Le Vivant - Philosophie - Terminale L

Le Vivant - Philosophie - Terminale L

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Le Vivant - Philosophie - Terminale L

Le contenu du document

Dans ce cours sur le vivant, il va s’agir de penser l’unité d’un concept profondément disparate. Disparate parce qu’il y a une pluralité indéfinie d’espèces vivantes, qui se rangent selon trois domaines : végétal, animal, humain. Est-ce qu’il y a un lien entre tous ce qui ferait une spécificité du vivant ou l’hétérogénéité est-elle de mise même dans la conceptualisation de ce dernier ? 

D’abord, nous verrons les théories empiriques du vivant, celles, matérialistes, darwinistes, qui le pensent de manière organique avant tout. Puis le versant antagoniste, le spiritualisme, pour lequel le vivant n’est vivant que parce qu’un esprit (âme ou dieu) l’anime. 

Enfin, nous verrons comment dépasser ce dualisme matérialisme/spiritualisme avec la médecine expérimentale de Claude Bernard ou encore la volonté de puissance de Nietzsche.

PRÉREQUIS

Aucun prérequis, c’est un cours de débutant en philosophie, aucune crainte ! Il faut juste être vigilant quant aux distinctions conceptuelles employées et au vocabulaire spécifique utilisé.

OBJECTIFS

La définition du vivant ; Autonomie, mouvement, animation, inertie ; Végétal, animal, humain ; Les théories empiriques du vivant ; Le darwinisme et l’évolutionnisme ;     Le matérialisme ; L’homme-machine (La Mettrie) ; L’animation spirituelle (Aristote) ; Le concours divin (Chardin) ; Dépasser le dualisme spiritualisme/matérialisme (Bernard) ; La volonté de puissance comme assujettissement de la matière (Nietzsche).

Introduction

A. Définition

Le vivant, c’est l’ensemble de ce qui est animé, de ce qui vit et qui est donc doté de mouvement, qui se meut. Une plante est vivante, un animal aussi, l’homme également. Le vivant est donc un corps animé par opposition à un corps inerte. Le vivant a donc trait à la matière, à une matière entendue comme dynamique puisque dotée de mouvement. 

Le vivant est donc du naturel qui s’oppose à l’artificiel, du moins à l’artefact qui est mû par quelque chose extérieure à lui. Au contraire, le vivant a une certaine autonomie, du grec “autonomos”, qui se donne à lui-même ses propres lois. Il se meut, s’agit, tout en respectant également les lois de la nature qui l’imprègnent.

B. Problématique

La diversité du vivant est immense, du végétal à l’humain. Comment donc penser son unité ?

Et surtout, une connaissance du vivant en tant que vivant est-elle possible, ou au contraire la connaissance ne fige-t-elle pas toujours les choses et trouverait un réel obstacle face au vivant ? Comment donc penser dignement ce dernier, dans tout son dynamisme et sa spontanéité sans le figer, le dénaturer, mais en lui étant fidèle ?

Et puis, d’où vient la vie ? Et comment comprendre cet énergumène si particulier au sein du monde vivant qu’est ce composé de corps et d’esprit, l’homme ?

I. LES THÉORIES EMPIRIQUES DU VIVANT : LE VIVANT N’EST QU’UNE PORTION DE MATIÈRE, EXPLICABLE NATURELLEMENT ET SCIENTIFIQUEMENT  

Dans ce premier temps du cours, nous allons nous intéresser au côté le plus naturel du vivant qu’il soit, à savoir les dimensions organiques et empiriques du vivant. On pourrait, bien que ce terme soit relativement récent, dire qu’il s’agit là de traiter de la biologie. La biologie étant entendue dans son sens général de science et d’histoire naturelles du vivant.

Dans les théories empiriques du vivant les plus affirmées, l’homme ne se distingue pas essentiellement d’un animal, d’une plante ou d’une machine. Dans ces théories, la dimension spirituelle de l’homme est réduite à portion congrue. L’homme, comme le végétal, comme l’animal, est avant tout un corps, qui obéit aux lois de la matière avec une plus ou moins grande autonomie.

On parlera alors de matérialisme (l’homme est avant tout matière), et d’évolution naturelle de type darwiniste (tout le vivant provient d’une seule et même cellule souche, l’huître, comme l’homme).

