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Bac L spé Arts - Tadashi Kawamata

Bac L spé Arts - Tadashi Kawamata


Bac L spé Arts - Tadashi Kawamata

Quiz de Spé Arts :

Quel est le matériau de prédilection utilisé par Kawamata ?

  • A.le fer
  • B.le plastique
  • C.la laine
  • D.le bois
Répondre aux 10 questions Voir tous les Quiz de Spé Arts

Le contenu du document

I - Introduction

Né en 1953 sur l'île d'Hokkaid? au Japon, Tadashi Kawamata est diplômé de la  Hokkaido Iwamizawa Higashi High School en 1972.
En , à l'âge de 28 ans, il est choisi pour participer à la  et en  il participe à la  de .
Dans l'intervalle il obtient un doctorat de l' en .
Réalisant des œuvres in situ à travers le monde entier, il a participé à de nombreuses expositions internationales, il s'est notamment illustré en tant que directeur de la  en.
Professeur à l' d'avril 1999 à mars 2005, il enseigne depuis  à l' de .

II - Kawamata ou la métamorphose urbaine

  • A l'origine de son travail, Kawamata, s'intéresse à des notions d'urbanisme ; des chantiers de construction ou de démolition, des zones intermédiaires subsistant dans l'espace public, des espaces délaissés et improbables de l'environnement urbain que l'artiste réinvestit. C'est à partir d'une découverte sensible, physique et mentale de l'histoire du lieu (architecture, urbanisme ou paysage) et d'une étude attentive des relations humaines qui les ont définis et des modes de vie qui en découlent que Tadashi Kawamata détermine progressivement la nature de ses projets artistiques.
  • La valeur d'un site est très importante pour lui, les lieux où il accepte d'intervenir possèdent une mémoire, une histoire particulière. Ainsi, à Kassel, c'est une église en ruines, détruite par la seconde guerre mondiale et négligée lors de la reconstruction de la ville, que Tadashi Kawamata restitue aux habitants à l'occasion de la Documenta VIII en 1987.
  • Adepte des métamorphoses urbaines douces, éphémères et proliférantes, l'artiste modifie les espaces sur lesquels il intervient, en créant des excroissances, comme des nacelles nichées en hauteur, des ponts suspendus, des observatoires, tel le projet  Carton Workshop réalisé en 2010 au Centre Pompidou où l'artiste installe des « huts», accrochées sur la façade du musée comme des nids d'hirondelles, questionnant notre regard sur l'environnement qui nous entoure.

III - Kawamata : des installations in situ

« Pratiquer in situ , c'est arriver sans idées préconçues et réfléchir en fonction du site. ... Mon travail est plus de l'ordre de l'arrangement. Je ne crois pas à une quelconque idée nouvelle, celle-ci est toujours en lien avec le passé. »
  • Dans le montage et la réalisation de ses projets, l'artiste travaille toujours  in situ. Bien qu'il entame un travail de réflexion se développant au travers de croquis et de maquettes, la création de la structure et de l'installation se fait sur et pour le lieu investi. A Venise, Fukuoka, Sapporo, New York, La Hague, Tokyo, etc., ses constructions se greffent à des architectures existantes, occupent des interstices, des passages ou des zones d'entre-deux.
  • Dans ses œuvres, Tadashi Kawamata respecte toujours le bâtiment investi, ses structures interviennent autour, sans jamais l'entraver physiquement.
  • Par ses interventions  in situ, l'artiste offre une nouvelle structuration de l'espace et de sa perception, inventant de nouveaux rapports entre espace public et espace privé.

IV - Kawamata ou l'art de créer des « passerelles »

  • La "passerelle" est une idée qui s'accroche à l'œuvre de Tadashi Kawamata, artiste japonais qui invite le visiteur à reconsidérer les possibilités des paysages investis par ses créations de bois. En 2000, invité du festival « Passavent » à Evreux, il imagine « Sur la voie », une construction circulaire surélevée qui relie quatre monuments épargnés par la Seconde Guerre Mondiale, autre point de vue sur le paysage urbain. ( photos ci-dessous)




  • A l'automne 2009, à Bordeaux, invité du festival « Evento », il construit une nouvelle passerelle qui part de la Place des Quinconces, enjambe les trams et les voitures, pour finir au dessus de la Garonne. Ce pont offre une perspective nouvelle sur le paysage fluvial. ( photos ci-dessous)






V - « Gandamaison » (Versailles, La Maréchalerie, 2008) : une installation typique de Kawamata

  • Une construction fragile de 5000 cagettes de légumes et de fruits forme une caverne de bois. Cette architecture ludique éphémère s'intitule   Gandamaison ; en japonais «  gandam » désigne les robots transformers


