Corrigé de Philosophie : Étude de texte - Bac L 2018

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Corrigé de Philosophie : Étude de texte - Bac L 2018

Le contenu du document

 

SUJET 3 : SCHOPENHAUER, Le monde comme volonté et comme représentation, 1818

 

Texte sur l’inconscient (ce qu’on ne sait pas de soi-même), la mauvaise foi (ce qu’on ne veut pas s’avouer à soi-même), la honte (fait d’être mal à l’aise devant soi-même)

Problématique : Nous voulons nous valoriser à nos propres yeux, mais certaines passions que nous avons sont basses et honteuses. Comment l’image que nous voulons avoir de nous-mêmes empêche-t-elle d’avoir une véritable connaissance de soi ?

Erreurs à éviter :

- Paraphraser tout le texte (reformuler tout ce qu’il dit mais sans l’expliquer)

- Oublier (volontairement ou non) de commenter une partie du texte, une phrase ou un mot important (ex : « conscience », « intellect »…)

- Donner son avis personnel de façon péremptoire (ex : « je ne trouve pas qu’il a raison… »)

I. Les désirs, les souhaits

Phrase introductive : « souvent », « nous » => désir, crainte = passions

Phrase 2 : long terme. « dangereuse pour notre amour-propre » : on a une certaine image de nous-mêmes, on veut bien s’apparaître à soi-même, se valoriser à nos propres yeux, et pour maintenir ça, on se cache une partie de la réalité. Il y a toute une réalité cachée, souterraine. Le moi c’est l’intellect/la conscience + autre chose de caché. Ex : je souhaite que mon concurrent fasse faillite.

Phrase 3 : nos sentiments nous trahissent, ils mettent la lumière sur nos désirs véritables. Nous n’y pouvons rien. L’ex : la mort est une chose triste mais la cupidité prend le dessus. On peut tricher avec notre intellect mais pas avec nos passions, elles apparaissent comme plus sincères et plus vraies que l’intellect. Il y a du mensonge par rapport à soi-même, de la tricherie, de la malhonnêteté dus aux convenances, à ce qu’il est convenable de penser ou faire. On veut y correspondre. On peut penser au cas Elizabeth de Freud : une femme qui a des symptômes psychosomatiques car elle ne veut pas s’avouer qu’elle est amoureuse de son beaufrère.

II. Les craintes

Ex : peur d’être abandonné. « nous », « souvent » : parallèle avec le début de la 1ère partie. « courage » : dimension morale qui entre en jeu. Ce qui s’y oppose = lâcheté. Celui qui ne sait pas quels sont ses véritables souhaits et craintes se cache à lui-même la vérité par manque de tempérament, par faiblesse morale, il n’est pas assez fort pour faire face à la vérité.

C’est le hasard qui vient révéler la tromperie : caractère aléatoire de la connaissance de soi. « mystère » : c’est en nous mais ça se passe sans nous, on n’y a pas accès, c’est un moi dédoublé. Révèle la force de l’amour-propre qui enlève de notre regard des pans entiers de notre vie intérieure. Ex : on pense donner aux pauvres par générosité alors qu’on veut être bien vu.

« oser » : de nouveau dimension morale. « bonne opinion » : il y a une vanité, un orgueil de l’esprit humain qui veut cacher ses défauts et mettre en valeur ses qualités. « mépris » : il y a vraiment une erreur = l’esprit arrive à se duper lui-même ; mais l’esprit « n’ose pas se l’avouer », donc d’une certaine façon il le sait, mais tacitement, inconsciemment.

« une certaine action » : ex => tuer celui qui nous empêche d’arriver à nos fins. Le tableau qu’il dépeint de l’humain est très négatif, car ce qu’on pense être des « raisons » (rationnel) « morales » (désir de bien, de justice, de moralité) n’est que lâcheté, désir ou crainte honteuse. La honte de soi empêche d’être sincère. La moralité n’est ici qu’une excuse, un prétexte pour venir cacher la lâcheté. Les raisons morales sont de beaux habits sous lesquels se cache une vérité misérable : l’envie d’alimenter son amourpropre et la cupidité ou autre défaut.

Conclusion

Conflit interne entre l’image de soi, l’amour-propre, destiné à se valoriser soi-même et combler son orgueil, et la sincérité par rapport à soi, le fait d’avoir une image de soi qui correspond au réel, et l’unité avec moi. Ici, le moi est divisé entre celui qui est lâche et qui se croit mu par des raisons morales, et celui qui désire ou craint des choses honteuses pour les convenances morales.

Fin de l'extrait

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