A. Le matérialisme

Le matérialisme consiste à penser que le vivant est matière avant tout, mû par cette dernière, entièrement explicable par celle-ci, l’homme compris. L’esprit humain lui-même serait réductible à des lois matérielles.

De là La Mettrie, sans doute l’un des philosophes matérialistes les plus radicaux, écrit la chose suivante, dans son ouvrage L’homme machine : « Qu'on m'accorde seulement que la matière organisée est douée d'un principe moteur, qui seul la différencie de celle qui ne l'est pas et que tout dépend dans les animaux de la diversité de cette organisation, comme je l'ai assez prouvé ; c'en est assez pour deviner l'énigme des substances et celle de l'homme. 

Le corps humain est une horloge, mais immense, et construite avec tant d'artifice et d'habilité, que si la roue qui sert à marquer les secondes, vient à s'arrêter ; celle des minutes tourne et va toujours son train ». 

La Mettrie défend en effet l’idée que le vivant dans son intégralité s’explique mécaniquement, il est réductible aux lois physiques de la matière et de la nature dont il fait partie et à laquelle il est soumis inéluctablement.

La Mettrie fut ainsi l’un des penseurs à défendre le plus vivement la théorie du mécanisme. Dans la radicalité de son approche, on peut voir une articulation autour de deux points :

  • d’abord, la théorie du mécanisme repose sur le principe du causalisme, des liens de cause à effet, rapportés à l’existence du vivant. De ce point de vue le vivant ne se distinguerait ainsi en rien de l’objet animé.
  • ensuite, la théorie du mécanisme réfute absolument toute investigation téléologique du vivant, c’est-à-dire que le causalisme qui régit l’existence du vivant ne poursuit aucun but déterminé, aucune fin (téléologie, du grec “telos”, fin, finalité).

Les titres des principaux ouvrages, L’histoire naturelle de l’âme et L’homme-machine de La Mettrie ne laissent guère de doute quant à la position de ce dernier à l’égard du vivant. L’homme n’est ici qu’un animal supérieur. 

Sa supériorité lui vient sans doute de son cerveau mais celui-ci ne serait en définitive qu’une plus subtile organisation organique de la matière. Tout en l’homme est explicable mécaniquement, matériellement, même le plus éthéré a priori, comme les rêves, les sentiments, les émotions.

Voilà ce que dit la théorie matérialiste du vivant.

REPÈRE. Le matérialisme est un courant de pensée selon lequel tout s’explique par la matière et ses lois. Il est une position radicale quant à la conception de l’être humain, que tout le monde considère comme un assemblage de corps et d’esprit, en ce qu’il ne conçoit l’esprit que comme une réalité matérielle, certes plus subtile que le corps. L’homme n’est qu’un vivant parmi les autres, avec le matérialisme il chute de son piédestal semi-divin et de son statut d’être à part dans le royaume des vivants.

B. Le darwinisme

Le darwinisme est une autre théorie empiriste du vivant, qui provient de la théorie de la sélection naturelle de Darwin. Ce dernier est probablement l’un des théoriciens ayant le plus œuvré à une définition empirique du vivant. 

Il fut un ardent défenseur de l’évolutionnisme biologique, c’est-à-dire de la théorie selon laquelle les espèces vivantes se transforment génétiquement et morphologiquement au cours des générations, mais qu’elles proviennent toutes de la même base.

Loin des théories créationnistes expliquant que l’homme est tout entier créé par un Dieu malaxant de l’argile, qu’en cela il est un être à part dans le royaume de la nature, ô combien supérieur au reste du monde vivant, différent en tous points de l’animal etc., la science a montré la pertinence et le réalisme de la théorie de Darwin

Cette théorie, c’est celle de l’évolution des espèces. Ce qu’elle dit, c’est que tout le monde vivant est relié, il n’y aurait pas à la base des catégories distinctes de vivants, des classifications séparées et bien à part. Tout part d’une seule et même cellule souche, il y a bien longtemps. De sorte que pour Darwin, le corps humain ne vient pas de nulle part mais s’avère bien plutôt le produit naturel d’une longue série de mutations génétiques. 

