La Princesse de Montpensier : Les liens familiaux par le mariage - Littérature - Bac L

La Princesse de Montpensier : Les liens familiaux par le mariage - Littérature - Bac L

Retrouve le cours de Littérature Terminale L sur les liens familiaux par le mariage dans la Princesse de Montpensier avec digiSchool ! Chapitre "La princesse de Montpensier".

Dans cette leçon nous présenterons chacun des liens existants entre les différents personnages et les différentes familles dans l'oeuvre La Princesse de Montpensier.

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La Princesse de Montpensier : Les liens familiaux par le mariage - Littérature - Bac L

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Introduction

Dans l'étude de La Princesse de Montpensier, on se rend vite compte qu'il y a des motifs qui parsèment le livre constamment et en deviennent une toile de fond. Ainsi, la thématique guerrière est toujours présente. Outre cette dernière, on remarque que celles des unions matrimoniales occupe aussi une place particulière. Dans ce cours, il s'agira d'étudier (majoritairement) un tel fait afin de faire un bilan des divers liens qui unissent les familles de la cour mais aussi en étudier l'intérêt. Ce cours sera divisé en deux parties. La première fera état des divers liens familiaux qu'il y a entre les maisons tandis que la deuxième s'intéressera à l'intérêt de la thématique du mariage. 

Préambule

Qui dit union familiale au XVIe siècle dit union d'une femme à un homme. Ainsi, voici un récapitulatif rapide des divers personnages masculins et féminins qu'on trouve dans la nouvelle. Via divers codes typographiques, nous avons démarqué les liens amoureux/familiaux qui existent entre eux. Les fonds de couleur correspondent aux liens du sang (liés à la fratrie et à la descendance) alors que les autres marquent les liaisons sociales et sentimentales.

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= 12 personnages masculins / 7 personnages féminins.

Remarque : on a particularisé par différentes marques graphiques les diverses relations qu'il existe entre ces personnages. On remarque alors que les personnes qui sont liées amoureusement au duc de Guise sont soit démarquées par la couleur rouge, soit par l'italique, soit par le fait d'être souligné. Il est le seul personnage qui se voit attribuer trois marques typographiques liées à l'amour. Les autres n'en sont associés qu'à une (comme le roi de Navarre en rose) ou à deux (comme Marguerite de Valois, dont le nom est en rose et souligné). Cela tend à démontrer de façon schématique à quel point il joue sur tous les fronts. Derrière les unions se cachent parfois des traits de personnalité. Ici, on retrouve celui de l'opportunisme.

I. Les mariages rythmant l'intrigue.

A. Mademoiselle de Mézières.

Sans particulièrement s'en rendre compte lors d'une première lecture, on peut remarquer assez rapidement, lors d'une seconde, que les mariages rythment l'intrigue. Ainsi, le récit s'ouvre sur un mariage qui n'aboutira pas (mademoiselle de Mézières et le duc de Maine) pour mener à un autre : celui du prince de Montpensier à mademoiselle de Mézières. Comme cela est souvent le cas, le film de Bertrand Tavernier étoffe cet événement. Notamment, on assiste aux noces, le repas de festivités et la première nuit des époux ensemble. Peu avant ces épisodes, nous sommes aussi exposés à une dispute entre Marie et son père au sujet du mariage ainsi qu'à une discussion de cette dernière avec sa mère à propos du même sujet.         

B. Mlle de Guise.

Par la suite, il y a une évocation au mariage de Mlle de Guise avec le duc de Montpensier, le père du prince. Dans son film, Bertrand Tavernier met d'autant plus en valeur cet événement en nous enseignant le fait que le duc devient veuf, l'annonce qu'il fait à son fils quant à sa nouvelle union, l'opinion que sa promise en a (qu'elle délivre à Marie). On notera que, dans le film, ce personnage du duc nous avait été déjà présenté au sein de son couple lorsque que la mère du prince était encore vivante. On étudiera plus tard en quoi un tel fait est intéressant.

C. Le duc d'Anjou.

Dans le film, il y a des évocations au possible mariage du duc d'Anjou à une souveraine de Pologne. Notamment, lorsque Chabannes rejoint le prince de Montpensier, on voit le duc d'Anjou en train d'apprendre des noms d'aliments en polonais. Il évoque alors que sa famille voudrait le faire roi de Pologne alors qu'elle comptait, il y a encore peu, l'unir à l'Angleterre en planifiant un mariage avec Elizabeth, protestante et de vingt ans son aînée. Quoi qu'il en soit, l'évocation à l'accès au trône de Pologne ouvre alors sur des événements qui se déroulent en dehors de l'intrigue : l'élection du duc d'Anjou pour être souverain de Pologne. Il s'agit donc, dans le film, d'ouvrir les horizons historiques de la nouvelle afin qu'ils soient plus vastes.

D. Charles IX.

D'autres noces font surface et nous verrons qu'elles aussi entraînent des événements qui auront un rôle intéressant. Il s'agit de celles du roi Charles IX avec la fille de l'empereur Maximilien. Dans la nouvelle, l'événement (religieux) est simplement mentionné et il n'est pas enseigné dans le film. Néanmoins, ce sont toutes sortes d'événements en réaction à ce dernier qui nous sont dévoilés.

