Le bonheur (1/2) - Cours de Philosophie - Terminale L

Le bonheur (1/2) - Cours de Philosophie - Terminale L

Télécharge notre cours de Philosophie sur le bonheur pour bien réviser ton épreuve de Philo du bac ! Pour plus de clarté  dans le propos, ce cours a été séparé en deux parties. Une fois que tu as bien lu et compris le cours on t'invite à tester tes connaissances sur le quiz associé.

Dans ce premier cours sur le bonheur, rédigé par un professeur certifié, nous donnerons différentes définitions de ce thème, souvent mal compris si l’on ne se penche pas assez profondément dans ce concept, et le différencient notamment de ses faux synonymes que sont la joie ou le plaisir.

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Le bonheur (1/2) - Cours de Philosophie  - Terminale L

Le contenu du document

Ce cours sur le bonheur (partie 1) donne différentes définitions de ce thème, souvent mal compris si l’on ne se penche pas assez profondément dans ce concept, et le différencient notamment de ses faux synonymes que sont la joie ou le plaisir. 

Différents, parce que temporaires, alors que le bonheur aspire bien plus, dans sa définition même, à la durabilité, l’éternité : s’il ne dure pas toujours, c’est qu’il n’est que joie, mais pas bonheur avec un grand B. 

Le bonheur, en même temps, est aussi, étymologiquement, une question de destinée, comme s’il nous tombait dessus par hasard, « au petit bonheur la chance ». 

C’est alors une question fondamentale qui se dessine : le bonheur, par ces deux aspects (durabilité + chance) n’est-il qu’une illusion, parce qu’à jamais inatteignable, ou peut-il au contraire s’apprendre, donc dépendre plus ou moins, pourquoi pas, de notre volonté ? 

Ce premier cours sur le bonheur tâchera de faire le tour de cette problématique sur laquelle se sont affrontés maints et maints philosophes depuis Platon jusqu’à nos jours et qui est, sans nul doute, la question essentielle quant à ce sujet.

PRÉREQUIS

Aucun prérequis, c’est un cours de débutant en philosophie, aucune crainte ! Il faut juste être vigilant quant aux distinctions conceptuelles employées et au vocabulaire spécifique utilisé.

OBJECTIFS

L’étymologie du mot bonheur ; La distinction bonheur / plaisir / joie ; Le bonheur dans les gênes, les circonstances, la volonté ; Le tétrapharmakon d’Épicure (quadruple remède pour vaincre le malheur) ; L’amor fati des Stoïciens ; Le bonheur comme idéal et non réalité (Kant).

Introduction

A. L’étymologie

L’étymologie du mot “bonheur” indique qu’il s’agirait de quelque chose d’aléatoire, d’hasardeux, qu’il serait donc possible, mais sans qu’il dépende de nous. En effet, “bonheur” vient du latin “bonum augurum”, “augurum” signifiant “chance”, “opportunité”, “bon augure”.

Un problème surgit alors : si le bonheur est si hasardeux, pourquoi tout homme le cherche malgré tout ? Pourquoi voulons-nous tous être heureux ? Autrement dit, en langage philosophique, pourquoi le bonheur est-il une quête universelle (= qui vaut pour tous) ?

B. Définition du bonheur

La définition stricte du bonheur est la suivante : état de contentement ou de satisfaction continu.

Le bonheur est donc quelque chose de durable, et c’est cette durée qui est problématique, car il y a des circonstances, des moments plus ou moins importants de notre vie, plus ou moins durs.

La solution serait alors de tout faire pour avoir la force d’être heureux malgré tout. C’est ce que revendiquent les Stoïciens (nous le verrons), et c’est ainsi que l’on peut comprendre la citation de Nietzsche : « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ».

C. Synonymes et mots proches

= félicité, béatitude, satisfaction continue.

≠ joie, plaisir, bien-être, qui ne sont pas continus mais ponctuels.

REPÈRE. Le bonheur est un état de satisfaction continu. Par la durabilité qui semble le caractériser par définition, il s’oppose donc à ses faux-amis que sont le plaisir et la joie. Attention donc à bien distinguer le fait d’être content/joyeux, de celui d’être heureux. On peut avoir du plaisir ou de la joie sans pour autant être dans le bonheur.

I. Y A-T-IL UNE PRÉDÉTERMINATION AU BONHEUR ? CE QUI LES RENDRAIT PLUS OU MOINS POSSIBLE SELON LES INDIVIDUS

Si l’on parle de “prédétermination” au bonheur, la question devient donc la suivante : y-a-t-il des facteurs (= causes, sources, raisons) du bonheur qui nous échapperaient, et donc des individus plus ou moins dotés par nature d’un potentiel de bonheur ? 

Autrement dit, naît-on avec des prédispositions variables quant au bonheur et au malheur ? Jusqu’à quel point est-il possible de modifier nos traits de caractère et d’engendrer par nous-mêmes notre bonheur ?

