Corrigé de Philosophie (2/3) Bac L 2018

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Corrigé de Philosophie (2/3) Bac L 2018

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SUJET 2 : Peut-on renoncer à la vérité ?

Plusieurs façons de traiter le sujet puisque le concept de vérité est très large. On pouvait opposer la vérité au mensonge, à l’opinion, à la certitude etc. On pouvait donc traiter le sujet de manière à se concentrer sur un problème de connaissance, ou en développant les différentes manières de renoncer à la vérité selon les contextes dans lesquels elle est énoncée.

ANALYSE DU SUJET :

• « Peut-on » : il s’agit d’interroger la possibilité d’un tel renoncement. Est-on capable de renoncer à la vérité ? Mais il s’agit aussi de savoir si nous avons le droit de renoncer à la vérité. Il faut donc interroger aussi la légitimité d’un tel renoncement.

Définition de la vérité : dans son sens traditionnel, la vérité c’est l’adéquation entre notre pensée ou notre discours et le réel.

Problématique : il y a certaines choses qui apparaissent comme des évidences et qui s’imposent à nous. Ces évidences sont si claires et distinctes que nous ne pouvons pas faire autrement que de les accepter comme des vérités. Même si je peux me réfugier dans l’illusion et le mensonge pour occulte cette vérité qui peut parfois faire souffrir, il reste que la vérité semble s’imposer à moi. Mais dans certains cas, elle n’est pas si évidente que ça, et il faut la construire grâce à un raisonnement et elle doit être ratifiée par tous.

I. On peut se réfugier dans l’illusion ou le mensonge

Idée directrice : on a la capacité de renoncer à la vérité. On peut renoncer à la vérité en l’occultant grâce au mensonge ou à l’illusion. Cf. Emma Bovarie ou Don quichotte.

Mais certaines vérités comme les vérités de fait semblent tellement évidentes qu’elles s’imposent à nous. La vérité nous saute aux yeux et on ne peut pas faire autrement que de l’accepter. On tombe alors dans ce que Sartre appelle la Mauvaise foi.

Transition : s’il est possible de renoncer à des vérités, même les vérités les plus évidentes, faut-il pour autant renoncer à l’exigence de vérité ?

II. Mais si on peut renoncer à la vérité, il ne faut pas se satisfaire de l’opinion.

Idée directrice : la vérité est préférable à l’opinion car elle permet de mettre d’accord les hommes entre eux dans une même communauté de savoir. Kant propose une nouvelle définition de la vérité au-delà de l’adéquation : la vérité comme inter-subjectivité.

III. Sur des certaines questions, non seulement on peut renoncer à la vérité, mais on doit renoncer à une conception intolérante de la vérité. Par respect pour le pluralisme ou le progrès. Le scepticisme devient alors une forme de courage et de prudence de la part du scientifique par exemple.

Idée directrice : on peut et on doit renoncer à la vérité en science. Cette idée semble contre intuitive. L’idée n’est pas de défendre la thèse selon laquelle aucune connaissance scientifique ne vaudrait plus qu’une autre. On ne cherche pas à défendre le relativisme. Il faut renoncer à une certaine conception de la vérité dogmatique. En ce sens, tous les grands scientifiques sont des sceptiques modérés.

Il y a une légitimé à refuser la vérité. Mais en quel sens ? On pourrait croire que la science est précisément ce domaine dans lequel on cherche et on trouve la vérité. C'està-dire que le scientifique produit un discours vrai sur les relations constantes entre les phénomènes, grâce à des calculs, des observations et des expérimentations répétées.

Mais si on pense que tout discours scientifique constitue une vérité universelle et atemporelle, alors on tombe dans le dogmatisme et on ne peut pas faire progresser le savoir. En effet, les scientifiques savent que leurs théories ne valent pas indéfiniment, et que le progrès fonctionne par remplacement des théories entre elles. Ainsi la théorie de la relativité d’Einstein vient remplacer celle de Newton. Cf. Popper, L’avenir est ouvert, tous les grands scientifiques sont sceptiques.

Image de Newton et de la mer. Les scientifiques sont prudents et non dogmatiques, ils savent que nous savons peu de choses et que toutes les vérités scientifiques auxquelles on parvient grâce à des observations et des calculs, ne sont que temporaires. Ce qui est une façon de rabaisser les prétentions de l’homme à pouvoir tout connaitre.

Même en science il y a de l’incertain. Même si la science progresse et que nous proposons une image de la nature qui permet d’expliquer au mieux les phénomènes, il faut toujours renoncer à la vérité absolue. Il faut donc renoncer à la vérité comme adéquation parfaite et définitive entre notre discours scientifique et le réel, c'est-à-dire devenir sceptique quant à notre capacité à dire le réel de manière définitive, car c’est en renonçant à cette vérité absolue inaccessible qu’on pourra faire progresser notre savoir humain. 

Fin de l'extrait

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