Les sources des Faux Monnayeurs d'André Gide - Littérature - Terminale L

Les sources des Faux Monnayeurs d'André Gide - Littérature - Terminale L

Découvrez ce cours de Littérature de Terminale L, rédigé par notre professeur, qui porte sur les sources des Faux Monnayeurs d'André Gide.

Les Faux-Monnayeurs d'André Gide, roman somme, aux multiples personnages, a de nombreuses sources, de nombreux motifs d'inspiration : si l'auteur avoue volontiers, et met à jour dans son journal, le rôle important qu'a joué dans le processus créateur la découverte de certains faits divers, ses sources d'inspiration ne s'y limitent pas, puisqu'il dévoile même dans son Journal des Faux-Monnayeurs une part d'inspiration autobiographique, à l'œuvre dans l'écriture du roman. Quelles ont été les sources d'inspiration d'André Gide pour écrire les Faux-Monnayeurs ?

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Les sources des Faux Monnayeurs d'André Gide - Littérature - Terminale L

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I. Les sources revendiquées : les faits divers

Les faits divers ont une certaine importance dans l'univers gidien : ainsi André Gide a-t-il été juré pour une cour d'assises en 1912 – expérience qu'il relate dans Souvenirs de la cour d'assises – et a-t-il voulu créer une rubrique "Faits divers" à la NRF.

Aussi ne faut-il pas s'étonner si deux faits divers ont été des sources d'inspiration directes pour les Faux-Monnayeurs : il s'agit bien sûr de l'arrestation d'un groupe de faux-monnayeurs en 1906, et du suicide d'un jeune lycéen en 1909. Ces deux sources sont revendiquées comme telles dans le Journal des Faux-Monnayeurs.

1. L'arrestation des faux-monnayeurs

a. Le fait divers

Gide conserve l'article du Figaro, en date du 16 septembre 1906, relatant l'arrestation d'un groupe de faux-monnayeurs, et l'inclut en annexe de son Journal des Faux-Monnayeurs.

Deux éléments semblent intéresser particulièrement Gide dans cette anecdote : tout d'abord, le fait que des fils de bonne famille soient aussi impliqués, ce qui sera évidemment repris dans son roman : "Ceux-ci étaient des bohêmes, étudiants de deuxième année, journalistes sans emploi, artistes, romanciers, etc. Mais il y avait aussi un certain nombre de jeunes élèves de l'Ecole des Beaux-Arts, quelques fils de fonctionnaires, le fils d'un magistrat de province et un employé auxiliaire au ministère des finances" (Journal des Faux-Monnayeurs, Gide, p. 101)

L'attention de l'auteur peut également s'être portée vers la bonne action, cachée sous le vol : "(...) pour d'autres (...) c'était une œuvre humanitaire : - J'en cédais quelquefois quelques-unes à de pauvres diables peu fortunés que cela aidait à faire vivre leur famille..." (p. 102)

b. Importance de ce fait divers pour le roman

Dans l'entrée du Journal des Faux-Monnayeurs en date du 16 juillet 1919, Gide écrit : "J'ai ressorti ce matin les quelques découpures de journaux ayant trait à l'affaire des faux-monnayeurs. Je regrette de n'en avoir pas conservé davantage. Elles sont du journal de Rouen (Sept. 1906). Je crois qu'il faut partir de là sans chercher plus longtemps à construire a priori" (page 22).

Nous voyons que ce fait divers, en particulier, a une importance centrale dans le roman : il est le point de départ de la création – cela explique d'ailleurs qu'il donnera son titre au roman.

