de la RFA et sur une entente franco-allemande, alors que l’Allemagne est divisée et occupée. Il parie sur l’amitié en signant avec elle un Traité d’amitié et de coopération en janvier 1963. Cette politique à l’avantage de se faire d’État à État.


  • La politique de la Chaise vide

De Gaulle fin 1965 toutes participations de la France aux organisations bruxelloise afin d’obtenir l’abandon d’un projet de la commission. Cette dernière souhaite en effet pourvoir prendre des décisions à la majorité qualifié, ce qui se traduirait par un renforcement de la supranationalité : ses décisions s’imposant à tous. « L’arrangement » de Luxembourg met un terme à ce boycott le 30 janvier 1966 : les décisions dans les domaines les plus importants resteront prises à l’unanimité.

De Gaulle démissionne en 1969 et meurt en 1970.


C. Les avancées de l’Europe politique de 1969 à 1989

  • Des élargissements à l’Ouest 

Le départ de De Gaulle permet au Royaume-Uni, mais aussi à l’Irlande et au Danemark d’entrer dans la CEE en 1973.

La fin des dictatures militaires permet à la Grèce en 1981, à l’Espagne et au Portugal en 1986 d’entrer à leur tour dans la CEE. 

Ces élargissements vont entraîner un approfondissement de la construction européenne en particulier dans les institutions.


  • Des progrès institutionnels

Les couples franco-allemands successifs (après 1974 Giscard d’Estaing/Helmut Schmidt ; après 1981-82 François Mitterrand/Helmut Kohl) vont relancer la dynamique européenne :

• 1974, création d’un Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement (réunion prévues quatre fois par an) chargé de faire entendre la voix de l’Europe et de définir les priorités de la CEE.

• 1976, décision d’un parlement européen élu au suffrage universel

Il s’agit là encore de trouver un équilibre entre les partisans d’une Europe intergouvernementale et une Europe supranationale, même si ce parlement n’a alors qu’un pouvoir de conseil. Par exemple le parlement qui vote en 1984 un projet de constitution fédéral, le voit rejeter par les parlements nationaux.


  • La relance de l’Acte unique en 1986

Jacques Delors, qui préside la commission européenne de 1985 à 1994 a l’idée de relancer la construction européenne en faisant adopter un Acte unique européen, qui impose comme date butoir de la création véritable d’un marché unique pour 1993 et qui prévoit la création d’une Union économique et monétaire. Il prévoit aussi d’améliorer le processus décisionnel de trois façons : étendre les domaines votés à la majorité, l’accroissement du pouvoir de la commission et l’accroissement du pouvoir du parlement. 


II. De la « réunification » au manque de désir européen (ou à la division) (1989-2013)

A. Un élargissement sans précédent

  • La fin de la guerre froide

1989 marque la fin des régimes communistes en Europe de l’Est et 1991, la chute de l’URSS. Ces importants changements entraînent des modifications de frontières (Allemagne, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Russie) et l’opportunité d’un élargissement de la CEE. Dans un premier temps, les nouveaux pays intègrent le Conseil de l’Europe, mais aussi beaucoup l’OTAN (ex ; les baltes pour obtenir la protection des Etats-Unis…). Ceci suscite un immense espoir d’une Europe enfin réunifié après environ 40 ans de rupture entre sa partie Ouest et Est. Une nouvelle ère s’ouvre pour l’Europe.


  • L’accueil des nouveaux arrivants

La réunification de l’Allemagne fin 1990 entraîne de facto un premier élargissement européen. 

Le sommet de Copenhague en 1993 définit des critères d’adhésions à l’Union Européenne (crée en 1992 à Maastricht) : un Etat de Droit, démocratique, respectueux des droits de l’Homme, une économie de marché, accepter les acquis communautaires et souscrire aux objectifs de l’UE.

En 1995 entrent l’Autriche, la Suède et la Finlande (pays neutres, pays du Nord).

En 2004, dix nouveaux pays dont Chypre et une majorité de l’Est (baltes etc…).

En 2007, la Bulgarie et la Roumanie.

Chacun de ses pays a été soutenu financièrement pour se mettre à niveau pour l’intégration.


  • Élargir jusqu’où ?

Ces élargissements reposent la question de l’identité et des frontières de l’Europe, assimilée de plus en plus à l’UE.  Ces 27, bientôt 28 pays ont chacun leur propre histoire, leur propre culture, souvent leur propre langue. Il difficile de développer une identité européenne commune. De plus, où s’arrêtent l’Europe ? Quelle place pour la Turquie ? la Russie ? La France n’a-t-elle pas plus de lien avec l’Afrique du Nord ?


