Corrigé Histoire géographie - Bac L Pondichéry 2016

Corrigé Histoire géographie - Bac L Pondichéry 2016

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Cette année, la partie majeure portait sur la Géographie. Les élèves de Terminale L ont pu choisir entre deux sujets : Le continent africain face au développement et à la mondialisation, ou Etats-Unis - Brésil : dynamiques territoriales. La seconde partie de l'épreuve est donc une étude critique d'un document d'histoire sur le socialisme en Allemagne.

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Corrigé Histoire géographie - Bac L Pondichéry 2016

Le contenu du document



PREMIERE PARTIE
COMPOSITION DE GEOGRAPHIE

SUJET 1 – LE CONTINENT AFRICAIN FACE AU DEVELOPPEMENT ET A LA MONDIALISATION


INTRODUCTION

AMORCE :

De la Libye à l’Afrique du Sud, et du Nigéria au Mozambique, l’Afrique est confrontée à de nombreux défis.

DEFINITION DU SUJET :

Le continent africain désigne les 54 Etats qui le composent, un continent en mutation qui dispose d’atouts.

Le développement est l’ensemble des processus sociaux et économiques qui apportent aux hommes une plus grande sécurité, une plus grande satisfaction de leurs besoins.

La mondialisation est l’intégration croissante d’espaces et d’hommes à l’échelle mondiale résultant dévolutions économiques, techniques, culturelles liées à l’extension du système économique capitaliste. 

PROBLEMATIQUE :

A quels défis l’Afrique doit-elle faire face pour assurer son développement tout en s’intégrant dans la mondialisation ?

PLAN :

D’une part, l’Afrique reste plus ou moins un continent à l’écart du développement et du système-monde. D’autre part, apparaît une nouvelle Afrique dynamique. Enfin, il reste à cette étendue terrestre d’importants défis à relever.


DEVELOPPEMENT

I. L’Afrique un continent qui reste plus ou moins à l’écart du développement et du système monde

1. En marge de la mondialisation

a. Un continent sous-intégré

• 15% de la population mondiale

• 4 % du PIB mondial

• 3% du commerce mondial

• 5 % des IDE


b. Une économie sous perfusion

• Agriculture trop traditionnelle

• Industrie embryonnaire et peu variée

• Exploitation et exportations des ressources


2. Un continent qui porte les stigmates du sous-développement

a. L’omniprésence de la pauvreté

• 30% des Africains vivent avec moins de 1 $ par jour

• 60% des citadins logent dans des bidonvilles

• Malnutrition, sous-alimentation

• Mortalité infantile élevée.


b. De la santé à l’éducation, des carences

• Insalubrité, manque d’hygiène

• Pandémie du SIDA

• Accès à l’école non démocratisée


3. Des possibilités d’intégration

a. Des ressources abondantes

• Potentiel énergétique et minéral

• Abondance et variété des ressources (eau, forêt, hydrocarbures)

• ¼ des terres arables


b. Un secteur informel pesant

• Plus de 60% de l’activité économique du continent est non officielle (troc, échanges illégaux, …)

• Des flux illicites massifs


II. Vers une nouvelle Afrique, dynamique

1. Un continent qui change et qui s’ouvre

a. Des bouleversements multiples

• Les relations internationales

• Le terrorisme

• La prise en compte de l’Afrique par les grandes puissances et de certaines Firmes transnationales (pétrole)


b. La convoitise des BRICS

• Chine et Inde investissent en Afrique


c. Un continent à intégrer

• Mise en valeur par la construction d’infrastructures routières, autoroutières, portuaires, ferroviaires pour désenclaver l’intérieur en direction du littoral.

• Progression des réseaux immatériels (téléphonie mobile, Internet).


2. Une Afrique en croissance

a. Un décollage économique récent

• Une croissance économique de 5% par an en moyenne

• Les pays pétroliers atteignent même 10%

• Apparition de FTN africaines dans l’énergie


b. Des conditions de vie qui s’améliorent

• Hausse de l’Aide Publique au Développement

• Annulations, réductions des dettes

• Des investissements des Etats dans l’éducation, la formation, la santé.


c. Des classes moyennes qui progressent

• 30 % de la population africaine appartient aux classes moyennes.

• Marché de consommateurs qui augmente

• Urbanisation grandissante

• Mode de vie qui s’occidentalise.


3. Une Afrique multiple

a. Des puissances régionales

• Afrique du Sud qui rejoint les BRICS

• Egypte, Nigéria.


b. Des PMA en nombre

• Des PMA à l’IDH très faible dans la zone sahélienne et subsaharienne


c. Des territoires inégalement intégrés

• Des inégalités spatiales : littoral/intérieur, ville/campagne, quartiers urbains centraux/quartiers urbains périphériques


III. D’importants défis à relever

1. Du développement à l’environnement durable

a. Croissance démographique et déplacements

• 2e continent le plus peuplé du monde

• Population jeune : investir dans l’éducation, la santé

• Surpeuplement dans certains espaces

• Migrations politiques et économiques


b. Une explosion urbaine

• Fort exode rural généralisé

• La ville est un « el dorado »

• Constitution de grandes mégapoles

• Etalement urbain, ségrégation socio-spatiale

• Infrastructures sanitaires inachevées


c. Où en est le développement durable ?