Un des enjeux est le suivant et a trait au couple d’opposés “nature” / “culture” : dans quelle mesure le bonheur est naturel et dans quelle mesure est-il culturel ? Si nous sommes prédéterminés, est-ce naturellement ou culturellement ? Et jusqu’à quel point ?

Nous allons partir du tableau suivant, qui synthétise à lui seul des centaines d’enquêtes quant au bonheur et qui présente les différents facteurs du bonheur :

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Que nous dit ce tableau ?

  1. Que nous avons une prédisposition génétique à être heureux ou malheureux, 50% de la tendance au bonheur pouvant être attribué aux gênes, donc à l’hérédité. L’existence de ce facteur a été démontrée par des recherches sur des jumeaux ou des individus observés avant et après des traumatismes ou des évènements positifs significatifs. Il s’est révélé que ce facteur s’avère fixé, stable sur la durée et insensibles aux influences. Donc, le niveau initial de bonheur d’un individu se trouve déterminé par sa dotation génétique et est inchangeable. Pour moitié, l’individu se trouve ainsi prédéterminé à être réceptif au bonheur selon des degrés bel et bien divers et respectifs à chacun.
  2. Les circonstances n’ont qu’une influence mineure puisqu’elles expliquent le bonheur d’un individu pour 10% environ. Elles regroupent les événements et incidents relativement stables dans la vie d’un individu, comme le lieu de vie (nation, géographie, région, culture du pays), les critères socio-démographiques (âge, genre, ethnie) ; l’histoire personnelle (traumas, succès passés, etc.) ; et le statut (conjugal, financier, professionnel, religieux, de santé).
  3. Pour 40% environ, nous pouvons échapper à la détermination naturelle et influencer considérablement notre “taux” de bonheur par notre manière d’être et de penser, par la façon dont on perçoit les événements de l’existence, et par nos réactions et actions en conséquence, nos “activités volontaires”. En somme, par notre caractère optimiste ou pessimiste.

Heureusement qu’il y a ces 40%, a-t-on envie de dire, car si la faculté d’être heureux était invariable et ne dépendait en aucun cas de nous, si nous étions de simples marionnettes soit de bonheur soit de malheur, selon nos origines et nos gênes, étudier le phénomène du bonheur n’aurait plus aucun sens en philosophie. 

La philosophie étant là, rappelons-le, pour chercher par la réflexion, un sens ou des réponses à ce que la science exacte ne peut nous en dire.

II. ÉPICURE, OU LE TÉTRAPHARMAKON (REMÈDE) POUR PARVENIR AU BONHEUR

Pour Épicure, le bonheur est possible mais il ne va pas de soi, car les hommes par nature ont peur de certaines choses. La quête du bonheur se fera donc en oubliant ces peurs. Ainsi Épicure écrit-il ceci :

« Le “quadruple remède” :

Les dieux ne sont pas à craindre,

La mort n’est pas à craindre,

On peut atteindre le bonheur,

On peut supprimer la douleur. »

Conclusion de la Lettre à Ménécée.

Cela signifie que le bonheur se pense comme le résultat d’un remède contre le malheur, dû à ces quatre réalités que sont les Dieux, la mort, le bonheur non évident et la douleur, dont il constate qu’elles provoquent en l’homme malheur, angoisse, désespoir, et l’empêchent à tort d’être heureux.

A. Les Dieux

Épicure nous démontre que les dieux ne sauraient avoir une incidence, une influence, un quelconque impact sur la vie d’un homme, quel qu’il soit.

L’idée d’Épicure est surtout que les Dieux et les hommes n’appartiennent pas au même monde, les premiers étant immortels et les seconds mortels, et ne peuvent donc en aucun cas être en relation. 

Les dieux ne peuvent rien sur nous, nous étant totalement étrangers et indifférents. Par conséquent, Épicure peut soutenir qu’« il ne faut pas craindre les Dieux ».

B. La mort

Tout comme il ne doit pas craindre les Dieux, l’homme ne doit pas craindre la mort, puisque nous ne nous y confronterons jamais, nous dit Épicure

De ce fait, l’homme ne doit plus craindre la mort comme il l’a toujours fait, mais ne pas y penser puisqu’il ne pourra jamais la côtoyer et encore moins la sentir, la sensation n’étant que dans la vie.

C. La douleur

            Pour Épicure on souffre davantage de l’anticipation de la douleur que de la douleur elle-même. De plus, il ne faut pas craindre la douleur : soit elle est très vive, mais rapide ; ou bien très vive et demeure, auquel cas la mort n’est pas loin donc on en sera vite débarrassé ; soit enfin la douleur est chronique, auquel cas elle devient supportable en ce qu’on s’y habitue.