Pas de fracture entre les premières formes de vie apparues dans l’eau (il y a 4 milliards d’années), les dinosaures (qui se sont éteints il y a 65 millions d’années), les singes, et l’homme ; mais simplement une longue évolution due à une perpétuelle adaptation de ces corps vivants à leur milieu environnant.

La théorie de Darwin ne se contente pas de constater ces transformations, elle affirme également que celles-ci opèrent selon les lois naturelles de la préservation et de l’adaptabilité des espèces. Ainsi les espèces se modifient dans le temps en fonction des interactions qu’elles entretiennent avec leur milieu environnant, et seules les espèces les plus évoluées survivent aux changements de l’écosystème. 

Notons de plus que, selon Darwin, dans ce principe dit de sélection naturelle, le hasard est également un facteur à prendre en compte. Les espèces voient apparaître au cours des générations des modifications en leur sein qui se révéleront bénéfiques ou non pour leur conservation.

Son argumentaire pour prouver la théorie de la sélection naturelle est assez simple à résumer.

  • 1er postulat : les êtres vivants sont tous différents entre eux, tant dans leur forme que dans leur fonctionnement ;
  • 2ème postulat : entre les espèces, il y a une lutte pour la survie, en raison du nombre important et grandissant d’individus ; et seules les espèces dominantes survivent.
  • Conséquence : les différences des êtres vivants ne sont que des adaptations particulières pour survivre, ce que Darwin appelle des « variations utiles à la prospérité de chaque individu ». Plus les variations sont utiles, plus la faculté d’adaptation est forte, et plus la survie se fait aisément. Ces changements de caractéristiques se transmettant par hérédité, c’est l’espèce tout entière qui se trouve imprégnée de cette évolution. Ce principe d’adaptabilité et de perfectionnement pour survivre, c’est la « sélection naturelle ». Autrement dit, à partir d’une souche commune, des espèces se créent et se distinguent afin de perdurer, donc seule la sélection naturelle est ce qui les fait se différencier.

REPÈRE. Le darwinisme c’est la théorie de la sélection naturelle et de l’évolution naturelle du monde vivant à partir d’une même cellule souche. Les vivants ne se différencient en espèces que par un jeu d’adaptations particulières qui les feront développer telle ou telle capacité et moduler ainsi leur génétisme.

II. LES THÉORIES SPIRITUALISTES DU VIVANT : LE VIVANT S’EXPLIQUE AUTREMENT QUE BIOLOGIQUEMENT

Le deuxième axe de ce cours se saisit à l’aune de l’antagonisme qu’il entretient avec le premier. Ainsi met-on ici l’accent sur la dimension spirituelle de l’être vivant, ne voulant pas le réduire à ses attributs, ses mécanismes et ses développements biologiques et physiques.

À noter qu’il n’y a pas à proprement parler de théorie spiritualiste du vivant, étant entendu que la question du vivant inclut d’emblée les paramètres de l’organique et du sensible. Toutefois, certains penseurs ont voulu insister, tout en traitant de cette thématique, sur la dimension spirituelle de l’être qui ne saurait être réductible à de la matière.

A. L’animation du vivant

« Il faut donc nécessairement que l’âme soit substance comme forme d’un corps naturel qui a potentiellement la vie. Or, cette substance est réalisation. Donc, elle est la réalisation d’un tel corps. […] Et si l’on a besoin d’une formule qui s’applique en commun à toute âme, ce sera : la réalisation première d’un corps naturel pourvu d’organes. », écrit à cet égard Aristote, dans son traité De l’âme.

Aristote fut d’une certaine manière le premier à faire œuvre de biologie dans l’étude de l’être. Il a ainsi procédé à une importante classification des espèces dans ces travaux. Pourtant, toute cette imposante compilation des espèces ne se comprend véritablement que dans le cadre d’une philosophie de l’âme. 

En effet le corps n’est en définitive qu’en tant qu’il est animé, c’est-à-dire qu’en tant qu’une âme en instruit l’organisation et les actes. En outre, chez Aristote, bien que le vivant subisse quelques modifications au cours des générations, il demeure une constante dans la perpétuation des espèces. Ainsi la nature ne répondrait pas tant à ses propres contingences sensibles qu’aux injonctions d’un ordre idéal.

