La Perception - Philosophie - Terminale L

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La Perception - Philosophie - Terminale L

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Ce cours sur la perception va définir ce qu’elle est, nous verrons notamment qu’elle n’est ni une simple sensation, ni un travail de l’esprit, mais un entre-deux. C’est une sorte de sensation mais déjà organisée, affutée par l’esprit.

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Ce cours sur la perception va définir ce qu’elle est, nous verrons notamment qu’elle n’est ni une simple sensation, ni un travail de l’esprit, mais un entre-deux. C’est une sorte de sensation mais déjà organisée, affutée par l’esprit. 

La perception donc ne nous met pas en rapport direct avec le monde, les sens sont déjà filtrés, quelque chose interprète déjà le donné auquel ils nous donnent accès. 

Néanmoins, la perception n’est pas un pur acte intellectuel, elle reste du domaine du sensible par opposition au grand domaine de la connaissance qui, quant à lui, reste de l’ordre du cérébral. L’avantage de cette notion est qu’elle montre que rien n’est strictement naturel chez l’homme, même le plus sensible en nous est déjà organisé par le mental ou quelque chose de moins sensible. C’est ce que montrera le concept si éclairant d’incorporation dont parle Christine Détrez et que nous verrons en fin de cours.

PRÉREQUIS

Aucun prérequis, c’est un cours de débutant en philosophie, aucune crainte ! Il faut juste être vigilant quant aux distinctions conceptuelles employées et au vocabulaire spécifique utilisé.

OBJECTIFS

La distinction entre percevoir et sentir, l’allégorie de la caverne de Platon, les petites perceptions de Leibniz, le bâton rompu de Descartes, le phénomène chez Kant, la perception scientifique de Bachelard et la perception utilitaire de Bergson.

Introduction

A. Définition

1. Mise en contact sensorielle

La perception est cet acte qui met en contact le sujet qui perçoit avec l’objet perçu. La perception est donc une rencontre. Certes, l’objet perçu existe sans avoir besoin d’être perçu, mais avec sa perception par un sujet, il accède à un autre niveau d’existence, il existe pour quelqu’un, il est reconnu et non plus dans l’indifférence totale. De prime abord, la perception ne semble pas être un acte intellectuel puisqu’elle se fait avant tout par les sens. 

Aussi, le sujet percevant paraît presque passif, comme s’il subissait, par l’intermédiaire de ses sens, ce qu’il perçoit. Par exemple, la lumière du soleil peut m’aveugler, le bruit du tonnerre me percer les tympans, telle odeur indisposer mon odorat, le toucher du velours peut me donner la chair de poule, et le goût des épinards me révulser. Car une chose paraît sûre, la perception s’impose à moi, je ne choisis pas vraiment ce que je perçois et ne peut mettre mes sens en suspens pour ne plus percevoir.

2.   Mise en contact du sujet directe et du monde ?

Le sujet humain est composé d’un esprit (donc d’un entendement), et d’un corps (de sens). La connaissance intellectuelle passe toujours par le filtre de l’esprit, là où la perception a l’air plus immédiate, instantanée, sans filtre, comme si les sens équivalaient à une mise en contact directe du sujet et du monde. Mais la perception est-elle vraiment une appréhension immédiate des choses ?

B. Problématique générale : la perception est-elle un accès direct à la réalité ou est-elle de l’ordre de l’interprétation ?

La grande question qui se pose est la suivante : est-ce que, sous prétexte qu’elle est sensorielle et a priori opposée à la connaissance intellectuelle, la perception nous donne un accès direct à la réalité ? 

La réponse semble facile : qui n’a pas déjà été victime d’une illusion perceptive ? Par exemple une illusion optique qui déformerait la réalité comme dans l’image ci-dessous ? Les cas d’illusion optique ne montrent-ils pas que toute perception serait une interprétation ? 

Dans l’image ci-dessous, c’est notre cerveau qui commet une erreur en croyant voir un mouvement qui sur l’image n’existe pas. Ici, nous serions victimes des limites de notre sensibilité qui ne parvient pas à avoir une image fixe avec tel type de couleurs et de formes et qui perçoit quelque chose qui pourtant n’existe pas.

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Donc, la perception est le rapport du sujet au monde par le biais de son corps, de ses sens, mais est-ce que ce rapport au monde n’implique pas aussi de manière sous-jacente une représentation du monde ? Est-ce que la perception ne serait pas finalement tout autant un objet de l'esprit ? L'enjeu philosophique de la perception réside principalement dans cette dualité corps / esprit, sens / entendement.

