La vérité et la démonstration

La vérité et la démonstration

Les deux notions du programme de philosophie traitées dans ce document sont issues du thème sur la raison et le réel. Le but de ce chapitre est donc de distinguer le réel et la raison, en vue de préparer le Baccalauréat. 

La vérité et la démonstration

Le contenu du document

 

LA RAISON ET LE REEL
LA VERITE ET LA DEMONSTRATION

 

1) Le réel

 

Le réel est ce que nous vivons à travers l'expérience. C'est ce qui nous résiste. Le réel s'oppose à ce qui est imaginaire, fictif, pensé. L'objet de la fiction n'existe pas mais la fiction elle-même est réelle. La réalité n'est pas simple. Est réel est ce dont j'appréhende la réalité indépendante ; ainsi il nous échappe. Le réel peut être matériel ou immatériel. Il y a trois types de réalités : le monde des choses (inertes et matérielles), le monde des êtres vivants, le monde de l'esprit.

Il faut prendre en compte que la conception de la matière a beaucoup évolué. A l'époque de Descartes par exemple, la matière était ce qui prend de l'espace. Aujourd'hui, la matière est l'énergie.

La matière et l'esprit

Deux courants de pensée ont étudié ce thème :
- les matérialistes (Marx et Epicure) : la matière progresse et devient complexe, ainsi elle crée de nouvelles performances, ce qui débouche sur des résultats qui permettent de développer la pensée. Ainsi, ils ne distinguent pas vraiment la matière de l'esprit, c'est ce qui s'appelle le monisme.
- Les spiritualistes (Descartes) : chez lui, la matière c'est un espace ou une étendue. L'esprit se tient parallèle à la matière : dualisme.

Dans la théorie de la relativité tout a changé. On sait que la vérité du monde tient de l'énergie mais l'enjeu fondamental de la réflexion sur ce qu'est que la vérité c'est le sens de l'existence. Est-ce que le monde de l'esprit existe ? Vérité et Justice sont des mots ou des réalités ?

On distingue alors vivre d'exister car l'existence est motivée par des projets alors que l'on vit, on peut vivre sans projets. Notre vie a de l'existence si nous lui donnons un sens. La réalité est ce que la raison de l'Homme essaye d'interpréter.

 

2) La raison et la réalité

 

Aristote disait que « l'Homme est un animal raisonnable ». La raison serait ici une forme d'intelligence. Pourtant, il nous faut les distinguer.

Pour Descartes, la raison est la faculté de bien juger, c'est une sorte de bon sens. L'animal peut être intelligent car il a l'aptitude de créer des rapports nouveaux dans la réalité. L'Homme est capable de juger la réalité et d'en tirer partie en innovant. L'Homme prend un recul critique que l'animal n'a pas. L'Homme raisonnable est celui qui se tient à distance des extrêmes. Raisonner c'est mettre de l'unité dans nos pensées.

Qu'est-ce que la raison ? Deux courants de pensée ont voulu définir la raison :
- les rationalistes : selon eux, la raison précède l'expérience, l'action et le savoir. Elle est « a priori ». Elle est innée. L'esprit est antérieur à l'expérience. Pour Platon, cela revient à dire que l'Homme appartient au monde intelligible par la raison dès la naissance.
- Les empiristes : pour eux, la raison est une résultante de l'expérience. Les Hommes apprennent au fil de leur existence à être rationnels et raisonnables (pour approfondir : théorie de Locke, Hume et utilitarisme de Bertham). Selon eux, la justice, le courage serait des règles fondées par intérêt, puis par coutume et repris par habitude. C'est ce qui nous donne le sentiment que ce sont des principes. Mais la raison n'est qu'un enseignement de l'expérience. La raison ordonne la pensée de l'Homme, ce qui débouche sur le savoir.

 

3) Connaissances et vérités

- Ancienne conception de la vérité
Vérité : tout ce qui venait de l'autorité et de la tradition. Aucune logique, pas de rigueur. Le mythe était sacré.

- Apparition d'une vérité rationnelle
Les grecs (6e siècle avant JC), première définition de la vérité : la vérité est un savoir nécessairement universel.

On peut également distinguer la persuasion de la conviction. La persuasion n'est pas objectivement fondée, on joue sur les sentiments et les apparences. La conviction est objectivement fondée, on entraine l'adhésion de l'autre grâce à des arguments de valeur. Mais subjectivement ces 2 mots ont le même sens.

