Sujet d'entraînement sur Hernani : Doña Sol - Littérature - Terminale L

Sujet d'entraînement sur Hernani : Doña Sol - Littérature - Terminale L

Télécharge vite notre sujet d'entraînement de Littérature Terminale L sur Hernani pour réviser ton épreuve du Bac !

Notre professeure certifiée l'a rédigé afin que tu puisse réviser tout en pratiquant ! Elle y a ajouté beaucoup de conseils méthodo sur cette épreuve redoutée des élèves de TL !

digiSchool t'accompagne toute l'année dans tes révisions du Bac Littéraire grâce à de nombreuses fiches, cours, quiz, LIVES de révisions, annales du bac et autres vidéos de notions.

Sujet d'entraînement sur Hernani : Doña Sol - Littérature - Terminale L

Le contenu du document

SUJET

Lorsque, dans Hernani, doña Sol arrache au roi son poignard, celui-ci s’exclame « La belle ! / Je ne m’étonne plus si l’on aime un rebelle. » faisant ainsi rimer « belle » et « rebelle ». Pensez-vous que ces deux adjectifs soient représentatifs du personnage de doña Sol ? 

INTRODUCTION

Point méthode

  1. Il est nécessaire de bien analyser le sujet, c’est-à-dire d’analyser la formulation du sujet, d’identifier les mots-clés puis de les définir.
  2. Une bonne analyse permet de comprendre les enjeux du sujet et de problématiser celui-ci. Tu dois questionner le sujet, la thèse proposée et en montrer les limites.
  3. L’introduction permet d’annoncer les axes du développement, c’est-à-dire les fils directeurs permettant de répondre au sujet.

Comment rédiger une bonne introduction ?

  • Celle-ci doit être concise : elle doit immédiatement prendre en compte la question posée et proposer des pistes de réflexion.
  • L’introduction peut mobiliser des connaissances culturelles et d’histoire littéraire mais celles-ci doivent toujours être reliées au sujet.

Exemple 

Dans le manuscrit de sa pièce Hernani, écrite en 1829 et représentée pour la première fois le 25 février 1830 sur la scène de la Comédie-Française, Victor Hugo choisit le sous-titre « Tres para una » qui signifie « Trois pour une ». 

Il place donc son personnage féminin, doña Sol, au cœur d’une intrigue amoureuse, celle-ci étant convoitée par trois hommes : le roi, le bandit et le vieillard. Or, on remarque qu’il semble l’écarter de l’intrigue politique.

Le sujet prend appui sur une citation que l’on trouve à la scène 2 de l’acte II, quand don Carlos vient ravir doña Sol dans le palais de Silva. Le verbe « arracher » montre la violence avec laquelle doña Sol s’oppose à la figure royale. 

Elle est associée à un instrument de mort, le poignard, qui l’accompagne tout au long de la pièce. Dans la réplique de don Carlos, elle est caractérisée par sa beauté mais aussi par son amour pour Hernani, le bandit. Il semblerait que ces adjectifs, « belle » et « rebelle » soient utilisés par le dramaturge pour présenter une femme convoitée pour sa beauté mais aussi une femme forte qui n’hésite pas à s’opposer au pouvoir par amour. 

Pourtant, Melle Mars, qui incarne doña Sol en 1830, reproche à Victor Hugo le rôle mineur qu’elle joue face à ses acolytes masculins. Doña Sol, incarnant la jeune première, n’est-elle pas également une femme de l’ombre voire femme-objet ? Mais son nom, « Sol » (soleil en espagnol) nous conduit vers une autre piste : n’est-elle pas aussi un personnage féminin solaire et sublime qui tente de se révolter contre les valeurs mortifères du passé incarnées par le jeune Hernani et le vieillard don Ruy Gomez ?

Dans un premier temps, nous verrons que doña Sol correspond au rôle type de la jeune première : c’est une belle jeune femme convoitée par les hommes. Puis, nous verrons que les personnages masculins ne la prennent pas toujours au sérieux, la considérant même comme un objet. Enfin, nous verrons qu’il s’agit aussi d’un personnage solaire voire sublime (voir fiche de cours suivante).