I. PERCEVOIR, SENTIR. LA PERCEPTION EST-ELLE UNE SIMPLE SENSATION ?

La perception est produite par les sens, mais est-elle une simple sensation que subit le sujet ou a-t-elle quelque chose de plus, dont une activité du sujet percevant ? Autrement dit, la perception est-elle juste une réception d’informations sensibles, ou engage-t-elle une quelconque organisation de ces dernières ?

A. La perception, domaine du sensible avant tout

On peut penser que la perception se distingue absolument de l’intelligible et qu’elle est du domaine du sensible avant tout. On fait ici jouer l’opposition entendement / connaissance / construction intellectuelle, et perception / sensations / corps.

Platon est le premier à avoir considéré les choses ainsi, mais aux dépens de la perception, qui n’est selon lui qu’un semblant de connaissance. Platon en effet apparente les sensations à de simples apparences, de simples opinions qu’il s’agit de dépasser à tout prix pour atteindre la connaissance vraie, celle du monde des Idées. 

Dans la République, il donne ainsi l’exemple de l’allégorie de la caverne. Des prisonniers sont enfermés dans une caverne, et voient défiler sur les parois de cette dernière des ombres. Ils sont persuadés que ce qu’ils perçoivent, les ombres, sont des réalités à part entière, alors qu’elles ne sont que des images de personnes passant entre le soleil et la caverne. 

Ce que Platon veut montrer ici, c’est à quel point la perception est trompeuse. À ne se fier qu’aux sens, on se trompe. C’est donc par un défaut d’entendement, de connaissance ou d’intellectualisation que la perception se cantonne au domaine du sensible. Mais n’est-ce pas là un point de vue radical que de faire s’équivaloir la perception de la sensation ? Sans doute que si.

REPÈRE. L’Allégorie de la caverne, de Platon, présente dans le livre VII de la République, est une fable extrêmement pertinente en philosophie et qui explique bon nombre de notions. Pour la perception, elle apprend notamment que nous sommes passifs face à nos premières impressions et que nous y croyons dur comme fer, comme les prisonniers enfermés dans la caverne pensent que les ombres qu’ils voient sont de vraies choses.

B. La perception surpasse la sensation parce qu’elle l’organise

L’homme a accès à des sensations qui lui fournissent des informations sensibles. Mais il n’est pas un réceptacle d’informations brutes et non triées. En fait, la perception s’occupe d’organiser ces informations. Le schéma de la perception est double :

  1. On reçoit par nos sensations des impressions de choses extérieures à nous.
  2. La perception sélectionne parmi ces impressions celles qui lui semblent importantes et relèguent dans l’inconscient, par exemple, les points de détail inutiles. Donc, la perception agit comme un filtre parmi les sensations.

C’est ce que corrobore parfaitement la théorie des petites perceptions de Leibniz. De quoi s’agit-il ? De minuscules perceptions, en si grand nombre que nous sommes dans l’incapacité de les percevoir toutes, alors elles restent inaperçues. 

Comme nous l’avons vu dans le cours sur la conscience et dans celui sur l’inconscient, Leibniz illustre sa théorie par un exemple précis, celui du bruit de la mer, que je perçois globalement sans entendre le son de chacune des vagues et encore moins celui de chaque gouttelette se mouvant. La perception sélectionne, sans quoi nous ne serions pas capables de percevoir quoi que ce soit.

C. La perception surpasse la sensation parce qu’elle la corrige

Il faut encore distinguer la sensation, qui est la pure appréhension de ce que les sens nous donnent, de la perception, qui est sans doute un degré au-dessus en ce qu’elle la corrige. Descartes, dans le Discours de la méthode, nous explique pourquoi, par l’exemple du bâton de bois plongé dans l’eau.

 

"Quand donc on dit qu'un bâton paraît rompu dans l'eau, à cause de la réfraction, c'est de même que si l'on disait qu'il nous paraît d'une telle façon qu'un enfant jugerait de là qu'il est rompu, et qui fait aussi que, selon les préjugés auxquels nous sommes accoutumés dès notre enfance, nous jugeons la même chose. 


