Résumé : Le Journal des Faux Monnayeurs - Littérature - Terminale L

Résumé : Le Journal des Faux Monnayeurs - Littérature - Terminale L

Notre professeur vous propose un cours de Littérature niveau Terminale L, et plus particulièrement un résumé de l'oeuvre Le Journal des Faux-Monnayeurs.

Le journal des Faux-Monnayeurs de Gide : mode d'emploi ! Vous trouverez dans cette fiche toutes les informations nécessaires pour vous guider dans la lecture du journal d'écriture au programme du Bac L. Comment est composé ce journal des Faux-Monnayeurs ? Quels thèmes, quelles problématiques l'auteur y aborde-t-il ?

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Résumé : Le Journal des Faux Monnayeurs - Littérature - Terminale L

Le contenu du document


Présentation :  Le journal des Faux-Monnayeurs de Gide : mode d'emploi ! Vous trouverez dans cette fiche toutes les informations nécessaires pour vous guider dans la lecture du journal d'écriture au programme du baccalauréat.


Introduction

Alors qu'il entreprend la rédaction de les Faux-Monnayeurs, André Gide, diariste par ailleurs, écrit un journal dans lequel il tient compte de l'écriture de son premier roman : il s'agit du Journal des Faux-Monnayeurs, dont la rédaction commence le 17 juin 1919, pour s'achever en mai 1925, soit sur une période de presque six ans.

Ce document, qui ne contient ni plans, ni brouillons, rend compte des étapes de sa composition, et s'interroge également sur le projet romanesque : il s'agit donc d'une forme de laboratoire de création, où le lecteur peut voir le romancier former des projets, décrire sa relation aux personnages, évoquer des anecdotes autobiographiques qu'il réutilisera dans son roman.

Comment est composé ce journal des Faux-Monnayeurs ? Quels thèmes, quelles problématiques l'auteur y aborde-t-il ?


Le Journal des Faux-Monnayeurs, qu'est-ce que c'est ?

Structure

Les cahiers du journal

Le Journal des Faux-Monnayeurs est composé de deux cahiers.

  • Le premier cahier, qui couvre la période du 17 juin 1919 au 7 décembre 1921, comporte 24 entrées (de la page 13 à la page 47 du Journal).

  • Le second cahier est commencé en août 1921 : il commence donc avant que la rédaction du premier cahier ne soit achevée ; il s'étend jusqu'à la date de mai 1925, date de fin de rédaction du roman. Il comporte 32 entrées (de la page 51 à la page 98 du Journal).

 


En appendice au journal

L'édition du Journal des Faux-Monnayeurs dans la collection "L'Imaginaire" de Gallimard contient également des documents en appendice, c'est-à-dire en supplément :

  • Des extraits de journaux : un extrait du Figaro, daté du 16 septembre 1906, dans lequel le fonctionnement d'un groupe de faux-monnayeurs est relatée ; un extrait du Journal de Rouen, daté du 5 juin 1909, dans lequel le suicide d'un lycéen est relaté. Ces faits divers serviront de source pour le roman de Gide

  • Une lettre, signée "Ch. B", évoquant le suicide de "D." L'auteur de la lettre déclare avoir déjà eu une conversation avec D, à propos du suicide, et lui avoir dit qu'il ne pourrait se suicider, lui-même, qu'après avoir ressenti une joie si intense qu'il serait sûr de ne plus en ressentir de pareille. Ce document peut être vu comme une source pour l'épisode de la tentative de suicide d'Olivier, dans la troisième partie des Faux-Monnayeurs.

  • Deux lettres : la première d'une lectrice écrivant à Gide, lui reprochant de ne pas avoir mis à jour l'analogie entre la maladie de La Pérouse et celle de "Monsieur le Prince" dans les Mémoires de Saint-Simon ; et la réponse que lui apporte Gide, qui déclare ne pas connaître cette description de Saint-Simon.

  • Des "Pages du journal de Lafcadio" : Lafcadio était un personnage imaginé par André Gide, pour les Faux-Monnayeurs ; ce que nous apprenons à la lecture du journal. Il correspond donc à un premier projet romanesque. Dans cet extrait, Lafcadio relate une conversation avec... Edouard.

  • Un texte intitulé "Identification du démon". Le démon apparaît, dans le Journal des Faux-Monnayeurs, comme une image essentielle qui sous-tend le roman.

 


Publication

L'entreprise de Gide, qui rédigea un Journal des Faux-Monnayeurs en parallèle de son roman, est originale et intéressante en soi ; il est également notable que Gide ait décidé de publier ce journal de son vivant !

En effet, la publication des Faux-Monnayeurs date de 1925 ; et le Journal des Faux-Monnayeurs est publié deux ans plus tard, en 1927. Il y eut donc une volonté de l'auteur de mettre à jour le processus créatif.