DÉVELOPPEMENT

Point méthode

  1. Le développement doit toujours répondre à la question posée : il est nécessaire de bien comprendre les enjeux de celui-ci.
  2. Le sujet s’inscrit toujours dans le domaine d’étude lié à l’œuvre soit « lire-écrire-publier ».
  3. Le développement repose sur des arguments.
  4. Chaque argument doit être illustré par des exemples : des exemples tirés de la pièce (citations, un passage de la pièce analysé) ou des connaissances d’histoire littéraire.

Comment rédiger un bon développement ?

  • Le développement doit être organisé : en parties et en sous-parties.
  • Il doit témoigner d’une bonne connaissance de la pièce et de son contexte.
  • Il doit mobiliser le lexique théâtral.
  • La langue doit être correcte : n’oublie pas que tu es en L !

ATTENTION ! Pour plus de clarté, nous laissons le plan apparent dans ce cours, mais celui-ci doit être intégralement rédigé le jour de l’épreuve. Les titres des parties ne doivent pas apparaître.

 

I. DOÑA SOL : UNE FEMME BELLE ET REBELLE

A. Une jeune femme dont la beauté est célébrée

Doña Sol est convoitée, dans la pièce, par trois hommes. Dans la scène d’exposition, don Carlos qualifie doña Sol ainsi : « La belle adore / Un cavalier sans barbe et sans moustache encore […] », vers 7-8. Le groupe nominal, « la belle » insiste donc sur la beauté de la jeune femme, qui est aussi présentée comme une femme amoureuse puisqu’on remarque l’emploi du verbe « adorer ». 

Don Carlos n’est pas insensible à son regard : dans la scène 1 de l’acte II, il s’exclame : « Les yeux noirs les plus beaux » : le superlatif montre bien que doña Sol est au-dessus des autres femmes. C’est une noble espagnole qui ne laisse pas les personnages masculins indifférents.

Les hommes utilisent un certain nombre d’images pour désigner doña Sol : elle est « un ange » pour Hernani mais aussi une « fleur ». Ces deux images connotent la pureté, la beauté mais aussi la fragilité. 

Don Carlos, dans la scène 1 de l’acte II, la compare à un oiseau : « Je viens tout doucement dénicher sa colombe. » : or, « colombe » rime avec « tombe » ; ce qui annonce le destin tragique de la jeune femme. Quant à don Ruy Gomez, il fait lui aussi l’éloge de la beauté de sa promise :

« Je veux la voir parée ainsi qu’une madone,

Et, grâce à ses doux yeux et grâce à mon écrin,

Belle à faire à genoux tomber un pèlerin. »

(Acte III, scène 1, vers 818-820)

La métaphore de l’écrin, du trésor, est utilisée pour désigner doña Sol, la comparant ainsi à une pierre précieuse. Don Ruy Gomez la compare aussi à la Vierge. Sa réplique fait sourire le lecteur car le pèlerin qui fait son apparition à la scène suivante n’est autre qu’Hernani. 

Doña Sol est même comparée à la déesse de la beauté et de l’amour quand don Francisco s’exclame à la scène 2 de l’acte V : « Saint Jacques monseigneur ! c’est Vénus qu’il conduit ! »

Doña Sol peut donc faire penser aux jeunes premières de comédie, comme Agnès dans L’École des femmes de Molière, une belle jeune fille enfermée par son tuteur Arnolphe qui a décidé de l’épouser pour ne pas être « cornard », c’est-à-dire cocu. 

Melle Mars incarne en 1830 doña Sol : elle a alors 51 ans mais son jeu emporte le public. Doña Sol est, en effet, jeune et belle mais ce ne sont pas les seuls aspects qui la caractérisent. Elle n’hésite pas à s’opposer à ses prétendants, notamment le roi don Carlos.

B. La femme au poignard

Doña Sol aime Hernani : elle est prête à tout pour défendre son amour. Tout d’abord, on peut dire que doña Sol est « rebelle » puisqu’elle brave l’autorité de son futur époux en donnant rendez-vous à son amant chez elle, la nuit, comme on l’apprend dès la scène d’exposition grâce à don Carlos : « Et reçoit tous les soirs, malgré les envieux, / Le jeune amant sans barbe à la barbe du vieux. », vers 9-10. 

On note une fleur de rhétorique au service de l’humour avec le mot « barbe ». On voit bien, dans cette réplique, que la jeune femme est courtisée mais reste fidèle à son amant. C’est elle qui met au point un signal pour retrouver son amant : « Vous frapperez des mains trois fois. (*) » Elle est donc à l’initiative du rendez-vous.