Mais je ne puis demeurer d'accord de ce que l'on ajoute ensuite, à savoir que "cette erreur n'est point corrigée par l'entendement, mais par le sens de l'attouchement" ; car bien que ce sens nous fasse juger qu'un bâton est droit, et cela par cette façon de juger à laquelle nous sommes accoutumés dès notre enfance, et qui par conséquent peut être appelée sentiment, néanmoins cela ne suffit pas pour corriger l'erreur de la vue, mais outre cela il est besoin que nous ayons quelque raison, qui nous enseigne que nous devons en cette rencontre nous fier plutôt au jugement que nous faisons ensuite de l'attouchement, qu'à celui où semble nous porter le sens de la vue ; laquelle raison n'ayant point été en nous dès notre enfance, ne peut être attribuée au sens, mais au seul entendement ; et partant, dans cet exemple même, c'est l'entendement seul qui corrige l'erreur du sens, et il est impossible d'en apporter jamais aucun, dans lequel l'erreur vienne pour s'être plus fié à l'opération de l'esprit qu'à la perception des sens."

 

Descartes, Sixièmes réponses aux objections.


Descartes prend l'exemple d'un bâton plongé dans l'eau qui semble brisé par l'effet de la réfraction. Il entend démontrer qu'il ne nous est pas nécessaire de toucher ce bâton pour nous rendre compte que celui-ci est en fait intact. Si le bâton se redresse à notre perception c'est par le fait de l'entendement. C'est celui-ci qui détermine à quel sens il nous est permis de nous fier. 

Par l'entendement nous serions donc en mesure de dégager une forme de vérité de nos expériences empiriques. La perception s'apparente ici à une opération de l'esprit à partir d’une sensation, à une sorte d’interprétation intelligible des sensations corporelles. 

Comme le précise Descartes dans les Méditations métaphysiques : « la perception, ou bien l'action par laquelle on l'aperçoit n'est point une vision, ni un attouchement, ni une imagination, et ne l'a jamais été, quoiqu'il semblât ainsi auparavant, mais seulement une inspection de l'esprit ».

II. LE DONNÉ COMME PRODUIT DE LA PERCEPTION ET NON COMME DONNÉ BRUT

Il serait donc illusoire de penser que via la perception, nous sommes immédiatement en contact avec la réalité. Ce serait là le mythe du donné dont parlent maints philosophes. 

Comme s’il y avait des données brutes, disponibles à notre sensibilité et que l’on percevrait de but en blanc. Non. Ainsi qu’on l’a abordé juste auparavant, il semble bien davantage que la perception construise ce donné, qui n’en est alors que le produit. Pas de matériau brut, mais un matériau déjà filtré, donc.

A. Le donné perçu limité aux conditions d’expérience possible

Le refus du mythe du donné, on peut le trouver chez le philosophe du transcendantal, c’est-à-dire qui questionne les limites de l’expérience possible, à savoir Kant. Dans la Critique de la raison pure, Kant explique à quel point en l’homme, contrairement à ce que pensait un Platon, sens et esprit sont liés. 

Plus précisément, pour lui, un concept privé d’intuition, donc de perception, serait absolument creux, et l’inverse l’est tout autant. Entendement et perception doivent jouer en même temps, ce qui signifie qu’on ne peut percevoir au-delà des limites de l’expérience possible. L’homme, en effet, est doté d’une certaine sensibilité, il ne peut percevoir qu’au travers des caractéristiques de cette dernière, notamment les formes de l’espace et du temps. 

Nous percevons selon ces dimensions, ce qui cadre déjà nos perceptions, et ce qui limite considérablement notre appréhension des objets, qui donc seront toujours des phénomènes, c’est-à-dire des choses perçues par un sujet, et jamais des choses en soi, des données brutes. 

Ce que l’on perçoit est donc le fruit de notre faculté de percevoir, de sorte que le sujet percevant n’est en aucun cas à percevoir comme un sujet passif. De là vient qu’il existe tout un tas de perceptions type appartenant à des domaines bien distincts.

REPÈRE. La distinction phénomène/noumène/chose en soi est cruciale en philosophie. Kant en est le concepteur, dans la Critique de la raison pure. La chose en soi, c’est la chose telle qu’elle est ; le phénomène est la chose telle que nous l’apercevons ; le noumène est la chose en soi telle que l’on pense qu’elle est. Tout ceci pour montrer que jamais par la perception nous n’accédons aux choses telles qu’elles sont.

B.   La perception scientifique

 

"Dans la formation d’un esprit scientifique, le premier obstacle, c’est l’expérience première, c’est l’expérience placée avant et au-dessus de la critique qui, elle, est nécessairement un élément intégrant de l’esprit scientifique. Puisque la critique n’a pas opéré explicitement, l’expérience première ne peut, en aucun cas, être un appui sûr. 


Nous donnerons de nombreuses preuves de la fragilité des connaissances premières, mais nous tenons tout de suite à nous opposer nettement à cette philosophie facile qui s’appuie sur un sensualisme plus ou moins franc, plus ou moins romancé, et qui prétend recevoir directement ses leçons d’un donné clair, net, sûr, constant, toujours offert à un esprit toujours ouvert. 