B. Un nécessaire approfondissement européen

  • L’importance du Traité de Maastricht 

Ce traité signé en février 1992 crée l’Union européenne, terme neutre, qui peut accepter autant par les fédéralistes que les partisans d’une confédération. Ce traité définit trois piliers politiques européens : - la coopération policière et judiciaire ; - la PESC (politique étrangère et de sécurité commune) et la communauté européenne (union économique et monétaire = futur euro en 1999).

C’est à cette nouvelle forme d’Europe que les nouveaux pays ont adhéré.  D’ailleurs, les accords de Schengen sur la libre circulation des personnes adoptés en 1985 sont mis en application en 1995. Il nécessite aussi une collaboration policière. 


  • Les mutations des institutions

Les traités d’Amsterdam (1997) et de Nice (2001) tentent d’améliorer les institutions qui doivent fonctionner à 15, puis à 25, 27, 28. Par exemple, on bloque le nombre de commissaires à 15 et le parlement voit son pouvoir renforcer. Il a aujourd’hui un pouvoir de codécision avec le Conseil européen. Il peut bloquer des décisions, comme le budget proposé par le CE, comme il vient de le faire une fois de plus (Cameron l’avait négocié à la baisse).


  • Du TCE au traité de Lisbonne 

Pour remettre les choses à plat, un Traité Constitutionnel européen est rédigé. Il contient une partie sur les institutions mais aussi un rappel de toutes les politiques communes (agricole, pêche etc…). Or ce traité est rejeté par référendum en France et au Pays-Bas en 2005 (trop fédéralistes pour certains ; trop libéral économiquement pour d’autres).

La démarche référendaire est abandonnée. Et, Nicolas Sarkozy fait ratifié par le parlement français le Traité de Lisbonne en 2007 : le choix des gouvernements. Ceci permet d’améliorer les institutions : extension des domaines ou on vote à la majorité qualifiée, doit d’initiatives législatives pour les citoyens, et surtout création de deux fonctions censées davantage de poids à l’Europe : un président du Conseil européen (Herman Van Rompuy) et une Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de service (Catherine Ashton, chargée de créer de toutes pièces un service diplomatique).


C. Le temps des doutes face aux crises et à la mondialisation : Puissance économique, nain politique

  • Des divergences sur la conception même de l’Europe

Le refus de choisir entre confédération et fédération a abouti à créer des institutions qui hésitent entre institution supranationale (CECA) et intergouvernementales (CEE).

Les États s’opposent entre eux à ce sujet dans une dialectique entre élargissement (Royaume-Uni) et approfondissement (France…).  

L’intégration des pays de l’Est dans l’UE avec le passage de 15 Etats à 27 à la fin de la guerre froide a pu laisser penser qu’on aller assister à l’émergence d’une puissance diplomatique et militaire plus forte face par exemple à la Russie. Or, les cultures politiques des différents Etats sont très disparates. L’OTAN s’est élargi quasiment en même temps que l’UE.

L’Union européenne reste un objet constitutionnel mal identifié.


  • Des divergences sur la politique extérieure

La PESC (politique étrangère et de sécurité collective) crée en 1992 apparaît impossible à mettre en place. Herman van Rompuy et Catherine Ashton sont rendus impuissants par les divergences gouvernementales. Les gouvernements européens sont en désaccord très souvent dans les relations internationales (2003 : intervention en Irak ou non ?  2012 intervention en Lybie ou en 2013 au Mali ou non). Chacun fait cavalier seul selon ses propres intérêts et objectifs politiques. 

Pour aboutir à un Etat fédéral (approfondissement), il faudrait avoir une véritable armée commune (au-delà de la force d’action rapide créée en 2003) et une PESC  véritablement commune.  

Quel pays y est véritablement prêt ? Le Royaume-Uni par exemple souhaite conserver sa relation privilégiée avec les Etats-Unis et ne voit dans l’Europe qu’un vaste marché, qu’on peut toujours agrandir dans une logique d’économie libérale (Turquie). L’Allemagne s’est peu investit dans la lutte contre le terrorisme au Mali


  • Un manque de lisibilité de l’Europe par les citoyens

Les citoyens des différents États ne semblent pas très porteurs du projet européen si on regarde la participation aux élections européennes (élection d’un parlement) et l’échec des référendums de 2005 (Pays-Bas et France). Il est un stéréotype de dire que l’UE souffre « d’un déficit démocratique », alors qu’elle est surtout mal connue et mal défendue par la classe politique, qui a souvent tendance à se défausser sur l’UE de ses propres difficultés dans chacun des pays. Le débat politique national (Droite/gauche ; montée de l’extrême droite) traverse le champ européen aussi. La tendance au repli sur soi en cas de crise ne favorise pas le sentiment européen (remise en cause de l’euro avec la crise grecque ; Sentiment anti-allemand   alors que l’Allemagne est la plus grosse contributrice au budget européen et à l’aide au pays du Sud. L’Allemagne est accusée d’égoïsme…).