Les thèmes abordés dans le Journal des Faux-Monnayeurs

Le roman

C'est dans les pages du journal que Gide s'interroge sur les caractéristiques romanesques du roman qu'il veut écrire – rappelons au passage qu'il qualifiera les Faux-Monnayeurs de premier roman, la détermination du genre romanesque est donc d'une importance primordiale.


En rupture avec les traditions littéraires

André Gide s'oppose à la tradition du roman réaliste, qui parcourt le XIXème siècle. A l'instar de romanciers comme Marcel Proust, il a l'ambition de rénover, de révolutionner le genre romanesque. Gide pense, à la suite d'Oscar Wilde, que "la nature imite l'art" ; inutile donc pour l'art d'imiter la nature ! Il faut créer un nouveau roman, avant l'heure.

Peut-être peut-on également discerner, dans les pages du Journal des Faux-Monnayeurs, la volonté pour Gide de rompre avec ses propres traditions littéraires, avec ses habitudes d'écriture – ce qui est symbolisé par l'abandon du personnage de Lafcadio.


Un roman du présent

Gide veut également inclure dans son roman à venir les éléments de sa vie : "Tout ce que je vois, tout ce que j'apprends, tout ce qui m'advient depuis quelques mois, je voudrais le faire entrer dans ce roman, et m'en servir pour l'enrichissement de sa touffe" (I, 21 novembre 1920, page 32). Certains événements relatés dans son journal – surtout le passage de l'enfant qui vole le guide touristique – trouveront d'ailleurs leur place au sein du roman.

L'ambition est de faire des Faux-Monnayeurs, non pas un roman qui s'ancre dans le passé, mais bien un roman qui relate le présent, qui l'assimile sous toutes ses formes narratives (narration à la troisième personne, dialogues, extraits de journaux intimes, de lettres, etc)


Le roman "pur"

Gide écrit également vouloir "purger le roman de tous les éléments qui n'appartiennent pas spécifiquement au roman" (II, 1er novembre 1922, p. 64). Edouard reprend cette ambition, lorsqu'il écrit lui-même, dans son journal : "Dépouiller le roman de tous les éléments qui n'appartiennent pas spécifiquement au roman" (I, IX, p. 78).

Le roman que Gide se propose de créer est renouvelé, épuré, premier en son genre.


Les personnages

Regarder vivre ses personnages

Gide veut dépasser la conception traditionnelle selon laquelle le romancier crée un personnage, comme un artifice. Le romancier doit regarder vivre ses personnages, et non pas les inventer dans leurs moindres détails :

"L'ennui, voyez-vous, c'est d'avoir à conditionner ses personnages. Ils vivent en moi d'une manière puissante, et je dirais même volontiers qu'ils vivent à mes dépens. Je sais comment ils pensent, comment ils parlent ; je distingue la plus subtile intonation de leur voix ; je sais qu'il y a de tels actes qu'ils doivent commettre, tels autres qui leur sont interdits... mais, dès qu'il faut les vêtir, fixer leur rang dans l'échelle sociale, leur carrière, le chiffre de leurs revenus (...) je plie boutique" (II, août 1921, pp. 58 – 59)

"Le mauvais romancier construit ses personnages ; il les dirige et les fait parler. Le vrai romancier les écoute et les regarde agir ; il les entend parler dès avant que de les connaître, et c'est d'après ce qu'il leur entend dire qu'il comprend peu à peu qui ils sont" (page 85)


Puisque le romancier regarde vivre ces personnages, il est parfois surpris par leur comportement, ou par l'intérêt qu'il développe à leur égard : ainsi, il déclare que le père de Bernard, Profitendieu, est "beaucoup plus intéressant que je ne le savais" : "Profitendieu est à redessiner complètement. Je ne le connaissais pas suffisamment, quand il s'est lancé dans mon livre" (II, 6 juillet, page 87)


La création et l'évolution des personnages

Les personnages sont créés dans le premier cahier du journal, mais ils ne sont alors qu'envisagés, comme acteurs de possibles scenarii : ils n'ont pas de nom, ni d'identité spécifique – à l'exception d'Edouard, qui est le seul protagoniste à être nommé dès le premier cahier (page 20).

