Corrigé n°2 de Philosophie - Bac L 2019 - Terminale L

Corrigé n°2 de Philosophie - Bac L 2019 - Terminale L

Télécharge gratuitement le corrigé du sujet de Philosophie du Bac L 2019 pour t'auto-évaluer dès la sortie de l'examen ! Si tu as des doutes, nous corrigeons également en LIVE chaque épreuve du Bac pour t'accompagner. Cette année le sujet était "À quoi bon expliquer une œuvre d’art ?".

Tous les sujets et corrigés du bac L 2019 sur notre article digiSchool.fr et sur notre page du Bac 2019, fonce voir !

digiSchool, c'est aussi des LIVES de révisions avant les épreuves, des LIVES de correction dès la sortie de l'examen, et des fiches et notions en vidéo sur notre chaîne YouTube toute l'année pour t'accompagner !

Corrigé n°2 de Philosophie - Bac L 2019 - Terminale L

Le contenu du document

 

 

Retrouve dès la fin de ton épreuve notre LIVE de correction !

La formulation du sujet implique par elle-même un étonnement car elle fait surgir une tension : « a quoi bon » renvoie à une inutilité fondamentale, au caractère vain de toute tentative d’explication d’une œuvre d’art. Le sujet suggère donc qu’on ne pourrait expliquer une œuvre d’art, ou plus exactement, qu’en l’expliquant, on manquerait sa dimension essentielle.

Or, socialement, nous faisons ordinairement la différence entre les connaisseurs en art (qu’elles soient des personnes cultivées voire des critiques d’art) et les personnes qui, souvent de leurs propres aveux, n’y connaissent rien. 

Le terme « d’expliquer » doit donc être explicité. Expliquer, c’est déterminer les causes d’un phénomène qui produit un effet, et un seul effet. Expliquer, c’est en fait établir une relation causale. Mais dans le cas de l’œuvre d’art, peut-on parler d’une relation causale ? Est-ce que l’œuvre d’art serait donc le produit, le résultat d’une cause unique et identifiable ? 

Le problème apparaît alors clairement : s’il est vain de chercher à expliquer une œuvre d’art, est-ce au sens où l’œuvre ne serait pas le produit d’une cause identifiable et unique, son effet nécessaire ? Mais si tel n’est pas le cas, n’y aurait-il rien à penser de stable d’une œuvre d’art ? S’il n’y a rien dans l’œuvre, que l’on puisse expliquer, faut-il alors renoncer à un discours commun sur elle ?

A cet égard, une alternative peut être envisagée : on pourrait considérer qu’en rendant compte de sa cause, on resterait en surface de ce que l’œuvre porte : on manquerait alors, sa dimension essentielle. On n’aurait donc pas à expliquer une œuvre, mais à la comprendre, c’est-à-dire, à examiner le sens de l’œuvre.  

Reformulons cette tension sous forme d’un problème : si l’on ne peut expliquer une œuvre, est-ce parce qu’elle n’est pas l’effet d’une cause déterminée, ou est-ce parce que l’œuvre est, en dehors de toute relation causale, ce qui a un sens ?

Fin de l'extrait

Vous devez être connecté pour pouvoir lire la suite

Télécharger ce document gratuitement

Donne ton avis !

Rédige ton avis

Votre commentaire est en attente de validation. Il s'affichera dès qu'un membre de Bac L le validera.
Attention, les commentaires doivent avoir un minimum de 50 caractères !
Vous devez donner une note pour valider votre avis.

Nos infos récentes du Bac L

Communauté au top !

Vous devez être membre de digiSchool bac L

Pas encore inscrit ?

Ou identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?