D. Les désirs

Épicure effectue une tripartition des désirs, un classement en trois catégories, qui rend le bonheur atteignable. Ces trois catégories sont les suivantes :

  • Désirs vains, qui ne doivent pas être satisfaits, sous peine de causer des malheurs inutilement puisqu’ils ne servent à rien (par exemple, boire de l’alcool, cela ne sert à rien et est même nuisible) ;
  • Désirs naturels, qui ne sont ni vains ni nécessaires mais présents (exemple : boire un bon jus de fruits, c’est de la gourmandise...) ;
  • Désirs naturels et nécessaires, qui doivent être satisfaits modérément pour ne pas créer de manque et donc ensuite de malheurs (par exemple, boire pour s’hydrater).

En quoi cette tripartition des désirs est un chemin vers le bonheur ? Parce qu’au travers de cette distinction, Épicure somme l’individu de faire un “calcul des plaisirs”. En quoi cela consiste-t-il ? À utiliser sa raison pour savoir s’il est bon ou non de résister à un désir. Il faut résister au désir si cette résistance prévient un plus grand mal qui pourrait survenir ultérieurement, suite à la satisfaction de ce désir, notamment le manque.

III. LE STOÏCISME ET L’AMOR FATI : DIRE OUI AU DESTIN POUR ÊTRE HEUREUX

Une anecdote reflète bien ce qu’évoque le stoïcisme. Celle du stoïcien Épictète, qui était un esclave vendu à un maître tyrannique. 

Selon la légende, il frappa un jour Épictète si violemment que celui-ci le prévint : « si tu continues, elle va casser ». Le maître finit par lui briser la jambe et Épictète, sans sourciller, aurait simplement répondu : « tu vois, tu y es parvenu » ! 

Cette anecdote donne un aperçu du caractère “stoïque” de notre esclave stoïcien. “Stoïque” signifiant “impassible”.

Et c’est cette impassibilité, cette acceptation de ce qui advient, qui fonde le bonheur tel que les Stoïciens l’entendent.

Le bonheur des Stoïciens se trouve résumé par l’Amor fati, “l’amour de sa destinée”, quelle qu’elle soit, et par l’idée selon laquelle on ne peut focaliser son humeur sur ce qui ne dépend pas de nous (or le destin ne dépendant pas de nous, mieux vaut s’y conformer qu’essayer de le changer...).

Mais comment le stoïcisme en arrive-t-il à l’idée d’amor fati ? Comment en arrive-t-il à faire du jugement d’un individu une force dépassant les événements, les aléas, les pires maux et malheurs ?

A. Le destin : entre nécessité et Providence

Chez les Stoïciens, il n’y pas de fortune, au sens où le bonheur n’est donc pas à glaner au “petit bonheur la chance”. Parce que le destin se trouve régi par une providence divine, il va de soi que cette providence ne peut que faire bien les choses (ce serait contraire à Dieu que de faire le mal…), ainsi les Stoïciens jugent que le monde est bon, globalement et dans ses parties. 

Du coup, lorsqu’une combinaison d’éléments a sur nous un effet destructeur, chacun reste bon et aimable. Exemple : le vent, le bateau, la mer, le pilote… tout est bon. 

Et si survient un naufrage, il faut s’abstenir de juger ce qui ne dépend pas de nous (à savoir le monde auquel on appartient et qui nous entoure) et se souvenir que chacun des éléments entrant dans la composition du naufrage est bon en lui-même... puisqu’il fait partie du tout providentiel.

Pas de surprise, pas de hasard, le monde est fait tel qu’il doit être, donc aucune injustice n’est au fond injuste.

Mais comment être heureux en étant comme prisonnier ? Comment être libre en étant soumis à une nécessité ? Comme le rappellent sans cesse les Stoïciens, il est plus facile de « conformer nous-mêmes notre volonté aux événements » que de « changer le fond des choses » car « cela ne nous est pas donné » (Épictète, Entretiens, I 12 §17). 

On comprend par-là que la seule condition pour être heureux est d’accepter la nécessité à laquelle nous sommes soumis et de ne pas la voir comme une prison, mais précisément comme la seule manière d’arriver au bonheur.

B. Ce qui dépend de nous / ce qui ne dépend pas de nous

Le malheur a pour cause l’erreur qui consiste à vouloir être maître en dehors de notre champ d’action possible. Chose que les Stoïciens corrigent en inculquant qu’il faut que notre volonté ne donne son assentiment qu’à des jugements sur ce qui dépend de nous et qu’elle s’abstienne de juger ce qui ne dépend pas de nous.

Ce qui ne dépend pas de nous comprend le corps, la richesse, les honneurs, tout ce qui n’est pas notre œuvre propre ou celle de notre volonté. Ce sont là choses fragiles, dépendantes, sujettes aux entraves, et totalement étrangères. 

