Fiche personnage : Jacques Massu - Histoire Géographie - Terminale L

Fiche personnage : Jacques Massu - Histoire Géographie - Terminale L

Notre professeur d'Histoire Géographie a rédigé pour vous cette fiche personnage sur Jacques Massu. Il est notamment étudié dans le chapitre L'historien et les mémoires de la Guerre d'Algérie.

Vous vous intéresserez à la biographie de Jacques Massu : sa vie pendant la Seconde Guerre Mondiale, pendant la Guerre d'Indochine et pendant la Guerre d'Algérie. Vous verrez également les dates importantes à retenir sur lui, ainsi que les sujets qui peuvent nécessiter de parler de Jacques Massu en Histoire Géographie.

Téléchargez gratuitement ci-dessous cette fiche personnage sur Jacques Massu.

Fiche personnage : Jacques Massu - Histoire Géographie - Terminale L

Le contenu du document

 

EN UNE PHRASE

Jacques Massu est un militaire, officier général. Ancien compagnon de la Libération et ancien commandant en chef des forces françaises en Allemagne, pendant la Seconde Guerre Mondiale, il s'illustra sous le commandement du Général Leclerc, et durant les deux conflits coloniaux d'Indochine et d'Algérie, notamment en autorisant la torture.

 

PLACE DE LA PERSONNALITE DANS LE PROGRAMME DE TERMINALE

On retrouve le général Massu dans le second chapitre du programme de Terminale : L'historien et les mémoires de la guerre d'Algérie. Depuis les années 1970, il représente les mémoires contradictoires de la guerre. En effet, il est nommé à la charge de « pacificateur » durant le conflit algérien, mais en 2000, il reconnaît avoir permis l'utilisation de la torture à ses fins...

 

BIOGRAPHIE : UN PARCOURS ENTRE TROIS GUERRES

LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Né le 5 mai 1908 à Châlons-sur-Marne, Jacques Massu est reçu à Saint-Cyr en 1928 et choisit de se spécialiser dans l’infanterie coloniale. Capitaine en 1940, il rallie les FFI (Forces Françaises Libres) et devient l’un des proches du général Leclerc. Il participe, en 1944 et 1945, aux combats menés par la 2ème Division Blinde (D.B.) en France et en Allemagne.

 

LA GUERRE D'INDOCHINE

Il termine la guerre comme lieutenant-colonel et rejoint l’Indochine, toujours avec la 2ème D.B., qui, sous les ordres de Leclerc, a pour mission de rétablir la souveraineté française en Indochine. En 1946, il est promu colonel. Adjoint au général commandant la 11ème division en Tunisie, il est promu général de brigade en 1955 et prend le commandement du Groupement Parachutiste d’Intervention, tout en étant inspecteur des troupes aéroportées en Afrique du nord. En 1957, il devient commandant militaire du département d’Alger, et mène la bataille d’Alger.

 

LA GUERRE D'ALGERIE

Le 13 mai 1958, il prend la tête du comité de salut public créé à Alger à la suite de la prise du gouvernement général par les manifestants. Promu général de division en juillet 1958, préfet et I.G.A.M.E. d’Alger (Inspecteurs Généraux de l'Administration en Mission Extraordinaire), le général Massu est rappelé à Paris et remplacé par le général Crépin, après une interview qui va créer une polémique sans précédent, dans laquelle il critique la politique du président de la République en Algérie. En mars 1966, il est nommé commandant en chef des forces françaises présentes en Allemagne. Le 29 mai 1968, Charles de Gaulle vient le consulter en pleine tourmente de mai 1968. En juillet 1969, il quitte ses fonctions dans l'armée d'active.

 

LE GENERAL ET LA TORTURE

En juin 2000, il sort de son silence pour regretter et condamner l'utilisation de la torture et les exactions pendant la guerre d'Algérie. Les quatre régiments de la 10e DP, qui sont sous son contrôle se partagent la ville. Maîtres d'Alger, ils emploient tous les moyens pour identifier les poseurs de bombes. Chaque régiment a son centre d'interrogatoire où la torture est utilisée systématiquement. Un jour, Massu se fait "passer à la gégène" (Gégène est de l'argot militaire qui signifie dynamo électrique manuelle. La gégène fut utilisée pour torturer des personnes en leur appliquant les électrodes afin de faire circuler un courant électrique entre diverses parties du corps...) et affirme n'avoir pas trouvé la chose insupportable. En réalité, ses subordonnés n'ont pas "mis toute la sauce" lors de cette séance. En France, de François Mauriac à l'extrême gauche, on s'indigne. La disparition de Maurice Audin, arrêté par les parachutistes et probablement torturé à mort, alimente la polémique. Le 22 juin 2000, Jacques Massu réapparaît. Deux jours plus tôt, a été publié le récit d'une ancienne partisane de l'indépendance, Louisette Ighilahriz, capturée en septembre 1957 à l'âge de 20 ans par l'armée française, puis torturée et violée pendant trois mois par l'état-major de la 10e division parachutiste à Alger. Le général se repent, les remords de Massu, chrétien convaincu, à la fin de sa vie, vont accélérer le travail de mémoire en France et libérer les consciences, sur fond de polémique et de passion.

 

DATES-CLES DE LA PERSONNALITE

1908 (5 mai) : naissance de Jacques Massu à Châlons-sur-Marne

1928 : Elève à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr

1955 : devient Général de brigade

1957 : Commandant militaire du département d’Alger

1958 : Commandant du corps d’armée d’Alger

1966 : Membre du Conseil supérieur de la guerre

2000 : Repentance par rapport aux tortures commises en Algérie.

2002 (le 26 octobre) : décès du général Massu

 

TYPES DE PROBLEMATIQUES/SUJETS OU CE PERSONNAGE PEUT ETRE CITE

- Comment les historiens étudient-ils la violence des combats ?

- Quelle place les historiens prennent-ils en France dans la transformation des mémoires de la guerre d'Algérie ?

-Comment une lecture officielle des « évènements » en Algérie s'est-elle imposée ?

- Comment l'historien peut-il écrire l'histoire de la violence dont la mémoire est un enjeu politique ?

- Civils et militaires face à la mémoire de la guerre d'Algérie.

- Montrez les conditions qui ont permis que l'Etat et les acteurs de la torture sortent du déni, à son sujet.

 

LE SAIS-TU ?

Le général Massu avait des relations conflictuelles avec le général de Gaulle, même si les deux hommes se respectaient. En 1958, certains témoins rapportent cette conversation (même s'il n'existe aucune preuve de cet échange) :

 

De Gaulle : « Alors Massu, toujours aussi con ? ».

Massu : « Toujours gaulliste, mon général ! ».

Fin de l'extrait

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