• Des risques nombreux : naturels, anthropiques 

• Pollutions, gestion des déchets

• Exploitation à outrance de certaines ressources


2. Stabiliser et pacifier politiquement

a. Des guerres et des guerres civiles

• Les ravages des guerres depuis des décennies

• Le terrorisme, l’islamisme

• Les guérillas, les pillages

• Le problème des enfants-soldats


b. Des inégalités sociales fortes

• Pauvreté, précarité, paupérisme, chômage

• Emeutes de la faim

• Tensions ethniques, culturelles, racisme


c. Des Etats liquéfiés

• Des coups d’Etat permanents.

• Un manque de stabilité démocratique

• La corruption, des élections truquées

• Manque de politiques publiques


3. Intégrer l’Afrique à toutes les échelles

a. Une insertion régionale malaisée

• Trop d’organisations régionales concurrentes, incomplètes et incohérentes

• Des liens forts entre les anciennes colonies devenues des Etats-Nation et leurs anciennes métropoles européennes.


b. De l’OUA à l’UA

• 1963 : création de l’OUA sur le modèle de la CEE

• 2002 : L’OUA devient l’Union africaine calquée sur l’UE


CONCLUSION

BILAN :

Dans la mondialisation, l’Afrique reste un continent marginalisé en raison des freins, mais s’intègre progressivement grâce à ses atouts.

OUVERTURE :

Dans ce continent pluriel, des pays se distinguent à l’image de l’Afrique du Sud, qui aujourd’hui intègre le groupe qui prend de l’ampleur des BRICS.


SUJET 2 – ETATS-UNIS – BRESIL : DYNAMIQUES TERRITORIALES

INTRODUCTION

AMORCE :

De la quasi destitution de la Présidente brésilienne Dilma Roussef à la fin de mandature du Président américain Barack Obama, le Brésil et les Etats-Unis sont au cœur de l’actualité.

DEFINITION DU SUJET :

Les Etats-Unis, sont une véritable hyperpuissance mondiale de 310 millions d’habitants, qui appartient à la triade.

Le Brésil est un géant d’Amérique latine de 200 millions d’habitants, qui fait désormais partie des puissances émergentes de la planète.

Ces deux pays sont de véritables Etats-continents de par leur superficie.

Les dynamiques territoriales désignent les mutations des mises en valeur des espaces, qui peuvent renforcer ou au contraire réduire les déséquilibres.

PROBLEMATIQUE :

En quoi, les dynamiques territoriales actuelles des Etats-Unis et du Brésil renforcent-elles des mises en valeur inégales des territoires ?

PLAN :

D’une part, ces deux pays intégrés dans la mondialisation sont marqués par la littoralisation et la métropolisation. D’autre part,  les frontières animent de nouvelles mises en valeur. Enfin, il persiste des déséquilibres spatiaux multi scalaires aussi bien aux Etats-Unis qu’au Brésil.


DEVELOPPEMENT

I. Littoralisation et métropolisation

1. Des pays du Nouveau Monde

• Une histoire et un peuplement similaire

• Un peuplement récent par l’Est (colonisation européenne)


2. La mise en valeur du littoral

• Attraction, installation des hommes et des activités sur le littoral atlantique (80% des Brésiliens)

• Infrastructures portuaires pour les flux

• Interfaces actives et dynamiques pour les échanges


3. Des dynamiques métropolitaines

• Processus de métropolisation actif

• Attraction des hommes et des activités.

• Image d’el dorado

• Croissance démographique exponentielle


II. Des frontières dynamisées

1. Des pays ouverts

• Importance des organisations régionales 

• ALENA

• Etats-Unis et Canada avec la mégalopole « Main Street America » en construction autour des

• Grands Lacs. Flux avec le Mexique. 

• MERCOSUR

• Brésil avec ses 5 partenaires


2. Les fronts pionniers

• Dynamique typiquement brésilienne

• En direction du Centre-Ouest et de l’Amazonie

• Mise en valeur récente

• Un nouvel  el dorado


3. L’héliotropisme

• Dynamique typiquement étasunienne

• Des migrations et des délocalisations du Nord-Est en direction de la Sun Belt (ceinture du soleil)


III. Des déséquilibres régionaux et locaux

1. L’organisation spatiale des Etats-Unis

• Nord-Est : manufacturing et rust belt

• Sun-Belt : le croissant périphérique

• Grandes Plaines : un espace en réserve


2. L’organisation spatiale du Brésil

• Nordeste : la région épave

• Centre-Ouest : un espace de transition

• Amazonie : un espace en réserve

• Sud et Sudeste : le centre du Brésil


3. Des inégalités aux échelles (urbaines) locales

• Des villes très inégalitaires aux Etats-Unis et au Brésil

• Modèle centre-périphérie

• CBD/Ghettos aux Etats-Unis

• CBD/favelas au Brésil

• Ségrégation socio-spatiale


CONCLUSION

BILAN :

Indéniablement, les dynamiques territoriales des Etats-Unis et du Brésil sont grandement similaires.

