Prendre en charge de façon conjointe et responsable sa vie sexuelle - Sciences - Première L

Prendre en charge de façon conjointe et responsable sa vie sexuelle - Sciences - Première L

Consultez gratuitement ce cours de Sciences niveau Première L, rédigé par notre professeur, consacré au chapitre "Prendre en charge de façon conjointe et responsable sa vie sexuelle", issu du thème "Féminin/Masculin".

Vous étudierez en premier la régulation des naissances, puis vous vous intéresserez aux contraceptifs et contragestifs. par la suite, vous aborderez l'infertilité, et terminerez ce cours en vous intéressant aux notions d'hygiène et de prévention.

Téléchargez gratuitement ci-dessous ce cours de Sciences de 1ère pour le Bac L sur le chapitre "Prendre en charge de façon conjointe et responsable sa vie sexuelle".

Prendre en charge de façon conjointe et responsable sa vie sexuelle - Sciences - Première L

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L’être humain se développe constamment. Une des phases de son développement est la prise en charge de sa vie sexuelle. Ainsi, il lui faut apprendre à se connaître et à connaître le fonctionnement du sexe opposé. Ces connaissances lui permettront notamment de pouvoir procréer.


REGULATION DES NAISSANCES

La possibilité pour une femme de décider si elle souhaite ou non avoir un enfant est une question qui se pose encore aujourd’hui. Ainsi, il y a bien longtemps que les femmes essayent de maîtriser leur corps et d’empêcher le sperme de franchir le col de l’utérus. De nombreux moyens ont été employés comme par exemple des pierres au fond du vagin, ou même les ancêtres des préservatifs pour les hommes faits en boyaux d’animaux.

Cependant, c’est grâce à la découverte de l’importance des hormones dans les cycles sexuels que la maîtrise approfondie de la procréation a été permise. A la suite de quelques découvertes importantes et de modifications de la législation, la régulation des naissances a pu évoluer. En effet, le premier contraceptif oral, la pilule oestro-progrestative, a été inventée en 1956, avant d’être légalisée une dizaine d’année plus tard. En 1975, c’est l’interruption volontaire de grossesse (IVG) qui est légalisé.

Il est également possible pour les femmes de se faire aider en cas de difficultés de procréation. Il existe de nombreuses méthodes.


CONTRACEPTIFS ET CONTRAGESTIFS

Nous allons définir ces deux notions que sont les contraceptifs et les contragestifs. Les premiers permettent d’empêcher la fécondation, alors que les seconds empêchent la nidation et la gestation, c’est-à-dire après la fécondation. Chez une femme qui ne présente pas de trouble hormonal, ses hormones sexuelles ont un fonctionnement synchronisé et cyclique.

Les contraceptifs vont agir sur les cycles hormonaux des femmes et sont en général constitués d’un œstrogène et d’un progestatif de synthèse. Ce traitement est à prendre dès le premier jour des règles pendant une semaine et va empêcher la production de ce que l’on appelle FSH et LH. L’effet final est l’arrêt du développement des follicules et de l’ovulation. On distingue également les pilules progestatives qui ont uniquement pour but d’avoir une glaire cervicale épaisse et un endomètre aminci, comme c’est déjà le cas pour le premier traitement évoqué juste avant.

Un cycle hormonal classique chez une femme est représenté par le graphique ci-dessous :

Les contragestifs quant à eux sont censés être utilisés entre le moment de l’ovulation et la date supposée des règles, ou alors dans les quatre semaines qui suivent une fécondation éventuelle. On distingue deux principaux types de traitements. La première est la pilule du lendemain qui empêche la nidation grâce à une très forte quantité de progestatifs et qui doit être prise dans les trois jours qui suivent le rapport. La seconde est la pilule RU486, pouvant quant à elle être prise jusqu’à cinq semaines de grossesse. Elle va empêcher l’action de la progestérone sur la muqueuse utérine pour provoquer un retour des règles, et donc une expulsion de l’embryon. Il s’agit en fait d’une pilule permettant une IVG médicamenteuse. Elle est utilisée notamment à l’hôpital.


Les illustrations ci-dessous présentent un préservatif masculin et une pilule du lendemain :


INFERTILITE

On peut déclarer comme étant infertile un couple qui a une pratique sexuelle régulière et qui, malgré tout, n’arrive pas à démarrer une grossesse au bout de deux ans. Le problème peut venir soit de l’homme, soit de la femme, soit des deux. S’il vient de l’homme, il peut s’agir d’une absence de spermatozoïdes, ou ceux-ci peuvent être anormaux ou peu mobiles. Concernant la femme, le trouble peut être dû à une mauvaise ovulation ou encore à une obstruction des trompes.

Pour permettre aux couples infertiles d’avoir un enfant, il existe de nombreuses méthodes plus ou moins reconnues. Cependant, elles ne garantissent rien. Une première méthode, appelée insémination artificielle, consiste à insérer directement les spermatozoïdes dans l’utérus après une stimulation ovarienne. Les spermatozoïdes peuvent être ceux du conjoint ou d’un donneur anonyme. Une deuxième technique est abréviée par FIVETE et signifie Fécondation In Vitro Et Transfert d’Embryon. Il s’agit en fait de recueillir les ovocytes obtenus après une forte stimulation ovarienne et de déclencher une ovulation multiple pour pratiquer une fécondation in vitro. Ensuite, l’utérus reçoit les embryons produits grâce à cette technique. Enfin, une troisième forme d’assistance consiste à injecter un spermatozoïde directement dans l’ovocyte lors de la fécondation in vitro avant d’implanter l’embryon dans l’utérus. On l’appelle ICSI : Intra Cytoplasmic Sperm Injection). A titre d’information, une forte stimulation ovarienne est produite par une injection de FSH, et une ovulation multiple est déclenchée par une injection d’HCG qui va mimer un pic de LH.


HYGIENE ET PREVENTION

On appelle Infections Sexuellement Transmissibles, que l’on abrège par IST, les infections qui se transmettent lors de rapports sexuels non protégés. Elles sont en général dues à des bactéries, des virus ou des champignons et peuvent s’avérer très graves, comme provoquer par exemple une stérilité ou obstruer les trompes chez la femme.

Ainsi, si une personne veut éviter d’être infectée par une IST, il y a plusieurs précautions à prendre régulièrement. Tout d’abord, il faut se faire vacciner contre les IST connues comme l’Hépatite B ou le papillomavirus. Ensuite, il faut naturellement utiliser un préservatif, soit masculin soit féminin, pour éviter celles qui peuvent se transmettre via les sécrétions vaginales ou le sperme (ce sont les sécrétions sexuelles). Enfin, une troisième piste repose sur le dépistage fréquent, qui est gratuit et anonyme et qui permet notamment de pouvoir bénéficier d’un traitement en cas d’infection. En effet, une infection vite décelée et traitée peut permettre d’éviter de nombreuses conséquences désastreuses.


LIMITES

Les éléments que nous avons expliqués précédemment sont à prendre très au sérieux, mais peuvent tout de même s’avérer infructueux.

En effet, personne n’est à l’abri d’une rupture de préservatif, d’un vomissement après une prise de pilule, ou tout simplement d’une mauvaise utilisation des moyens de contraceptions.

D’autre part, les méthodes de procréation médicalement assistée présentent un taux de réussite très en dessous des 100%, et ce taux peut varier d’autant plus à la baisse selon l’âge de la personne concernée. Il est donc toujours possible de ne jamais parvenir à obtenir d’enfant malgré de nombreux essais.

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