Le thème des faux-monnayeurs, l'organisation qui écoule les fausses pièces de monnaie, dans le roman éponyme, semble assez ténu ; mais la fausse monnaie, en tant que telle, acquiert une charge symbolique forte ; et cet épisode deviendra le thème central du roman, comme le rappelle Pierre Masson : "Sur l'affaire de fausse monnaie, c'est bien sûr l'intégralité du roman qui vient se greffer et transformer l'anecdote en allégorie du comportement humain en général." (Masson, P. Lire les Faux-Monnayeurs, p.46)

2. Le suicide d'un lycéen

a. Le fait divers

Gide inclut également en annexe du Journal des Faux-Monnayeurs une coupure de presse, relatant le "suicide dramatique du jeune Nény, âgé de quinze ans à peine, qui, au lycée Blaise-Pascal, à Clermont-Ferrand, en pleine classe, s'est fait sauter la cervelle d'un coup de revolver". Il s'agit d'un fait divers qui avait fait beaucoup de bruit à l'époque, en 1909.

Ce suicide sera attribué au jeune Boris, et concluera les Faux-Monnayeurs : sa place est donc tout aussi importante.

b. Similitudes et différences avec le fait divers original

Selon l'article, le jeune Nény aurait été conduit au suicide par la violence familiale, la lecture des philosophes pessimistes allemands, et surtout "l'association malfaisante de quelques gamins pour se pousser mutuellement au suicide" : c'est ce dernier élément qui a été retenu par Gide, qui reprend également d'autres caractéristiques précises du fait divers – le camarade de classe qui minute le temps avant le suicide du lycéen, le lieu du suicide marqué d'une croix sur le sol, le revolver qui disparaît après la mort de l'élève.

Cependant, ce fait divers du suicide du lycéen avait été commenté par la classe politique conservatrice, qui avait fait du jeune Nény une victime du milieu universitaire, et d'enseignements trop libéraux. Gide s'oppose à cette vision des choses, tout d'abord car ses personnages principaux s'opposent au conservatisme : ainsi, Bernard a une attitude tout à fait anticonservatrice, alors qu'Olivier s'oppose aux idées politiques de droite (au début du roman, il est mentionné qu'il a une aversion pour Barrès).

De plus, Gide fait de Boris un jeune malade, suivi par une psychanalyste, Mme Sophroniska. L'arrière-plan névrotique du personnage est renforcé : le jeune Boris apparaît comme une personne contradictoire, et socialement fragile. De plus, la mort de la jeune Bronja, dont il était amoureux, tout comme les relations difficiles avec son grand-père, l'a détaché un peu plus encore de la vie.

Aussi le suicide est-il réinterprété par Gide, dans le cadre de son roman.

II. Sources absentes (ou niées) dans le Journal des Faux-Monnayeurs

1. Un fait divers absent : le naufrage de la Bourgogne

Il apparaît qu'au moins un autre fait divers ait été exploité par André Gide : celui du naufrage du paquebot La Bourgogne.

a. Le fait divers

Le La Bourgogne est un paquebot de la Compagnie générale transatlantique, mis en service en 1886 sur la ligne le Havre – New-York.  

En juillet 1898, le paquebot fait naufrage suite à une collision avec un voilier : la plupart des canots de sauvetage ayant été détruits dans l'accident, plus de 500 personnes meurent noyées.

b. Sa reprise dans le roman

Ce fait divers est repris au chapitre 7 de la première partie des Faux-Monnayeurs : Lady Griffith le narre à Vincent, en racontant avoir été l'une des passagères du paquebot. Elle raconte avoir été particulièrement marquée par le fait que les matelots à bord des canots de sauvetage étaient obligés de couper les doigts des naufragés qui s'agrippaient à leur bateau, de peur qu'ils ne les fassent chavirer :

"Le souvenir qui est demeuré le plus vif, celui que jamais rien ne pourra eddaxer de mon cerveau ni de mon coeur : dans ce canot, nous étions, entassés, une quarantaine, après avoir recueilli plusieurs nageurs désespérés, comme on m'avait recueillie moi-même. L'eau venait presque à ras du bord (...) deux marins, l'un armé d'une hache et l'autre d'un couteau de cuisine (...) coupaient les doigts, les poignets de quelques nageurs qui (...) s'efforçaient de monter dans notre barque. L'un de ces deux marins (...) s'est retourné vers moi (...) : "S'il en monte un seul de plus, nous sommes tous foutus. La barque est pleine" - (page 68)