(*) REPÈRE : Acte I, scène 3.

Mais, en plus de tromper son oncle sous son propre toit, elle refuse l’amour du roi en s’opposant à lui dans l’acte II. C’est d’abord une opposition verbale : « Je ne vous aime pas. », Acte II, scène 2. On constate que l’alexandrin est partagé entre don Carlos et doña Sol. 

L’hémistiche de doña Sol est lapidaire : en six syllabes, elle tient tête au roi. Elle affirme sa condition féminine au vers 506 : « Vous montrer que je suis dame, et que je suis femme ! » : elle s’oppose ainsi à la violence masculine incarnée par don Carlos. 

Celui-ci usant de la force pour la contraindre à venir avec lui, doña Sol vole son arme comme l’indique la didascalie : « Elle lui arrache le poignard de sa ceinture (*). » Elle menace le roi et lui montre qu’elle est prête à mourir pour sauver son honneur et son amour, comme elle le dit au vers 543 : « Pour un pas, je vous tue et me tue ! »

(*) REPÈRE : Acte II, scène 2.

Doña Sol apparaît comme une femme forte : femme au poignard, on comprend que son destin sera nécessairement tragique car lié à celui d’Hernani.

C. « C’est la noce des morts ! », Acte II scène 4

Doña Sol et Hernani forment un duo qu’on ne peut séparer. Elle déclare : « Souviens-toi que, si tu meurs, je meurs. » dans la scène 4 de l’acte II. Le parallélisme de construction montre bien que les amants se suivront, même dans la mort. 

Selon la thèse d’Anne Ubersfeld, Hernani doit nécessairement mourir car il est passé de l’espace non-A (l’espace de la liberté, de l’exil) à l’espace A (l’espace du pouvoir, de la reconnaissance) lorsque l’empereur fait preuve de clémence. Il renie le nom d’Hernani et proclame celui de Jean d’Aragon. 

Pourtant, don Ruy Gomez, à l’acte V, lui rappelle le pacte passé avec lui. Les amants ne peuvent donc s’unir que dans la mort, autrement dit eros et thanatos sont nécessairement liés. Dans la scène du dénouement, c’est doña Sol qui se tue la première en prenant « ce philtre [qui] au sépulcre conduit ». (*) 

(*) REPÈRE : Hernani, Acte V, scène 6.

Elle comprend que la félicité les attend dans l’au-delà. La mort est associée à un mouvement d’élévation, comme elle l’explique : « Vers des clartés nouvelles / Nous allons tout-à-l’heure ensemble ouvrir nos ailes. » La mort permet donc aux amants de s’unir. La violence de la mort est atténuée par cette image sublime.

On peut donc dire que doña Sol est une femme « belle » et « rebelle » : c’est une Espagnole qui a du caractère et qui fait entendre sa voix face aux autres personnages masculins. Pourtant, c’est aussi un personnage qui reste dans l’ombre, comme l’avait bien remarqué Melle Mars. C’est ce que nous étudierons dans la deuxième fiche consacrée à doña Sol puisque nous verrons que c’est un personnage réduit au silence mais aussi une femme solaire.

Après avoir vu que le personnage de doña Sol correspond bien au rôle type de la jeune première, nous allons désormais voir que les personnages masculins ne la prennent pas toujours au sérieux, la considérant même comme un objet. Enfin, nous verrons qu’il s’agit aussi d’un personnage solaire voire sublime

II. UNE FEMME DE L’OMBRE

A. Une femme réduite au silence

Si doña Sol est présente dans un certain nombre de scènes (étant au cœur de l’intrigue amoureuse, « Tres para una », elle occupe 16 scènes sur 26), elle ne possède aucun monologue, contrairement à Hernani et don Carlos. 

À plusieurs reprises, son amant, Hernani, lui ordonne le silence : « Taisez-vous » au vers 173, ou encore « Taisez-vous, doña Sol. » (*) à la scène 5 de l’acte III.

Melle Mars l’avait bien remarqué et s’en était indignée. C’est un personnage toujours entouré par les hommes. C’est également un personnage caractérisé par sa solitude : la duègne, doña Josefa, ne joue pas le rôle de confidente. 

En outre, doña Sol ne peut même pas exprimer seule ses sentiments puisqu’elle n’a aucun monologue. Au cœur des convoitises, doña Sol est considérée par certains personnages, et notamment don Carlos, comme une femme-objet.