E. Duc de Guise / Marguerite de Valois.

On peut éprouver des difficultés à comprendre la situation maritale du duc de Guise. Au début de l'intrigue, il n'est visiblement promis à personne. C'est bien son frère, le duc de Maine, qui a reçu la promesse d'épouser Marie bien que, comme l'enseigne particulièrement Bertrand Tavernier, ce soit le jeune Henri qui reçoive la préférence de Marie. Ensuite, alors qu'il est toujours épris de Marie, on lui prête une relation avec Marguerite de Valois, la sœur du roi. Or, dans la nouvelle, prétendument, pour calmer la jalousie de la princesse, il conclut très rapidement un mariage avec la princesse de Portien ; le but étant de démontrer qu'il n'éprouvait aucune affection pour la future reine Margot. Bien que cela ne soit pas explicité, si l'on en suit une certaine logique, les noces de ce dernier sont célébrées et il est unit à cette dite princesse. Or, il continue de vouloir entretenir une relation avec Marie. Il ne faut pas trouver ça illogique puisque rappelons-nous qu'il réalise ce mariage afin de lui prouver son amour et donc de recevoir le sien en retour. Alors que leur idylle semble enfin pouvoir être viable, ce dernier finit par éprouver de la passion envers la marquise de Noirmoutier. Faut-il alors comprendre qu'il s'unit à cette dernière par les liens du mariage ? Le film et la nouvelle semblent proposer deux options différentes. Dans l'œuvre de Tavernier, aucune référence n'est faite au mariage de Guise avec la princesse de Portien, avant la fin. Il faut alors comprendre qu'il est matrimonialement libre et s'unit de fait avec cette dernière. Il n'y a pas de référence à la marquise de Noirmoutier. Dans la nouvelle, on peut comprendre que la passion réciproque du duc et de la marquise de Noirmoutier se déroule hors mariage grâce à la phrase : « Mme de Noirmoutier était une personne qui prenait autant de soin de faire éclater ses galanteries que les autres de les cacher ». Le verbe « cacher » ainsi que l'évocation des « galanteries » au pluriel fait plutôt penser à une relation subversive, en dehors des liens du mariage.

Enfin, quant à Marguerite de Valois, les allusions à son mariage avec Henri de Navarre et à la Saint-Barthélemy nous font comprendre implicitement que cette dernière a bien été mariée au roi de Navarre lors de ce qu'on appelle parfois les noces vermeilles.

II. Bilan : Quelle famille est unie à qui ?

A. Résumé : comprendre la situation via des questions-réponses.

Finalement, on a un peu l'impression que tous les personnages sont unis entre eux par des liens familiaux éloignés ou des liens d'alliance. Ainsi, avec audace et ironie, dans le film de Tavernier, le personnage de Guise dit à Marie : « belle-sœur, beau-frère, beau-fils, neveu, nièce : quoi d'autre ? » afin de référer à l'union de sa sœur Catherine au beau-père de Marie, le père du prince, duc de Montpensier. De même, Catherine, en rigolant, dit à Marie qu'elle devra l'appeler ma mère.

1. Mais qu'est-ce que tout cela veut dire ? Qui est quoi vis-à-vis de qui au final ?

Le prince de Montpensier est le fils du duc de Montpensier, devenu veuf. La belle-fille de ce duc, c'est-à-dire la femme de son fils, est Marie. Si le duc s'unit par le mariage à Catherine de Guise, cette dernière devient la belle-mère du prince de Montpensier et, un couple formant une entité sociale, elle devient aussi la belle-mère de la femme du prince de Montpensier : Marie. Ce pourquoi, l'amie de Marie, Catherine de Guise, future épouse du duc de Montpensier, lui dit qu'elle devra l'appeler ma mère car, officiellement, elle sera la belle-mère du prince et de sa femme. Mais, ainsi, quel est le lien familial qui unit Henri de Guise et Marie de Montpensier ? Étant le frère de la nouvelle mère (par alliance) du couple princier, le duc de Guise devient le grand-oncle de ce dernier.

2. Cela veut-il dire que la relation du duc et de Marie serait incestueuse ?

En général, l'inceste réfère plutôt à l'accouplement ou l'union matrimoniale de deux personnes ayant des liens de sang entre eux. Selon les pays et les époques, une telle définition peut être élargie aux relations intimes entre des personnes unies par des liens d'alliance. Néanmoins, on remarque que, à la cour, tant de mariages sont célébrés entre personnes d'une même classe sociale qu'il pourrait être difficile qu'elles se marient entre elles s'il venait à être illégal de marier des personnes ayant des liens strictement d'alliance entre eux. En outre, comme nous avons tendance à le démontrer avec ce cours, plus que pour des raisons amoureuses, les mariages étaient réalisés pour des raisons diplomatiques. Parfois, voulant favoriser certaines aspirations de paix ou de pouvoir, les mariages unissaient des personnes du même sang. Ainsi, tel fut le cas pour l'union d'Henri de Navarre à Marguerite de Valois, mariés bien que leurs parents fussent cousins (Jeanne D'Albert, mère d'Henri de Navarre, est cousine de Henri II, père de Marguerite). Une telle pratique était interdite par le Vatican. C'est d'ailleurs un tel motif qui permettra, plus tard, la dissolution de leur mariage. 

3. Dans le film, pourquoi n'est-il pas étrange qu'ils se nomment tous cousins entre eux ?

Bien qu'ils ne soient pas tout à fait cousins (proches) tous entre eux, on peut voir derrière l'utilisation de ce nom, une façon d'englober une majorité de personnes dans une même entité afin de ne pas les différencier et de rappeler que certains liens du mariage ainsi que d'éducation commune les unissent comme des cousins.

B. Vérité ?

On sait que la majorité des personnages et relations contées dans l'œuvre ont un caractère véridique. Nous glissons ici un tableau récapitulatif des unions mentionnées dans l'œuvre afin de démontrer si elles ont été célébrées dans la réalité historique ou non.

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Conclusion

On remarque que seuls les personnages qui se sont vus attribuer des prénoms fictifs dans le film sont l'objet d'une union qui n'a pas été réelle puisqu'eux-mêmes n'ont pas existé tel qu'on nous les décrit.

Fin de l'extrait

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