Lady Griffith donne un sens allégorique à cet épisode : elle justifie au moyen de cette expérience un certain égoïsme :

"Quand (...) je suis revenue à moi, j'ai compris que je n'étais plus, que je ne pourrais plus jamais être la même, la sentimentale jeune fille d'auparavant ; j'ai compris que j'avais laissé une partie de moi sombrer avec la Bourgogne, qu'à un tas de sentiments délicats, désormais, je couperais les doigts et les poignets pour les empêcher de monter et de faire sombrer mon coeur" - (page 69)

c. Son importance pour Gide

Dans Lire les Faux-Monnayeurs, Pierre Masson note que le fait divers du naufrage de la Bourgogne était présent à l'esprit de Gide dès 1912, puisqu'il le mentionne dans Souvenirs de la cour d'assises.

Puis, "dès 1914 (...) l'histoire des mains coupées au cours du naufrage s'impose à lui comme une allégorie de la société qui s'emploie à éliminer les laissés pour compte, dont la cour d'assises lui montre quelques échantillons" (Masson, Pierre ; Lire les Faux-Monnayeurs, pages 44 - 45)

2. Une source tue : la psychanalyse et le petit Boris

Le personnage de Boris, le petit-fils de La Pérouse qu'Edouard part rencontrer à Saas-Fée, en Suisse, et qu'il ramène par la suite à Paris dans la troisième partie des Faux-Monnayeurs, s'inspire d'un article issu d'une revue allemande, en 1920, dans laquelle une psychanalyste polonaise, Madame Sockolnicka, racontait l'analyse d'un jeune polonais de dix ans. Ce jeune garçon "souffrait d'une phobie du toucher. Il avait été initié à la masturbation par un camarade de lycée ; parmi ses symptômes névrotiques, il avait la capacité de faire suivre une affirmation de sa négation ; l'un de ses rêves liait la recherche d'un pouvoir sexuel à l'énonciation de trois mots : le gaz, le téléphone, 100 000" (Pierre Masson, Lire les Faux-Monnayeurs, p. 31)

Ainsi, nous voyons que les points communs entre ce jeune polonais et Boris sont nombreux :

  • L’origine orientale : ce jeune patient est polonais, et la mère de Boris est russe ; en revanche la "doctoresse" qui prend soin de lui est "polonaise" (p. 172)
  • Le nom de la psychanalyste : Madame Sockolnicka dans la revue, Sophroniska dans les Faux-Monnayeurs (à noter que Sophroniska n'est pas qualifiée de psychanalyste mais de "doctoresse" p. 172)
  • La tendance à l'onanisme, suggérée dans les Faux-Monnayeurs (et qui constitue également un élément autobiographique, André Gide ayant été brièvement renvoyé de l'école pour "mauvaises habitudes")
  • L'incohérence : le patient a une "capacité de faire suivre une affirmation de sa négation", de même que Boris dit à Bronja : "Oui, je veux bien. Non, je ne veux pas" ou encore "Il fait trop chaud, il fait trop froid" (page 172)
  • Le talisman : trois mots résonnent dans les rêves du petit polonais : "le gaz, le téléphone, 100 000" ; ces mots, le romancier en a fait un talisman pour le petit Boris :

"J'ai trouvé là l'explication que je cherchais depuis longtemps, a-t-elle ajouté, d'un bout de parchemin que Boris gardait toujours sur lui, enfermé dans un sachet qui pendait sur sa poitrine, à côté des médailles de sainteté que sa mère le force à porter – et sur lequel étaient cinq mots, en caractères majuscules, enfantins et soignés, cinq mots dont je lui demandais en vain la signification : GAZ. TELEPHONE. CENT MILLE ROUBLES." - (p. 202)

3. Une source niée dans le Journal des Faux-Monnayeurs : Saint-Simon

D'une manière assez étrange, une autre source possible est indiquée en annexe du Journal des Faux-Monnayeurs, pour être aussitôt niée par son auteur : il s'agit du modèle proposé par Saint-Simon pour le personnage de La Pérouse.