Tandis que ce qui dépend de nous est par nature libre, au-dessus de tout empêchement ou obstacle : opinion, tendance, désir, aversion, ne peuvent nous aliéner, échappant à l’emprise d’autrui. Devant un accident, un deuil, toujours se rappeler que :

« Ce qui meurtrit cet homme, ce n’est pas l’événement, mais le jugement qu’il porte sur cet événement. »

(Épictète, Manuel, c.16)

L’événement est donc un simple fait de nécessité, et plus un événement traumatique qui doit nous affecter, puisqu’il ne dépend pas de nous.

Les Stoïciens construisent ainsi une formule du bonheur comme évitement du malheur.

REPÈRE. Le stoïcisme, courant philosophique des Stoïciens (antiquité grecque et romaine), qui a donné l’expression “être stoïque”, c’est-à-dire rester maître de ses émotions dans toute épreuve et ne pas s’affecter des choses qui ne dépendent pas de nous. Le stoïcisme construit ainsi un concept du bonheur non pas absolu, mais bien plutôt comme évitement du malheur (se détacher des choses qui nous importunent).

IV. LE BONHEUR N’EST QU’UN IDÉAL DE L’IMAGINATION, LE BONHEUR SELON KANT

Kant effectue une critique du bonheur. Pour Kant, le bonheur est un concept si indéterminé qu’il est impossible à un être humain de savoir ce qui ferait son propre bonheur. Car le bonheur « est un idéal de l’imagination ».

Autrement dit, le bonheur pour Kant recouvre plus un idéal qu’une réalité. Tout le monde s’accorde à y voir une aspiration fondamentale de l’homme, mais on ne parvient pas à en déterminer un contenu universel (valable pour tous) car chacun l’imagine au gré de ses désirs et de ses espoirs. 

Dit en vocabulaire kantien, le bonheur obéit à des motivations empiriques (issues de l’expérience) rebelles par nature à toute universalisation. 

Le bonheur n’est qu’un idéal de l’imagination : il reflète la tendance de l’homme à penser la perfection dans ce qui n’est pas la réalité mais aussi son impuissance à l’incarner dans une forme qui le satisferait pleinement. Il est donc davantage de l’ordre du fantasme, que de la réalité.

REPÈRE. Pour Kant, le bonheur n’est qu’illusion puisqu’il est un idéal, et comme tout idéal, perché sur les hauteurs de la perfection, il est impossible à atteindre dans la réalité. On le rêve sans le réaliser. Il faudrait alors sans doute penser à un bonheur avec un petit “b” pour ne pas s’empêcher d’être heureux.

Conclusion

Avec cette notion, « le bonheur », la grande problématique est celle de sa possibilité ou non. 

Est-ce qu’il dépend de nous, donc de notre volonté, comme le défendent les Stoïciens, ou est-ce qu’il dépend de circonstances hasardeuses et se joue au petit bonheur la chance ? Est-il envisageable ou n’est-il que de l’ordre de l’idéal ? Bien des choses auraient pu être dites encore, sur l’optimisme et le pessimisme, qui donnent déjà une ouverture à une vie heureuse ou non, sur le lâcher-prise à la mode actuellement, comme accès au bonheur.

LE PETIT + DANS TA COPIE

Lorsque vous dissertez sur le bonheur, gardez bien en tête la distinction bonheur (état durable) et joie (état éphémère) et la tension entre sa possibilité et / ou son côté inaccessible et donc illusoire. 

Le bonheur est-il voué à ne rester qu’une illusion, un idéal à jamais réalisable dans l’empirie, c’est-à-dire dans le monde concret, ou est-il au contraire une affaire de volonté, qui donc peut se travailler ?

POUR ALLER PLUS LOIN …

Pour approfondir ce cours sur le bonheur, n’hésitez pas à aller voir la partie n°2 qui ouvre d’autres perspectives et dépasse le cadre conceptuel pour œuvrer sur un champ davantage existentiel.

PROGRAMME COMPLET DE PHILOSOPHIE

Accède à toutes les fiches du programme de Philosophie ci-dessous. Notre professeure t'a rédigé de quoi réviser sereinement ton épreuve de Philo ! Télécharge la fiche gratuitement en créant ton compte pour réviser n'importe où.

  1. La conscience
  2. La perception
  3. L'inconscient
  4. Autrui
  5. Le désir
  6. L'existence et le temps
  7. Le langage
  8. L'art
  9. Le travail et la technique
  10. La religion
  11. L'histoire
  12. La théorie et l'expérience
  13. La démonstration
  14. L'interprétation
  15. Le vivant
  16. La matière et l'esprit
  17. La vérité
  18. La société
  19. La justice et le droit
  20. L'Etat
  21. La liberté
  22. Le devoir
  23. Le bonheur (1/2)
  24. Le bonheur (2/2)

 

Fin de l'extrait

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