Le langage cinématographique dans le film La Princesse de Montpensier - Littérature - Terminale L

Le langage cinématographique dans le film La Princesse de Montpensier - Littérature - Terminale L

Nous vous proposons un cours de Littérature pour le Bac L qui porte sur le langage cinématographique dans le film La Princesse de Montpensier.

Ce document est une fiche sur le langage cinématographique pour faire avec un film ce que l'on fait avec un texte. Pour comprendre les choix du scénariste, du cadreur, du monteur... mais aussi pour lire l'image avec efficacité.

Téléchargez gratuitement ci-dessous cette fiche sur le langage cinématographique pour le film La Princesse de Montpensier.

Le langage cinématographique dans le film La Princesse de Montpensier - Littérature - Terminale L

Le contenu du document



La narratologie est la science spécifique qui étudie la composition d’un récit, d’une narration. A l’aide d’outils concepts tels que l’ellipse, la valeur des temps, les figures de rhétorique, elle décompose un texte (Henri Bergson aurait dit qu’elle le dissèque, au sens négatif du terme) pour en montrer les rouages. Pour prendre une image, la narratologie procède en quelque sorte à un plan de coupe qui permet de voir l’intérieur d’un texte, ce qu’il nous cache.

Le cinéma développe son propre langage, qui vous est utile pour effectuer une comparaison efficace de la nouvelle de Mme de Lafayette et du film de Bertrand Tavernier. La présente fiche vise à vous donner des outils conceptuels efficients pour mener des analyses personnelles de l’image et ne se veut pas exhaustive. Vous y trouverez les principaux outils dont vous avez besoin.


Vocabulaire

Les champs

  • Le champ : est l’espace contenu par le cadre.

  • Le hors-champ : représente tout ce qui n’est pas vu mais qui a une existence. Par exemple, dans la Princesse de Montpensier, Tavernier, au moment où de Guise apprend par son oncle que Marie se mariera avec le jeune prince de Montpensier (minute 15), une partie est filmée hors-champ et seul le visage de l’actrice nous indique ce qu’il se passe. Nous comprenons ici que ce hors-champ n’est pas vu entièrement mais a une existence et une importance dans l’action.

  • La profondeur de champ : plus ou moins importante, elle permet d’avoir un premier plan, un second plan, un troisième plan, un arrière-plan. Cela induit bien entendu une hiérarchie : le premier plan est le plus important, etc.

L’un des métiers les plus importants au cinéma est celui du cadreur : cadrer, c’est choisir ce qui apparaît aux yeux du spectateur. Pour ce dernier, il n’y a pas de choix possible : le cadreur est maître. Cependant, on parlera de caméra subjective ou de point de vue lorsque ce que voit le spectateur est aussi ce que regarde le héros : toujours dans le même passage, Marie regarde successivement vers de Guise puis vers Montpensier, coincée entre deux feux.


Les plans

Au cinéma, les plans sont les séquences qui composent le film une fois monté. On trouve :

  • Le plan général ou d’ensemble : filmé à l’échelle humaine, il montre les personnages en action dans un décor tel qu’une rue, une place, une maison. On l’utilise pour une description ou pour des scènes d’action. L’arrivée de Marie et de Philippe de Montpensier dans leur château de Champigny est un plan général (minute 30) qui donne à voir le décor dans lequel se déroulera une partie de l’action.

  • Le plan moyen : représente un personnage en pied sans tenir compte du décor.

  • Le plan américain : sert souvent à rapporter une conversation entre deux personnages en les coupant au niveau des genoux, créant une sorte d’intimité entre eux. A la minute 30 du film, Marie et Philippe sont filmés en plan américain. Ils viennent d’arriver dans leur demeure et sortent de la nuit de noces. Ils se cherchent encore et se découvrent.

  • Le plan rapproché : ne filme que le haut du corps, créant une approche plus intime entre le spectateur et le personnage. A la minute 11 du film, de Guise essaie d’embrasser Marie qui ne se laisse faire qu’à moitié mais se laisse à moitié faire. Cette scène établit une intimité rendue par le plan rapproché.

  • Le gros plan : annulant les distances entre les personnages entre eux, d’une part, et entre les spectateurs et les personnages, d’autre part, il est canonique dans les duels de western. Ce plan met les sentiments des personnages en évidence. A la minute 39.45, alors que Marie et le comte se promènent sous les remparts du château, le gros plan cadre son visage lorsqu’elle raconte son histoire d’amour « passée » avec de Guise. Le spectateur peut lire sur le visage de la jeune femme son émotion.

Les mouvements de camera

Ils donnent à l’image son dynamisme. Comparables en littérature aux points de vue.

  • La plongée : la caméra filme par en haut. L’effet est de donner un point de vue dominant.

  • La contre-plongée : la caméra filme d’en bas. L’effet est souvent de souligner la grandeur ou la force d’un personnage.

  • Le travelling : est un mouvement de caméra qui entraîne un changement de point de vue.
Fin de l'extrait

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