Voici alors la thèse philosophique que nous allons soutenir : l’esprit scientifique doit se former contre la Nature, contre ce qui est, en nous et hors du nous, l’impulsion et l’instruction de la Nature, contre l’entraînement naturel, contre le fait coloré et divers. L’esprit scientifique doit se former en se réformant. Il ne peut s’instruire devant la Nature qu’en purifiant les substances naturelles et qu’en ordonnant les phénomènes brouillés."

 

Bachelard, La formation de l’esprit scientifique

 

Dans cet extrait de La formation de l’esprit scientifique, Bachelard explique que l’objet que le scientifique perçoit n’est en rien dû au hasard, il est construit de toutes pièces selon ce que veut rechercher le scientifique. Pour montrer qu’en sciences, il n’y a jamais de perception immédiate, Bachelard fait entrer en jeu le concept d’observation. 

Observer, c’est déjà rationaliser la perception, qui n’est absolument pas une induction pure ou un travail sur de strictes intuitions. C’est tout le contraire, en observant, ce que l’on perçoit est corrigé par la science. Donc, si l’on est scientifique, on perçoit les choses de manière orientée.

C. La perception utilitaire

Dans notre monde actuel, où tout va si vite, trop vite, bien souvent notre perception est focalisée sur l’utilitaire. Je vois la route qui me conduit au travail mais pas les fleurs au bord de celle-ci, car ces fleurs ne me servent pas. 

L’espace de ma perception est entièrement filtré par l’intérêt que j’y porte. Cette déviance est décrite par Bergson, dans La pensée et le mouvant, mais elle est la preuve là encore qu’aucune perception n’est pure, gratuite et vide de construction. Elle est bien le propre d’un sujet percevant particulier.

Si chacun impose à sa perception une grille de lecture personnelle, en plus de celle que notre culture nous impose, est-ce à dire alors qu’il n’y a aucune perception universelle ? La question se pose.

D. L’exemple de la douleur

Dans son ouvrage La construction sociale des corps, Christine Détrez a voulu montrer que les perceptions a priori les plus naturelles ne le sont absolument pas, ce sont des incorporations. Parmi elles, la douleur. La douleur, ce serait cette réaction que le corps a face à telle ou telle perception désagréable. 

Mais Détrez nous dit que cette réaction n’a rien d’instinctive, elle n’est pas pure. Déjà, personnellement, nous n’avons pas tous le même seuil de tolérance à la douleur, certains étant plus douillets que d’autres. Et puis, c’est surtout une affaire culturelle puisque l’on nous apprend dès le plus jeune âge que ceci ou cela est digne ou non de douleur. 

Selon les cultures, nous réagissons ainsi totalement différemment à ce que communément pourtant dans notre culture on appelle « douleur ». Ceci est une preuve parmi d’autres que la perception, quelle qu’elle soit, n’est en rien quelque chose de désincarné et d’objectif, elle est toujours la construction d’un sujet percevant.

Conclusion

La perception est finalement à concevoir comme un entre-deux. Pas seulement comme un entre-deux menant à la rencontre d’un sujet (percevant) et d’un objet (perçu), mais un entre-deux entre le physique et l’idéel (de l’idée), entre le sensible et le spirituel, puisqu’elle entremêle inlassablement les deux. Aristote, dans son Traité de l’âme, le disait déjà, notamment pour contrer le dualisme de Platon : l’entendement et les sens s’associent en l’homme, la perception en est l’image puisqu’en elle, l’esprit revisite, trie, analyse, observe et cadre les pures impressions issues des sensations.

LE PETIT + DANS TA COPIE

Ce qui ici fera la différence, ce sera ta capacité à distinguer précisément les choses. Pour montrer à ton correcteur que tu maîtrises la notion de perception, il faudra être très ferme sur le lexique employé. Car non, percevoir, ce n’est pas juste appréhender ou sentir. De même, une perception n’est pas une sensation ou une impression. Ta maîtrise de ces distinctions signalera que tu as compris toute la densité, l’intérêt et la profondeur de cette notion de perception.

POUR ALLER PLUS LOIN…

Tu peux jeter un œil à la Phénoménologie de la perception, de Merleau-Ponty. Ceci te donnera un aperçu de cette « science » des phénomènes et du sujet percevant que se veut être la phénoménologie et approfondira ce cours sur la perception.

Fin de l'extrait

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20/20

merci

par un utilisateur supprimé - le 13/12/2012

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