Le degré supérieur à la conviction est la certitude. Depuis les grecs, la vérité est l'adéquation de l'esprit à la réalité. La vérité est la qualité d'un discours. Le vrai est différent du réel. Un discours peut être vrai s'il satisfait deux conditions :
- une condition formelle : le discours doit être rigoureux et ne doit pas être contredit
- une condition matérielle : le discours doit être conforme à la réalité. Cela veut dire que le discours doit être prouvé. Ainsi, on peut distinguer la preuve et la cohérence. La preuve peut prendre la forme d'un raisonnement. La conclusion découle logiquement des vérités initiales. La preuve par excellence est la démonstration. L'autre sorte de preuve est « croire ce que l'on voit ».

Deux sciences démonstratives naissent dans l'antiquité grecque : les mathématiques et la logique. Les mathématiques est la première science. Dans les mathématiques, la vérité s'impose à l'intuition. A la suite de la naissance de ces sciences, les mathématiciens proposent des théorèmes comme la logique d'Aristote (syllogisme). A partir du 17ème siècle, il n'y aura presque plus de logique. On va commencer à opposer savoir et opinion. Naissance du courant sceptique : l'Homme est incompréhensible. Le dernier des sceptiques est Montaigne (16ème siècle).
- Séparation entre un monde sensible et un monde de sciences.
- La conception platonicienne de la vérité :
Exemple avec le texte « l'allégorie de la caverne » dans la République (livre 7), Platon. Le monde de la caverne est le monde sensible. Le feu est le soleil. Dans notre monde rien n'existe par soi. Tout ce qui existe, existe grâce à quelque chose qui le précède. Tout nait, tout change, tout meurt. Puisque tout dans ce monde est relatif. Comment ce monde peut-il exister ? Ce qui ne change pas c'est l'essence des choses. Le vrai monde est le monde des Idées. Ce sont des réalités immuables de ce monde. Tout dans le monde est copie. Nos sens nous donnent une copie de copie. Les chaines représentent le corps, la sensibilité humaine. Cette philosophie est optimiste car les prisonniers peuvent s'échapper mais c'est dur. Seul celui qui aura la connaissance pourra gouverner.

 

4) Théories et expériences

 

Galilée a dit que le grand livre du monde est écrit dans la langue mathématique. Et si le monde sensible était un monde ordonner ? Galilée est le premier à utiliser la méthode expérimentale. Approche intellectuelle du réel, les étapes sont :
- observation
- postulat
- mise à l'épreuve de l'idée
- vérification de l'idée
- loi
- théorie
- théorème

 

5) La crise de la conception antérieure de la vérité vers une nouvelle conception

 

5.1) Crise de l'idée de vérité absolue

 

Au 18ème siècle, on part d'un constat : les sciences en 100 ans ont plus progressé que la métaphysique en 2 000 ans. Alors un questionnement apparaît : jusqu'où peut aller la connaissance ? Y a t-il une limite ?

Hume avait déjà posé ces questionnements en 1748, par sa théorie de l'entendement humain. Pour Hume, si l'Homme veut mieux comprendre la nature qui l'entoure, il doit tout d'abord connaître les mécanismes de fonctionnement de l'esprit humain. En effet, tout ce qui est connu par l'Homme est construit par l'esprit humain. Anecdote : Kant dit que Hume l'a sortit de son sommeil dogmatique. (Critique de la raison pure, 1781)

Par pur raisonnement la métaphysique croyait pouvoir prouver que Dieu existe car les philosophes athées prenaient comme référence un être parfait pour défendre leur thèse. La métaphysique donne une justification ontologique de l'existence. Pour Kant, aucun raisonnement n'a le pouvoir de contraindre le réel.

C'est à la fin du 18ème siècle que la philosophie éternelle s'achève, c'est la fin des absolus. L'Homme peut aller au delà de l'expérience.

 

5.2) Crise des sciences

 

Evolution des sciences, on développe petit à petit de nouvelles théories en se basant sur les savoirs acquis dans le passé. On sait que l'on ne peut atteindre la vérité absolue, on développe des théories plus proches de la réalité. Les réalités scientifiques ne sont pas définitives.

 

5.3) Conception contemporaine de la vérité

 

Ainsi la connaissance est limitée à : intelligibilité, la sensibilité.

Voir schéma dans le document.

 

Cette fiche de révisions est idéale pour vous préparer à l'épreuve terminale du Baccalauréat littéraire. Pour compléter cet entraînement, vous pourrez consulter l'ensemble de nos cours Philosophie Bac L mis à votre disposition entièrement gratuitement !

Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

robindesbois
20/20

Tu résumes bien ces notions pas toujours facile à assimiler.

par - le 13/11/2013

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