De toutes parts, avec l’aristotélisme, le vivant est animé, mû par de l’âme qui le compose, le met en mouvement, le perpétue.

REPÈRE. L’animation, au sens aristotélicien, c’est l’explication spiritualiste du vivant qui se trouve animé, mis en fonction, par l’âme. Chaque vivant dispose d’une âme, plus ou moins évoluée. Celle de l’homme a la particularité d’être intellective et pas seulement végétative.

B. De l’animation spirituelle au concours divin …

Certains vont même jusqu’à penser que si le vivant ne saurait se réduire à la matière, c’est tout simplement parce qu’il est agi par un Dieu. Il y aurait donc, quelque part, en plus du reste, dans le vivant, un concours divin, une animation tout à fait particulière lui échappant.

Pierre Teilhard de Chardin est l’un de ces penseurs. Il a entrepris divers travaux innovants en mêlant théologie et science du vivant. Sa démarche demeure elle aussi profondément ancrée dans la spiritualité. Le vivant ne peut chez lui se réduire aux dispositifs de la matière. Le vivant se distingue ainsi essentiellement de l’objet animé en ce qu’il détient de lui-même les modalités et les conditions de son mouvement. 

Et l’homme a cette particularité de pouvoir s’élever à un niveau de conscience supérieur de sa vitalité. Ainsi écrit-il dans Le phénomène humain que « quand pour la première fois, dans un vivant, l’instinct s’est aperçu au miroir de lui-même, c’est le monde tout entier qui a fait un pas ». Le vivant est ainsi animé de l’intérieur par une énergie vitale qui relève, chez Teilhard de Chardin, du plan divin.

REPÈRE. Le concours divin en matière de vivant dit que Dieu occasionne le vivant. C’est une théorie très classique qui repose sur les fondements du judéo-christianisme selon lequel Dieu a créé le monde et les êtres qui le composent. On est ici à l’inverse absolu de l’évolutionnisme de Darwin.

III. AMBIVALENCE DE L’EMPIRIQUE ET DU SPIRITUEL DANS LE VIVANT

Le troisième axe, traitant indifféremment des deux précédents, s’interroge plus globalement sur le sens de la vie. Il est alors question d’éthique, de valeur morale et de liberté.

Dépassant la dualité de l’empirisme et de l’idéalisme, certains penseurs travaillent à leurs compénétrations, leur consubstantialité, leur être ensemble. Chez eux l’organique se fait toujours spirituel et l’esprit s’incarne. Plutôt que de savoir ce qui fonde le vivant, ils se demandent vers quoi il tend.

A. La pratique médicale et le dualisme matérialisme/spiritualisme contraint à être dépassé

La pratique médicale peut faire apparaître comme un consensus entre une approche matérialiste du vivant et une approche spirituelle de celui-ci.

Il y a ainsi dans les travaux du médecin et physiologiste Claude Bernard dans Introduction à l’étude de la médecine expérimentale, à portée et à consonance philosophique. Voici les fondements de la discipline qu’il a forgée, à savoir la médecine expérimentale :

  • L’observation : cette étape de la méthode expérimentale insiste sur l’attention portée à l’apparition du nouveau dans les phénomènes.
  • L’hypothèse : cette seconde étape entend énoncer de potentielles causes à ces phénomènes nouvellement observés.
  • L’expérimentation : cette étape se présente comme un retour au sensible, elle vient infirmer ou confirmer la thèse rationaliste de la seconde étape.

Par les procédures d’observation et d’expérimentation, Bernard accorde une importance primordiale au caractère sensible du vivant, mais par la procédure de l’hypothèse il entend bien dire que tout phénomène porte en lui la possibilité d’une idéalité, d’une idéalité qui est en l’occurrence celle de l’observateur lui-même, être vivant par excellence.

Ainsi, la démarche de Bernard, dans sa dimension philosophique, procède d’une éthique de l’épistémologie scientifique. Autrement dit, l’étude du vivant ne peut d’emblée inscrire celui-ci dans l’ordre de l’empirique ou dans l’ordre du rationnel, il faut sans cesse que l’une et l’autre de ces dimensions s’éprouvent au voisinage de l’autre. Il est le parfait mixte entre les deux, leur synthèse !