(*) REPÈRE : Vers 1090.

B. Une femme-objet

Étant convoitée par trois hommes, doña Sol doit subir leur violence, et notamment celle du roi. Les didascalies, au début de la pièce, mettent l’accent sur sa force et sur sa violence, par exemple : « la saisissant avec violence. » (*) ou encore « Il cherche à l’entraîner. » (*) 

(*) REPÈRE : Acte II, scène 2.

(*) REPÈRE : Ibid.

Dans les actes II et III, le roi veut s’emparer de la jeune femme par tous les moyens y compris par la force. Il abuse de son autorité et se présente même comme un roi libertin quand il propose à Hernani de partager doña Sol : « Partageons. Voulez-vous ? […] madame, à coup sûr, en a pour deux amants. », Acte I, scène 2. 

Don Carlos n’hésite pas à affirmer sa supériorité masculine en déclarant : « ma main plus que la vôtre est forte ».(*) Le comparatif de supériorité montre bien que le roi se croit supérieur à la femme.

(*) REPÈRE : Ibid.

Doña Sol est même réifiée puisqu’elle est l’objet d’un échange dans l’acte III : « Choisis – doña Sol ou le traître. » Respectant la loi de l’hospitalité, don Ruy Gomez livre sa nièce au roi. 

On peut même dire que la scène d’exposition est un viol symbolique de doña Sol puisque don Carlos force de nombreuses portes (dont la porte de l’armoire), pour « venir ravir une femme de force la nuit ». La figure de don Carlos est négative dans la majorité de la pièce. On comprend alors pourquoi la noble Espagnole affirme même qu’il est un « mauvais roi ». 

Le roi, devenu empereur, fait preuve de clémence et donne doña Sol à Hernani à la fin de l’acte IV.

Mais doña Sol tente également d’utiliser sa condition de femme en sa faveur.

C. « Je ne suis qu’une femme », Acte V scène 6

Même si doña Sol se présente comme une femme forte et rebelle, elle avoue néanmoins sa faiblesse. C’est, par exemple, le cas dans la scène du dénouement, quand le domino noir, don Ruy Gomez, vient réclamer la vie d’Hernani. 

Elle dresse deux portraits d’elle-même, particulièrement intéressants : elle se présente comme une tigresse, prête à défendre Hernani, tel le tigre qui protège ses petits. Mais, voyant l’inflexibilité de son oncle, elle change de tonalité. Elle recherche donc la pitié du duc en l’implorant et en insistant sur sa faiblesse :

« Ah ! je tombe à vos pieds ! Ayez pitié de nous !

Grâce ! hélas ! monseigneur, je ne suis qu’une femme,

Je suis faible, ma force avorte dans mon âme,

Je me brise aisément, je tombe à vos genoux !

Ah ! je vous en supplie, ayez pitié de nous ! »

(vers 2078-2082)

On peut dire que doña Sol utilise sa prétendue faiblesse comme une arme, afin de faire fléchir son oncle. Même si le personnage de doña Sol subit la violence masculine, elle apparaît tout de même comme une présence lumineuse qui tente de raisonner les hommes, aveuglés par leur désir de vengeance et leurs serments.

III. UN PERSONNAGE SOLAIRE

A. Doña Sol ou la femme soleil

Dans toute la pièce, on remarque que doña Sol est très souvent associée à la lumière. Quand don Carlos fait l’éloge de sa beauté, il compare ses yeux à « […] deux miroirs ! deux rayons ! deux flambeaux (*) ! », à la scène 1 de l’acte II. 

(*) REPÈRE : Vers 432.

Doña Sol incarne la fougue espagnole. Mais elle est aussi, comme son nom l’indique, une présence lumineuse, solaire. On peut citer cette réplique de don Carlos : « Doña Sol, viens briller comme un astre dans l’ombre ! » (*) : doña Sol est associée à la lumière, avec les termes « briller » et la comparaison à l’« astre ». 

(*) REPÈRE : Acte II, scène 1, vers 462.

Elle est donc celle qui peut défier l’obscurité, les ténèbres. Les didascalies insistent également sur l’opposition entre l’ombre et la lumière, par exemple : « On voit son ombre se dessiner sur les vitraux lumineux. » (*)

(*) REPÈRE : Acte II, scène 1.