En effet, à la page 109, Gide inclut la lettre d'une lectrice qui dénonce "l'analogie frappante qui existe entre le mal dont est atteint La Pérouse dans les dernières années de sa vie, et celui dont souffrait Monsieur le Prince, et que nous a décrit Saint-Simon dans ses Mémoires", qui prouverait que l'auteur lui aurait "fourni la matière du chapitre III de la troisième partie".

Immédiatement après, à la page 111, Gide nie cette source, en prétendant ne pas connaître le passage de Saint-Simon cité ici : "Le cas de Monsieur le Prince offre en effet une saisissante analogie avec celui de mon vieux La Pérouse, mais c'est la réalité qui m'en avait fourni le modèle."

Effectivement, la réalité, l'expérience de l'auteur semble lui avoir fourni de nombreux thèmes, de nombreuses images présentes dans les Faux-Monnayeurs.

III. Les sources autobiographiques mises en évidence par le Journal des Faux-Monnayeurs d'André Gide

Certaines de ces sources sont mises en évidence dans le Journal des Faux-Monnayeurs même.

1. Le vol du livre

Ainsi, l'entrée du 3 mai 1921 du JFM (page 39 à 42) relate un épisode autobiographique repris avec beaucoup d'exactitude dans le roman : Gide a vu un garçon de quinze ou seize ans voler un livre à l'étalage d'un bouquiniste, s'apercevoir qu'il était observé, mimer le fait de se rendre compte qu'il n'a pas assez d'argent, et reposer le livre à regret. Il lui a ensuite donné l'argent nécessaire pour l'acheter – c'était un vieux guide d'Algérie – alors que le jeune garçon niait absolument avoir voulu dérober le livre.

Gide envisage d'inclure cet événement dans son roman : "L'anecdote, si je voulais m'en servir, serait, il me semble, beaucoup plus intéressante racontée par l'enfant lui-même, ce qui permettrait sans doute plus de détours et de dessous" - (page 42).

Mais l'anecdote trouvera finalement sa place, dans le journal d'Edouard, qui surprend son neveu Georges Molinier voler un livre à l'étalage (pp. 89 - 92) – sans savoir qu'il s'agit de son neveu, étant donné qu'il connaît très peu les enfants de sa sœur Pauline.

2. La femme du train

L'épisode autobiographique de la rencontre avec une femme atteinte d'une maladie nerveuse, dans un train pour Marseille, trouve également écho dans les Faux-Monnayeurs.

a. Qui est la femme du train ?

Cet épisode est relaté de la page 55 à la page 59 du Journal des Faux-Monnayeurs. Gide, accompagné de Marc Allégret, passe la nuit dans le même compartiment de train qu'une femme atteinte d'une "paralysie nerveuse", accompagnée de sa mère et de sa tante. L'atmosphère est étouffante, et la rencontre presque surréaliste : "Et parfois, la jeune fille voulait parler ; mais aussitôt son front semblait se couvrir d'ombre et une expression d'insupportable fatigue tirait ses traits. Un peu avant d'arriver à Nice, les deux femmes commencèrent les préparatifs de départ, et, quand le train s'arrêta en gare, elles s'efforcèrent de soulever le corps inerte de leur compagne ; mais celle-ci commença de pleurer ; non de pleurer précisément, mais de gémir ; ce fut une sorte de lamentation suraiguë, si étrange que les voisins accoururent" (JFM, pages 56 - 57)

b. Quelle est la place de cet épisode dans le roman ?