Mais c'est dans le deuxième cahier que les personnages évoluent :

  • Edouard devient clairement romancier ("Faire dire à Edouard, peut-être : L'ennui, voyez-vous..." page 58)

  • Bernard est "au début, parfaitement insubordonné" (p. 69) – ce qui laisse déjà entendre son retour au domicile familial à la fin du livre

  • Olivier est caractérisé par le changement de personnalité : "son caractère peu à peu se déforme. Il commet des actions profondément contraires à sa nature et à ses goûts – par dépit et violence. Un abominable dégoût de lui-même s'ensuit. L'émoussement progressif de sa personnalité" (page 69)

  • Vincent connaît également cet "émoussement progressif de sa personnalité", et il "se laisse pénétrer par l'esprit diabolique. Il se croit devenir le diable" (page 70)

  • Lady Griffith : "Le caractère de Lady Griffith est et doit rester hors du livre. Elle n'a pas d'existence morale, ni même à vrai dire de personnalité (...)" (page 82)

 

Le cas Lafcadio et le choix de multiples narrateurs

Gide envisage, dès les premières lignes de son Journal des Faux-Monnayeurs, d'intégrer un personnage de son roman les Caves du Vatican, Lafcadio, comme narrateur : "J'hésite depuis deux jours si je ne ferai pas Lafcadio raconter mon roman. Ce serait un récit d'événements qu'il découvrirait peu à peu et auxquels il prendrait part en curieux, en oisif et en pervertisseur" (p. 13)

Finalement, le personnage de Lafcadio disparaît entièrement de l'intrigue des Faux-Monnayeurs ; et la narration est confiée à différents narrateurs, pouvant mettre en lumière différents points de vue : "Je voudrais que les événements ne fussent jamais racontés directement par l'auteur, mais plutôt exposés (et plusieurs fois, sous des angles divers) par ceux des acteurs sur qui ces événements auront eu quelque influence. Je voudrais que, dans le récit qu'ils en feront, ces événements apparaissent légèrement déformés ; une sorte d'intérêt vient, pour le lecteur, de ce seul fait qu'il ait à rétablir" (pages 32 – 33)


L'intrigue

Des pistes envisagées... sans être exploitées

Dans le Journal des Faux-Monnayeurs, de très nombreux fils narratifs sont évoqués : ils ne seront pas tous exploités ; c'est le cas du "roman des deux sœurs" :

"Le roman des deux sœurs. L'aînée qui épouse, contre le gré de ses parents (elle se fait enlever) un être vain, sans valeur, mais d'assez de vernis pour séduire la famille après avoir séduit la jeune fille (...)" (page 14)

C'est également le cas dans ce fragment évoquant la réaction d'un pasteur face à son fils : "Le pasteur, apprenant que son fils, à 26 ans, n'est plus le chaste adolescent qu'il croyait, s'écrie (...)" (page 16)


Une complexité narrative

Gide envisage de nombreux fils narratifs, et il sait qu'il va créer un roman d'une grande complexité, ce qui le décourage parfois : "Je me persuade que l'idée même de ce livre est absurde, et j'en viens à ne plus comprendre ce que je veux" (II, août 1951, page 51)


Les thèmes

Gide évoque de nombreux thèmes et images à venir dans le roman ; mais il développe particulièrement ceux de la morale religieuse (morale protestante étouffante, mystique du démon...) et du désamour : "Si la "cristallisation" dont parle Stendhal est subite, c'est le lent travail contraire de décristallisation, le pathétique ; à étudier" (page 36)


Les sources

Les sources du roman sont identifiées ainsi dans le Journal des Faux-Monnayeurs :

  • Deux faits divers sont exploités : l'un est l'épisode de l'arrestation de faux-monnayeurs anarchistes ; l'autre est celui du suicide d'un élève

  • Un fait biographique est exploité : il s'agit de la rencontre d'un jeune garçon qui vole un guide touristique sur l'Algérie. Cet épisode sera repris dans les Faux-Monnayeurs, le jeune garçon étant devenu Georges Molinier

  • Un fait biographique trouve écho dans le roman : il s'agit de la rencontre dans un train d'une jeune malade atteinte de "paralysie nerveuse" (pages 55 – 59) – cet épisode pourrait avoir inspiré le personnage de Madame Vedel, qui ne finit pas ses phrases.

 


La structure

La structure des Faux-Monnayeurs est abordée dans le Journal :

  • D’abord, Gide opte pour un plan en trois parties distinctes du point de vue de la narration : "[les] notes de Lafcadio occuperaient le premier livre ; le second livre pourrait être le carnet de notes d'Edouard ; le troisième un dossier d'avocat, etc. " (page 26)

  • Puis, il opte pour un plan en deux parties, séparées l'une de l'autre par l'épisode de la première guerre mondiale : "Mieux vaut en revenir à mon idée première : le livre en deux parties : avant et après. Il y aurait à tirer parti de ceci : chacun trouvant dans la guerre argument, et ressortant de l'épreuve un peu plus enfoncé dans son sens." (Page 27)

  • Gide revient ensuite sur l'idée d'un roman en trois parties, auxquelles il donne ensuite des titres