Violentée par le roi don Carlos, on voit que celui-ci veut néanmoins faire d’elle son égale : « partagez donc mon trône et mon nom. / Venez ! vous serez reine, impératrice (*) ! » Le verbe « partager » est intéressant car le roi affirme que le pouvoir de doña Sol est aussi grand que le sien.

 

(*) REPÈRE : Acte II, scène 2.

 

Doña Sol étant associée à l’astre solaire, elle tente de lutter contre les ténèbres et notamment contre les valeurs mortifères défendues par son amant et son oncle.

B. Une femme sublime

Doña Sol affirme son amour pour Hernani, comme à l’acte IV quand elle s’oppose une nouvelle fois à don Carlos, devenu empereur : « Je l’aime ! il est à moi, comme l’empire est à vous (*)! » Elle n’hésite pas à exprimer ses sentiments, que ce soit lors de duos amoureux avec Hernani ou publiquement.

(*) REPÈRE : Scène 4.

C’est aussi un personnage sublime car elle demande à son amant de renoncer à son serment : elle lui demande donc de ne pas se tourner vers le passé mais vers l’avenir : « Vous n’êtes pas à lui, mais à moi. Que m’importe / Tous vos autres serments (*)! » Elle s’oppose donc à une loi mortifère, celle qui veut que les fils vengent leur(s) père(s), et qu’elle qualifie de « crime, attentat, folie ! » (vers 2064). 

(*) REPÈRE : Acte V, scène 6, vers 2059-2060.

Doña Sol est donc le modèle à suivre, celle qui refuse que l’existence soit enchaînée au passé. Malgré sa détermination, son oncle et son amant restent sourds à ses propos. Puisqu’elle ne peut être entendue (« Vous voyez bien que j’ai mille choses à dire ! », vers 2112), elle décide de sa mort, sachant qu’elle sera suivie par Hernani :

« Elle lui arrache la fiole.

Je l’ai.

Elle élève la fiole aux yeux d’Hernani et du vieillard étonné. »

Personnage fier, doña Sol, même si elle n’arrive pas à raisonner son amant et son oncle, décide de sa mort.

CONCLUSION

Point méthode

  • La conclusion répond à la question posée de manière synthétique.
  • Elle peut proposer une ouverture en lien avec le sujet.

Exemple 

Le personnage de doña Sol est un personnage bien plus complexe qu’il n’y paraît. Si elle incarne tout d’abord la jeune première de comédie, c’est-à-dire la belle jeune fille soumise à l’autorité masculine, c’est aussi une femme forte qui lutte pour son amour et qui n’hésite pas à défier les grands de son monde. 

Melle Mars a reproché à Victor Hugo le manque de visibilité de ce personnage sur la scène. Si on pense au sous-titre « Tres para una », on comprend que le dramaturge a voulu montrer un personnage lié aux autres personnages masculins. Mais doña Sol est aussi un personnage solaire et sublime qui remet en question les valeurs archaïques défendues par le couple Hernani-don Gomez ; ce qui pourrait faire d’elle l’héroïne de la pièce.

La complexité de ce personnage n’a pas été bien comprise en 1830, comme l’attestent les nombreuses parodies qui renomment le personnage de doña Sol en Quasifol, Parasol ou encore Belle Sole. 

On peut aussi penser au rapport de la censure qui qualifie doña Sol de « dévergondée ». Mais la grande actrice Sarah Bernhardt a incarné doña Sol en 1877, trouvant le rôle à sa hauteur. Elle incarnera par exemple Hamlet et non Ophélia dans la pièce de Shakespeare et jouera le rôle de Lorenzaccio en 1896.

QUELQUES CONSEILS POUR RÉUSSIR LE JOUR DU BAC

  • Il faut que tu apprennes à gérer ton temps. Il s’agit d’une épreuve de rapidité : tu n’as que deux heures pour traiter deux questions.
Fin de l'extrait

Vous devez être connecté pour pouvoir lire la suite

Télécharger ce document gratuitement

Donne ton avis !

Rédige ton avis

Votre commentaire est en attente de validation. Il s'affichera dès qu'un membre de Bac L le validera.
Attention, les commentaires doivent avoir un minimum de 50 caractères !
Vous devez donner une note pour valider votre avis.

Nos infos récentes du Bac L

Communauté au top !

Vous devez être membre de digiSchool bac L

Pas encore inscrit ?

Ou identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?