Dans le Journal des Faux-Monnayeurs, Gide envisage tout d'abord de faire de cette jeune femme un personnage du roman à part entière, qui pourrait rencontrer Edouard : "Edouard pourrait fort bien avoir rencontré en wagon cette extraordinaire créature, qui nous fit lâcher nos places retenues" (page 55).

Cet épisode est finalement abandonné, mais Gide conserve l'idée d'une jeune femme qui ne finit pas ses phrases : cette caractéristique sera attribuée au personnage de Madame Vedel.

3. L'inspiration de personnes proches de Gide

Enfin, les pages du Journal des Faux-Monnayeurs nous permettent de nous rendre compte que certaines des connaissances proches de Gide ont pu servir de modèle pour des personnages de son roman : c'est le cas par exemple pour Armand ou pour le vieux Lapérouse.

a. Le vieux La Pérouse et le professeur de piano

C'est lorsqu'il nie s'être inspiré des pages de Saint-Simon pour décrire la maladie du vieux Lapérouse, qu'André Gide avoue s'être inspiré d'un de ses professeurs de piano comme modèle du personnage : "Le cas de Monsieur le Prince offre en effet une saisissante analogie avec celui de mon vieux La Pérouse, mais c'est la réalité qui m'en avait fourni le modèle. La Pérouse a été inspiré, et jusque dans son suicide manqué, par un vieux professeur de piano, dont je parle longuement dans Si le grain ne meurt (...)" (JFM, pages 111 – 112)

b. Armand et Armand B.

C'est également dans cette lettre en annexe que Gide révèle s'être inspiré d'un de ses camarades de classe, Armand B., pour créer le personnage d'Armand : "... où je parle également d'Armand B., qui me servit lointainement de modèle pour l'Armand des Faux-Monnayeurs" (page 112).

Cet Armand, dont il est question ici, se suicidera : cette caractéristique pourrait avoir été attribuée au personnage d'Olivier.

c. D... et Olivier

Enfin, le Journal des Faux-Monnayeurs comporte, en annexe, une lettre dont le destinataire, "Mon cher ami", est probablement André Gide, et dont le signataire est "CH. B."

Cette lettre relate le suicide d'un certain D..., et son auteur raconte lui avoir dit, avant sa mort, qu'il ne se tuerait "qu'après une joie telle [qu'il] ser[ait] certain de ne plus pouvoir en éprouver jamais une semblable." Puis, Ch. B évoque la rencontre de D avec un jeune homme, sous-entendant que la joie qu'il éprouvait alors l'a mené au suicide.

Cette décision suicidaire faisant suite à une joie trop forte est présente dans le personnage d'Olivier, dans les Faux-Monnayeurs ; bien que le roman les Frères Karamazov de Dostoïevski soit également une inspiration possible pour cette caractéristique, comme le roman le révèle directement.

Ces références à des personnalités de la vie de Gide sont éclairées plus précisément par la connaissance de la biographie de l'auteur.

IV. Les emprunts cachés à la biographie de l'auteur

Enfin, d'autres sources des Faux-Monnayeurs peuvent être mises en évidence par l'étude de sa biographie, et particulièrement de son journal : ces sources sont relevées par Pierre Masson, dans son ouvrage Lire les Faux-Monnayeurs.

Ces sources indirectes, ces emprunts secrets à la propre vie, parfois à la propre pensée de Gide, sont trop nombreuses pour être détaillées ici : vous pourrez vous reporter à la fiche que nous y consacrons, "Les emprunts autobiographiques dans Les Faux-Monnayeurs."

Conclusion

Œuvre protéiforme, les Faux-Monnayeurs compte de nombreuses sources, très variées : des faits divers que l'auteur revendique comme source, aux événements autobiographiques qu'il disperse au gré des pages de son roman et de son journal, tous les emprunts de Gide pour son roman sont probablement impossibles à répertorier. Mais chacun de ceux qu'il met en évidence, dans son Journal des Faux-Monnayeurs comme dans son Journal, sont particulièrement significatifs pour l'étude de la genèse de cette œuvre.

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