Le vivant ne saurait donc s’expliquer ni de manière purement matérialiste, ni de manière purement spiritualiste. Il force la pensée à dépasser ce genre de dualisme.

B. La volonté de puissance comme principe du vivant

L’apport de Nietzsche à la question du vivant peut s’envisager dans son rapport antagoniste aux théories darwiniennes de l’évolutionnisme.

Chez l’un et l’autre de ces penseurs il est bien question du droit du plus fort, mais chacun d’eux entend cette sentence dans une perspective différente. Ainsi, à travers notamment la notion de « volonté de puissance », Nietzsche renverse la relation que Darwin tisse entre l’être vivant et son environnement. 

Pour Nietzsche le vivant ne s’adapte pas au monde extérieur, mais bien au contraire il le soumet à sa volonté.  De plus cette conquête du monde extérieur par le vivant n’est assujettie à aucune évolution, il n’y a pas de devenir déterminé de l’être. Celui-ci n’est contraint à aucune adaptabilité empirique, pas plus qu’il n’est contraint d’atteindre à une exigence morale. 

La volonté de puissance est souveraine et indocile. Ainsi chez Nietzsche les considérations purement empiriques du vivant ont à cohabiter avec les élans de vitalité de l’être.

Voilà pourquoi il écrit, dans son ouvrage Par-delà le bien et le mal, que « la vie même est essentiellement appropriation, atteinte, conquête de ce qui est étranger et plus faible, oppression, dureté, imposition de ses formes propres, incorporation à tout le moins, dans les cas les plus tempérés, exploitation – mais pourquoi toujours employer ces mots, empreints depuis des temps immémoriaux d’une intention de calomnier ? […] L’exploitation n’appartient pas en propre à une société pervertie ou imparfaite et primitive : elle appartient en propre à l’essence du vivant, en tant que fonction organique fondamentale, elle est une conséquence de la volonté de puissance authentique, qui est justement volonté de vie ».

Pour Nietzsche, n’est vivant que ce qui est dépositaire d’un élan vital mû par une volonté de puissance. 

Conclusion

Dès l’Antiquité la question du vivant a fait se côtoyer considérations biologiques et ambitions spirituelles. Les théories matérialistes qui rencontrent leur apogée à partir du XVIIIème n’ont eu cesse de provoquer la polémique par leur propension à ne réduire l’homme qu’à ces mécanismes organiques. Tantôt discutées, tantôt vilipendées, tantôt modérées, elles n’ont pu à elles seules régler et clore la question du vivant.

Peut-être doit-on considérer que tant qu’il y aura des réflexions et des entreprises visant à proposer une vision déterministe et déterminée de la question du vivant, celle-ci demeurera paradoxalement toujours plus féconde.

LE PETIT + DANS TA COPIE

Lorsque tu dissertes sur le vivant, attention à ne pas réduire le sujet à l’être humain ! Le vivant, c’est le végétal, l’animal, et l’humain, mais il n’est pas réductible à ce dernier. Lors d’un sujet de bac tombé il y a quelques années, « Doit-on le respect au vivant », 90% des candidats avaient ainsi fait un hors sujet, remplaçant le mot “vivant” par “homme” et ratant toute la dimension bio-éthique du sujet.

POUR ALLER PLUS LOIN …

Parcours le livre d’Aymeric Caron, intitulé Vivant, qui justement évoque la bio-éthique et le principe de responsabilité que l’homme, vivant parmi les vivants, doit arborer envers ses pairs naturels. Il se pose la question très intéressante de pourquoi l’homme a longtemps renié ce dernier...

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  1. La conscience
  2. La perception
  3. L'inconscient
  4. Autrui
  5. Le désir
  6. L'existence et le temps
  7. Le langage
  8. L'art
  9. Le travail et la technique
  10. La religion
  11. L'histoire
  12. La théorie et l'expérience
  13. La démonstration
  14. L'interprétation
  15. Le vivant
  16. La matière et l'esprit
  17. La vérité
  18. La société
  19. La justice et le droit
  20. L'Etat
  21. La liberté
  22. Le devoir
  23. Le bonheur (1/2)
  24. Le bonheur (2/2)

 

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