  • Réalisée avec huit étudiants-architectes pendant une dizaine de jour, Gandamaison comprend deux parties, une extérieure et une intérieure. La structure extérieure, aujourd'hui démontée, ressemblait de loin à un amoncellement de cageots laissés là par un marché monstrueux. D'un peu plus près, l'installation semblait couler du toit de la maréchalerie ou y ramper comme un organisme vivant. Ce corps mutant « phagocytait » le bâtiment classique (1682) qui avait l'air en ruine, comme après un bombardement.  On pouvait aussi y discerner un géant affalé dont on ne voyait que les jambes. Avec cette construction, il apportait un peu de chaos aux écuries de Jules Hardouin-Mansart, intendant général des Bâtiments du Roi Soleil.




  •    La structure intérieure de Gandamaison est un dôme de bois à la surface irrégulière qu'on dirait instable. Elle n'a rien d'oppressant, donnant une impression de légèreté et de fantaisie. Les cagettes, achetées à un producteur local, sont liées entre elles par des liens de plastique noir.   Un courant d'air, ou une bousculade, pourrait les faire s'entrechoquer. Le bois,   imprégné d'un produit chimique retardateur de feu, dégage une odeur gênante   qui empêche de rester trop longtemps sous la voûte.
  • Tadashi Kawamata , avec ses architectures chaotiques et aériennes , questionne les lieux où il travaille. Il utilise toujours des éléments de base en bois mal dégrossi (poutres, planches, cagettes) ou des objets de récupération (chaises ).   Partout où il intervient, Kawamata travaille avec les habitants et les étudiants de la ville choisie.   A Versailles, il a travaillé avec les élèves de l'École nationale supérieure d'architecture et les professeurs pour construire une autre gigantesque Gandamaison dans la cour d'honneur des Ecuries.


VI - « Collective Folie » : une œuvre participative (Parc de la Villette, Paris, 2013)

  • Tadashi Kawamata installe  Collective Folie  au Parc de la Villette en 2013. Construite lors de workshops avec des étudiants, des lycéens, des habitants du quartier, cette installation s'est métamorphosée sans cesse entre avril et août 2013. Collective Folie  est une tour gigantesque imaginée pour un projet éphémère pour le parc de la Villette à Paris
  • Tadashi Kawamata crée ici une œuvre collective, conviant comme à son habitude amateurs, curieux et passionnés à participer. Pour ce faire, des   réguliers permettront la construction puis la déconstruction de la tour.
  • Dialogue entre art et architecture, la tour s'érige autour d'un partage d'idées et d'efforts communs pour assembler les pièces de bois - matériau de prédilection pour Kawamata.


VII - Kawamata et le bois : un matériau respectueux de l'environnement

  • Pour réaliser ses chemins, Kawamata utilise le bois brut, des essences locales. Il se soucie peu d'assembler parfaitement les planches. Ses créations sont appelées à disparaître. Ou à être recyclées. Comme après le festival Evento à Bordeaux, en 2009, Collective Folie en 2013, le Parc de la Villette s'est retrouvé confronté au même problème : que faire des 15 tonnes de planches en bois utilisées ? On les offrit à l'association Emmaüs Gironde, qui avait créé des chalets d'urgence pour aider les sans abris.
  • Passerelle entre deux univers sociaux, deux réalités urbaines. Dans les années 90, à Tokyo, Chicago, Montréal, ou New - York, il bricole des  bois et carton, qu'il intègre dans le paysage urbain pour souligner la précarité des sans- abris. A Huston, à Ottawa, cité prospères, il pose des favellas au pied des gratte-ciels. La démarche artistique de Kawamata puise dans les relations sociales. Il passe du temps sur le terrain de ses interventions, s'entretient avec les habitants, les invite à participer, ou s'entoure d'étudiants pour réaliser des chantiers souvent longs à finaliser. Il travaille souvent sur le mode « Work in progress ».

VIII - Bibliographie et webographie

  • Tadashi Kawamata. Habiter le monde, Mouna Mekouar, Canopé (2013)
  • Collective Folie : Tadashi Kawamata, Sandrine Le Guen, Actes Sud (2013)
  • Entretiens : Tadashi Kawamata, Lutanie Editions (2013)
  • Mémoire en demeure, Tadashi Kawamata (Livre-DVD), Après éditions (2007)
  • Tadashi Kawamata, Comme à l'atelier , Nadine Combet, T. Kawamata, Centre Georges Pompidou (2010)
  • Kawamata , CCC Tours, les Editions de l'atelier Calder (1994)
Kawamata , CCC Tours, les Editions de l'atelier Calder (1994)
Fin de l'extrait

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