Conclusion

L’UE est objet constitutionnel mal identifié, ce n’est ni un État fédéral, ni une confédération, d’où le mot de Delors sur « une fédération d’Etat-nations ». Depuis 1948, l’Europe a dû se reconstruire dans l’après-guerre. Elle a dû faire face à un rideau de fer qui l’a séparé en deux de manière drastique pendant plus de 40 ans. Réunifié depuis peu, elle se cherche dans un monde dont l’économie bouge beaucoup plus vite que les institutions européennes. Il reste que l’échelle continentale semble être la bonne échelle pour faire face aux puissances montantes que sont le Brésil, l’Inde et la Chine ou anciennes que sont les EU et la Russie. Il faudra cependant plus qu’un drapeau et un hymne européen pour forger une identité européenne. Les migrations de travailleurs ou d’étudiants Erasmus pourront peut-être y contribuer.



DEUXIEME PARTIE

LES ESPACES MARITIMES : APPROCHE GEOSTRATEGIQUE

La légende doit mettre en avant plusieurs points :

1. Les espaces maritimes au cœur de la mondialisation

• une place considérable sur la planète : plus de 70% de la surface de la Terre

• une importance croissante des échanges maritimes : 80% des échanges mondiaux de marchandises

• des espaces sillonnés par des navires spécialisés

• flotte mondiale multipliée par 4

• grandes routes maritimes reliant les pôles économiques entre eux

• littoralisation des activités


2. Les espaces maritimes : des enjeux géoéconomiques

• des ressources importantes : ressources halieutiques, minières et énergétiques

• les ZEE

• multiplication des conflits : revendications territoriales, zones de piraterie


3. Les espaces maritimes : des enjeux géopolitiques

• des lieux sensibles : détroits et canaux

• intérêt croissant pour la route maritime de l’Arctique

• militarisation des espaces maritimes par les acteurs de la mondialisation


Conseils :

Le croquis de géographie est une réponse cartographique à un sujet. Il comprend nécessairement une légende organisée. Un fond de carte est fourni car la localisation doit être précise. Le jour du bac, on vous recommande de ne pas y passer plus d’1 heure. 


Etape 1 : Au brouillon, comme pour une composition, il faut analyser le sujet et dégager une problématique. C’est indispensable pour bien comprendre ce que l’on doit démontrer et organiser correctement la légende. 

Etape 2 : Etablir la liste des informations pertinentes pour la légende, à l’aide de documents lorsqu’il s’agit d’un exercice ou sans documents le jour d’une épreuve. On peut revenir à cette étape à plusieurs reprises.

Etape 3 : Toujours au brouillon, organiser ces informations : la légende doit être ordonnée. Les idées sont classées en deux ou trois parties : la légende suit donc un plan et chaque partie a un titre. Attention, il faut parfois faire des choix car on ne peut pas tout faire figurer sur le croquis ou le schéma, sinon c'est illisible. On essaie alors de regrouper certains éléments en légende.

Etape 4 : Choisir les figurés pour chaque élément de la légende. Il est recommandé de tous les dessiner sur un fond de carte brouillon ou un brouillon simple, pour éviter les choix peu judicieux (couleurs trop proches, superposition…)

Etape 5 : Réaliser le croquis. La légende peut être faite au propre en parallèle. Il faut d'abord dessiner les limites principales (contours des zones, d’une ville, lacs, fleuves, etc.) ; puis placer les figurés de surface. Le coloriage ne doit jamais recouvrir les autres figurés et les noms : attention donc aux couleurs foncées ou se ressemblant trop. Ensuite, placer et dessiner les figurés ponctuels. Indiquer quelques éléments de nomenclature. Ecrire les noms des lieux importants en lettres d’imprimerie et en noir : lettres majuscules pour les mers et pays, minuscules pour les villes, quartiers, etc. Écrire toujours droit ; Enfin, placer les figurés linéaires. Ils ne doivent jamais chevaucher les figurés ponctuels et les noms de lieux. On peut les arrêter et reprendre ensuite.


Rappels : 

Vous devez donner un titre à votre croquis qui reprend le sujet. 

Le coloriage : obligatoirement avec des crayons de couleur. Tout doit être colorié : si vous laisser un espace blanc, il doit être mentionné en légende. Par contre, il ne faut pas colorier les mers et océans. Le fluo est interdit. 

Les figurés linéaires et la nomenclature : obligatoirement au feutre fin.

Le soin : il est absolument indispensable, et c'est une partie importante de l'évaluation. 

Fin de l'extrait

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