OUVERTURE :

Ces mises en valeur traduisent, à l’échelle nationale des deux Etats, les mutations de l’ensemble du continent américain.


DEUXIEME PARTIE
ETUDE CRITIQUE D’UN DOCUMENT HISTORIQUE

SUJET – LE SOCIALISME EN ALLEMAGNE

Document : le programme du SPD après le congrès de Bad Godesberg (1959)

Texte cité par Bernard Lachaise, in Documents d’histoire contemporaine vol.2, le XXe siècle, Presses universitaires de Bordeaux, 2000.


INTRODUCTION

Coupée en deux depuis 1949, la RFA à l’Ouest et la RDA à l’Est font de l’Allemagne un pays au cœur de la guerre froide et du monde bipolaire en 1959.

C’est dans ce contexte que les membres du parti socialiste allemand de l’Ouest (SPD) se réunissent à Bad Godesberg en RFA, afin de redéfinir la doctrine de leur organisation politique.

Ce sont les défenseurs historiques de la classe prolétaire, et doivent tout en s’adaptant aux transformations politiques, économiques et sociales de l’époque, rassurer leurs électeurs et préserver leurs spécificités, leurs singularités face aux concurrents communistes qui sont au pouvoir de l’autre côté du « Rideau de Fer ».

Dès lors, en quoi cet extrait de programme est-il à la fois une continuité et une rupture ? En quoi ce document témoigne-t-il des héritages et des transformations du projet politique du SPD jusqu’à la fin des années 1950 ?

D’une part, le SPD reste un parti anticapitaliste qui défend le monde ouvrier dans la tradition.

D’autre part, le SPD est un parti qui rompt plus ou moins avec le communisme originel.


DEVELOPPEMENT

PLAN :

I. Un parti anticapitaliste qui défend le monde ouvrier

1. Un parti historique dans la continuité

• « mission historique »

• Défense des droits des prolétaires « protestations des travailleurs »

• Anti capitaliste « contre le système capitaliste »

• Une hostilité à l’exploitation de l’homme par d’autres hommes « la révolution industrielle, la mécanisation »


2. Des valeurs inchangées

• Egalité sociale « éliminer les privilèges »

• Des valeurs communes à défendre « liberté, justice, bien-être »

• La souveraineté du peuple « le respect de la dignité de l’homme

• La présence de l’interventionnisme de l’Etat quand cela est nécessaire « prendre des mesures multiples »

• Etatisation : prise en main par l’Etat de la gestion des activités économiques « toutefois… »

• L’Etat prévoit et coordonne les objectifs et les moyens de production dans le pays, selon un plan : « planification ».

• Le socialisme à travers « la propriété collective »


3. Un parti nationaliste et pacifiste

• Il déclare vouloir préserver la nation et la patrie « approuve la défense nationale », « garantir les frontières »

• Il est favorable à la paix « désarmement contrôlé »

• Il est pour une seule nation et une seule patrie « la réunification de l’Allemagne ».


II. Un parti qui rompt avec le communisme originel

1. Une opposition envers les communistes

• Il dénonce les abus du communisme révolutionnaire comme néfastes « une économie totalitaire ou dictatoriale détruit la liberté ».

• C’est une forme d’anticommunisme, qui renvoie à 1918.


2. Une intégration des principes du capitalisme

• Des éléments de l’économie de marché « libre-choix des consommateurs », « libre-choix du lieu de travail », « libre concurrence », « libre initiative des entrepreneurs », « économie de marché », « libre jeu de la concurrence »

• Au-delà de l’attachement affiché pour les libertés, le SPD ne se réclame plus d’un socialisme qui le rendrait suspect de connivences avec les dirigeants de la RDA et de l’URSS dont les crimes staliniens sont désormais mis au grand jour.


3. Un parti pour tous

• Le SPD n’est plus le parti des seuls prolétaires. 

• Il est un parti ouvert à tous « employeurs, travailleurs »

• Un parti à vocation populaire et universelle  « parti du peuple tout entier»


CONCLUSION

Le SPD de 1959 renouvelle son idéologie qui en fait désormais un parti à la fois traditionnel et moderne. Ces changements marquent l’aboutissement d’un schisme ancien du mouvement, entre l’adaptation et la révolution, de par les divisions entre la souplesse des sociaux-démocrates du SPD et l’intransigeance des communistes allemands du KPD. Le SPD se veut être novateur et modulable, où bon nombre de concitoyens peuvent retrouver leurs idées.

Ce document témoigne des héritages et des transformations du projet politique du SPD jusqu’à la fin des années 1950.

Il traduit indéniablement le clivage qui existe entre les deux Allemagne, et qui se prolonge dans d’autres pays, à l’instar de la France où la distinction entre la SFIO et le PCF est effective depuis le Congrès de Tours de 1920.

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