  • La structure définitive du roman est décidée alors que Gide a déjà achevé la rédaction des Faux-Monnayeurs : après avoir envisagé à nouveau un plan en deux parties ("Je crains la disproportion entre la première et la deuxième partie (...)" page 96) ; il considère encore un plan en trois parties : "Ce matin, j'en viens à considérer l'avantage qu'il y aurait à diviser le livre en trois parties. La première (Paris) s'arrêtant au chapitre XVI. La seconde comportant les huit chapitres de Saas-Fée. Ce qui ferait l'emporter en importance la troisième" (page 97)

 


L'écriture et sa difficulté

Enfin, le sujet même de l'écriture, et des difficultés d'écriture qu'il rencontre, est abordé par Gide dans son Journal des Faux-Monnayeurs : "Tant j'étais exaspéré par les difficultés de mon entreprise – et vrai ! Je ne voyais plus qu'elles – je me suis détourné quelque temps de ce travail pour me remettre à la rédaction des Mémoires" (page 29), "Peut-être l'extrême difficulté que j'éprouve à faire progresser mon livre n'est-elle que l'effet naturel d'un vice initial" (page 51), "Mais une des particularités de ce livre (...) c'est cette excessive difficulté que j'éprouve, en face de chaque nouveau chapitre – difficulté presque égale à celle qui me retenait au seuil du livre et qui m'a forcé à piétiner si longuement" (page 95).


Comment lire et étudier le Journal des Faux-Monnayeurs ?

Le programme du baccalauréat

Le programme de l'épreuve de littérature du baccalauréat demande aux candidats d'étudier à la fois les Faux-Monnayeurs d'André Gide, et le Journal des Faux-Monnayeurs, à travers l'objet d'étude "Lire – écrire – publier".

L'étude du Journal a donc tout autant d'importance que celle du roman ! Il s'agit d'aborder, dans le journal, le processus de création romanesque qui a mené à l'écriture des Faux-Monnayeurs.


La place du Journal dans le procédé de mise en abyme

Mais si le Journal est important dans l'étude des Faux-Monnayeurs de Gide, ce n'est pas seulement parce qu'il révèle le processus romanesque : c'est aussi car il occupe une place toute particulière dans le procédé de mise en abyme qu'André Gide met en place dans les Faux-Monnayeurs !

Effectivement, dans les Faux-Monnayeurs, le romancier Gide, crée le personnage du romancier Edouard qui écrit lui-même un roman intitulé les Faux-Monnayeurs. Or, Edouard – comme Gide au même moment – tient également un journal.

La démarche d'Edouard paraît même similaire à celle de Gide, quand il dit par exemple à Sophroniska :

"A vrai dire, du livre même, je n'ai pas encore écrit une ligne. Mais j'y ai déjà beaucoup travaillé. J'y pense chaque jour et sans cesse. J'y travaille d'une façon très curieuse, que je m'en vais vous dire : sur un carnet, je note au jour le jour l'état de ce roman dans mon esprit ; oui, c'est une sorte de journal que je tiens, comme on ferait celui d'un enfant... C'est-à-dire qu'au lieu de me contenter de résoudre, à mesure qu'elle se propose, chaque difficulté (et toute œuvre d'art n'est que la somme ou le produit des solutions d'une quantité de menues difficultés successives), chacune de ces difficultés, je l'expose, je l'étudie. Si vous voulez, ce carnet contient la critique de mon roman ; ou mieux : du roman en général. Songez à l'intérêt qu'aurait pour nous un semblable carnet tenu par Dickens, ou Balzac ; si nous avions le journal de l'Education sentimentale, ou des Frères Karamazov ! L'histoire de l'œuvre, de sa gestation ! Mais ce serait passionnant... Plus intéressant que l'œuvre elle-même..." (Les Faux-Monnayeurs, II, 3, p. 186)

Cependant, la principale différence entre le romancier Edouard et le romancier Gide se tient justement dans l'achèvement du roman : Gide tient effectivement compte de la "gestation" de l'œuvre, des Faux-Monnayeurs, dans le Journal ; mais il donnera bien naissance à cette œuvre, il la publiera. Le roman d'Edouard, en revanche, ne restera qu'à l'état de projet, en germe dans un journal.


Conclusion

Le Journal des Faux-Monnayeurs de Gide ne se contente pas de rendre compte de l'évolution du texte : véritable laboratoire de la création romanesque gidienne, il contribue à faire le roman. De même le roman, en retour, fait-il le journal, puisque nous retrouvons les mêmes préoccupations que celles de Gide, dans les extraits du journal d'Edouard. Aussi est-il intéressant d'étudier le Journal des Faux-Monnayeurs, non pas comme une simple addition au roman, mais bien comme l'un de ses ingrédients.

Fin de l'extrait

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